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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 09:59

Dolmen  d’Arrokagaray.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest.  Cambo-les-Bains.

297,947 – 1819,980.

Alt.319m.

Il est situé  au sud  du chemin qui parcours  le plateau  presque au sommet du mont Arrokagarray, à 30m à l’ouest d’un   volumineux  amas rocheux.

Description :  La piste empiète sur la périphérie nord-ouest du tumulus pierreux qui mesure environ 10m de diamètre, et 0,80m de haut. La chambre funéraire, orientée ouest sud-ouest, est nord-est,  mesure 1,50m de long, 0, 50m de large et 0,85m de haut. Elle est délimitée par deux grandes dalles de grès  :  une au sud, presque verticale de  1,40m de long  et 0,85m de haut ; l’autre au nord, de mêmes dimensions semble t-il, mais presque couchée, et en partie enfouie sous la terre. Pas de table visible.

Histoire : dolmen découvert en avril 1972. Les dalles centrales ont depuis disparu. (2004).

 

Tumulus Arrokagarray  1.

Itxassou.

Situation : à  environ 250m à l’ouest du précédent, sur le même plateau,  à environ une cinquantaine de mètres avant la dernière montée vers le sommet.

Description : On note un amas de volumineux blocs rocheux qui a été déposé, relativement récemment, à cet endroit, en vrac, avec un engin de terrassement. Il  semble bien, toutefois, que ce dépôt ait été effectué sur un substrat  tumulaire pré-existant, de 20m de diamètre et d’une hauteur difficile à apprécier maintenant, mais qui devait avoisiner 0,50m environ. Ce tumulus est formé de petits blocs rocheux de la taille approximative d’un pavé, dissimulés sous la couche herbeuse très drue.

Histoire : découvert en décembre 2003.

 

Tumulus  Arrokagaray 2

Itxassou.

Situation :

Même carte

297,603 – 1819,955.

Alt 850m.

Il est sur le sommet plat du mont Arrokagaray, à environ 250m à l’est du point culminant  et à l’endroit où s’amorce la descente vers le plateau où sont érigés les 2 monuments précédents.

Description :  Tumulus mixte de forme ovale, à grand axe est-ouest,  mesurant 22m x 16m et près de 2m de haut. Des blocs de pierre sont particulièrement visibles en  son  quart sud sud-est.

Histoire : découvert en avril 1972.

 

Cromlech Ezuretta 2.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-les-Bains.

293,468 – 1817,318.

Alt 620m

On le trouve au flanc sud du mont Ourezti – lui même au sud du Mondarrain -  et à 100m au nord du col Ezuretta.

Il est situé sur un sol en légère pente  vers le sud, à 4m à l’ouest sud-ouest du n°1, qui est un très beau cercle  de 6m de diamètre, formé de 17 pierres bien visibles, découvert par JM de Barandiaran en 1941. (Barandiaran JM. de,1949, p.205).

Description :  Il semble que l’on puisse décrire 2 cercles concentriques : un cercle extérieur de 10m de diamètre, constitué de 12 pierres, et un cercle intérieur de 8m de diamètre délimité par 21 pierres. Les pierres constitutives de ce monument sont, dans l’ensemble, plus visibles dans le quart  sud-ouest. Au centre apparaissent  les sommets de 3 petites dalles.

Histoire : monument découvert en octobre 1974.

 

Cromlech Ezuretta 3.

Itxassou.

Situation : à 15m au sud-ouest du précédent, édifié sur un sol plat.

Description :  Cromlech légèrement surélevé, mesurant 6,80m de diamètre, formé de 19 pierres ne dépassant le sol que de quelques centimètres.

Histoire : découvert en octobre 1974.

 

Tumulus  Ourezti 1.

Itxassou.   

Situation :

Carte 1345 ouest

293,745 – 1817,754.

Alt. 690m.

Il est situé sur le petit sommet au nord-est  du pic Ourezti, et est tangent à la crête rocheuse qui le borde  à l’ouest 

Description :  tumulus pierreux de 6m de diamètre et 0,30m de haut,  édifié sur un sol plat, fait de blocs  de quartzite enfoncés dans le sol ; au centre, quelques dalles au ras du sol pourraient appartenir à la chambre funéraire. Il semblerait que les pierres périphériques soient disposées en couronne, sans que l’on puisse parler de péristalithe.

Histoire :  découvert en mars 1971.

 

Tumulus Ourezti  2.

Itxassou.

Situation : Il est à 8m au nord-est du précédent..

Description : Tumulus pierreux de 6m de diamètre et 0,30m de haut présentant une légère excavation centrale dans laquelle  3 dalles, dont une atteint 1m de long, pourraient faire partie de la chambre funéraire.

Histoire : découvert en mars 1971.

 

Tumulus Iguzki 3.

Itxassou.

Situation.

Carte 1345 ouest.

293,947 – 1815,125.

Alt. 580m.

Il est situé à 20m au sud-ouest du cromlech n°2 que nous avons  déjà décrit ( Blot J. 1972, p. 17).

Description : Tumulus mixte  de terre et de blocs calcaire de grès local, mesurant 6,50m de diamètre et 0,40m de haut. Au centre est visible une dépression de2m de long et un de large ; trace d’une fouille ancienne ?

Histoire : Monument découvert en janvier 1973.

 

Tumulus Iguzki 4.

Itxassou.

Situation : il est à 3m au sud-ouest du tumulus n°3.

Description : Tumulus mixte, de terre et de pierres, de 6 à 7m de diamètre et 0,90m de haut. Il semble délimité à sa périphérie  par une couronne de pierres calcaires blanches particulièrement visibles en secteur ouest. Au centre il existe un petit amas pierreux, aux éléments assez mobiles.

Histoire : monument découvert en janvier 1973.

 

Tumulus Iguzki 5.

Itxassou.

Situation :

Même carte.

293,653 – 1815, 658.

Alt. 403m.

Il est sur un replat dominant à une cinquantaine de mètre à l’est la route menant aux émetteurs de l’Artzamendi, et à 10m à l’ouest d’un double pylône électrique ; sol légèrement en pente vers l’ouest.

Description : Tumulus de terre de 5,50m de diamètre et 0,80m de haut ; il existe au centre une dépression de 2m de diamètre et 0,30 de profondeur : fouille ancienne ?

Histoire : découvert en janvier 1973.

 

Tumulus Itxassou 1.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-le-Bains.

296,435 – 1822,398.

Alt. 85m.

On trouve  2 tumulus  dans la propriété Hirriberia, sous les arbres, à l’est de la route Cambo-Louhossoa.

Description :  Le tumulus n°1 est formé de  terre et de galets,  possède un diamètre de 25m et  une hauteur de 0,80m. Un passage de bulldozer l’a considérablement  aplani depuis la première observation.

Histoire : monument découvert en mars 1968.

 

Tumulus Itxassou 2.

Itxassou.

Situation : Il est tangent au nord-ouest du n°1.

Description :   Constitué lui aussi de terre et de galets, il a été  lui aussi très remanié par  le passage d’un bulldozer ; il  mesurait initialement 12m de diamètre et 0,70m de haut.

Histoire :  découvert en mars 1968

 

 

Tumulus Itxassou  3.

Itxassou.

Situation : à une cinquantaine de mètres au nord-ouest, dans un champ  de l’autre côté de la route.

Description :  ce  tumulus a été rasé par la préparation d’un lotissement. Nous n’avons aucune notion de ses dimensions, et  n’avons pu que constater, sur le sol, une nappe circulaire de galets, d’environ une vingtaine de mètres de diamètre  et des traces de charbons de bois au centre ; pas de fragments de céramique visibles.

Histoire : découvert en mars 1968.

 

Tumulus Itxassou 4.

Itxassou.

Situation

Même carte.

296,860 – 1821,388.

Alt.60m.

Il est situé dans un pré, à 50m à l’est de l’ancienne  route qui va de Cambo à Louhossoa, en face de l’embranchement qui conduit à l’église d’Itxassou, au lieu-dit « les cinq cantons » et au sud-ouest de la nouvelle route.

Description : Tumulus terreux de 16m de diamètre et 0,80m de hauteur ; monument douteux.

Histoire : découvert en mars 1968.

 

Les monuments du col de Méatsé (Artzamendi).

Itxassou.

Situation.

Carte 1345 Ouest, Cambo-les-Bains.

294,928  -  1815,140.

Alt. 716m.

Ce col, situé entre le mont Artzamendi au nord-est, et le mont Iguski au sud-ouest,  est le siège d’une importante nécropole.

 

Histoire  et descriptions sommaires. (Voir plan n° 1)

Le site de Méatsé a été découvert par JM. De Barandiaran,  en 1943, qui signale ( Barandiaran JM de. 1949 a ), un dolmen  (dolmen de Iuskadi) et 3 cromlechs au niveau du col (groupe Méatséko-Lepoa ), avec, au  sud-ouest de celui-ci, les 5  cercles du groupe Iuskadi, et au nord-est le groupe Méatseko-Bizkarra avec 3 cercles, dont un contenant la borne  frontière n° 81 en son centre. Par la suite ce col fit l’objet, sous la pression des circonstances, de nombreuses interventions  qui permirent de  mieux connaître le nombre des monuments et d’en préciser les architectures.

 

Dés 1970, nous remarquons que le cromlech n° 10 a été amputé de son tiers nord-ouest par le passage de la route, et que des éléments de son coffre central apparaissent dans la coupe, alors que son voisin immédiat, au sud-ouest, le cromlech n° 9,  est toujours intact.

Nous effectuons une fouille de sauvetage sur 2 cistes ( numéros 4 et 7 du plan ), qui ne font que préciser leur structure, et sur le cromlech  n° 1, menacés par des engins de terrassement. (Blot J. 1970. ) Ce dernier cercle mesure 5,50m environ de diamètre, et il est formé d’une alternance régulière de petits amas de dalles  horizontales  séparées par des dalles plantées de chant et de façon radiale. Au centre un volumineux coffre, à grand axe nord-ouest sud-est, formé d’une dalle mesurant 1,30m de long  et 1,10m de large  reposant sur 7 montants, dont le plus important est un bloc de grès de 1,50m de long, disposé horizontalement au nord-ouest sur le sol préalablement décapé ( comme cela a été la règle pour tous les monuments de cette nécropole). Six autres dalles de modestes dimensions complètent ce coffre. A part  un semis de particules carbonées, réparti dans l’ensemble du monument, il n’y avait ni mobilier ni dépôts d’ossements humains calcinés.

En 1971 et 1973,  les travaux sont poursuivis par Cl Chauchat sur le n° 1, ( Chauchat  Cl. 1977,p. 323), dont il achève de dégager  la totalité du péristalithe ainsi que sur le cromlech n°2, tangent au précédent qui laisse apparaître une petite partie de sa couronne et son caisson central, à grand axe ouest nord- ouest est sud-est,  constitué d’une dalle reposant sur 4 montants verticaux, et sans autre dépôt  que des particules de charbons de bois qui ont pu être datées : ( Ly 881 )  mesure d’âge : 2380+-130 (BP ) , soit en date calibrée (BC) : 800-165.  Le caisson n° 5 est dégagé, mesurant environ 0,90m  x 0,90m, formé d’une dalle horizontale reposant sur 5 petits montants verticaux ; pas de mobilier, ni charbons de bois, ni dépôts osseux. Le cromlech n° 6, a fait l’objet d’une fouille complète : une couronne de dalles de grès empilées les une sur les autres, inclinées vers l’extérieur, réalisant une murette de pierres sèches de 4m de diamètre et 0,50m de large, entoure un caisson central. Ce dernier est formé d’un petit cercle de 1,20m de diamètre  constitué de petites dalles plantées obliquement  s’appuyant sur une dalle de couverture horizontale. Pas de mobilier ni de dépôts d’aucune sorte.

Le cromlech n° 7, tangent  au sud-ouest du précédent, n’a été que très partiellement dégagé, mettant au jour une petite portion d’un péristalithe mesurant environ 3m de diamètre, constitué de dalles empilées de façon désordonnée, et un coffre central  rectangulaire de1,10m de long et 0,50m de large à grand axe orienté nord-est sud-ouest, avec une dalle de couverture reposant sur 4 dalles verticales ; ni mobilier, ni dépôts.

Tous ces monuments, après leur fouille, ont été laissé à l’air libre, à la vue de tous et ils donc été considérablement dégradés dans les mois suivants, non seulement par les intempéries, mais en servant aussi bien de foyer de camping que de dépotoirs pour les promeneurs ou l’armée en manœuvre...

Devant un tel massacre du patrimoine archéologique, nous  avons décidé, avec l’accord du Directeur de Antiquités Historiques d’Aquitaine, de procéder à l’avenir, après toute fouille, au recouvrement total des monuments.

 

En 1979,  nous reprenons les fouilles de sauvetage, cette fois sur le monument contenant le  caisson n° 5, que nous fouillons totalement  (Blot J. 1979).  Tout  autour du caisson apparaît un véritable pavage de dalles disposées horizontalement, délimité à sa périphérie par une  petite murette circulaire, continue, de 6m de diamètre et 1m de largeur, formée de nombreuses petites dalles de grès sans ordre apparent ou soigneusement empilées et inclinées, suivant les endroits, rappelant la disposition constatée au cromlech  n° 6. A l’extérieur de cette murette gisaient sur le sol, à intervalles réguliers de grandes dalles mesurant 0,50m x 1m et paraissant avoir été initialement plantées verticalement, comme l’était encore l’une d’entre elles ; la dénomination de tumulus-cromlech n° 5 nous a paru dès lors totalement justifiée.

 

En 1992 et 1993 nous fouillons en totalité  le cromlech n° 8, dont  la très belle architecture a été partiellement endommagée par un engin de terrassement ( Blot J. 1997 a , p.115). La couronne périphérique mesure 4,30m de diamètre et elle est constituée de petits amas de dallettes  horizontales,  séparés les uns de autres par des dalles verticales disposées de façon radiale. Au centre se trouve un coffre dont la dalle de couverture repose sur 7 montants verticaux ; de  petites dallettes rendent ce réceptacle «  étanche  », tandis que de nombreuses  autres dalles sont disposées en « pelure d’oignon » autour de ce coffre, plus à titre décoratif, semble-t-il, que de soutien. Aucun mobilier ni dépôts osseux, mais de nombreux petits amas de charbons de bois disséminés dans et hors le coffre central nous ont permis d’avoir une datation au 14C : Gif  9573 : mesure d’âge :  2960+-50 BP, soit  en date calibrée ( BC.). :1313-1004. Lors de la fouille nous avons pu constater la présence d’un cercle tangent au sud sud-est (le futur n°11).

 

 En 1994, nous intervenons sur le cromlech n° 12, ( Blot J. 1996 a, p.167. ), dégradé par le passage des tous-terrains, et dont  la structure est, elle aussi, très élaborée : il mesure 5m de diamètre, et sa couronne externe, ou péristalithe, est formée de 2 types d’éléments : un cercle interne de petites dalles groupées en amas distincts mais tangents les uns aux autres, et un cercle externe, discontinu, de grandes dalles disposées tangentiellement aux précédentes. Au centre , un coffre à grand axe orienté sud-ouest nord-est, constitué d’une belle dalle de couverture reposant sur 4 montants ; il est complètement stérile ;  aucune datation n’a pu être effectuée. Disposés sur les dalles du péristalithe, nous avons recueillis un outil, façon « chopping-tool » qui a pu servir a épanneller les dalles de ce monument, et un galet de poudingue en forme d’œuf. Nous voyons, dans ces dépôts, et tout particulièrement dans le dernier, un geste symbolique par excellence car, pour beaucoup d’ethnologues, l’œuf est un symbole de la vie future, celle qu’il recèle en lui à l’état potentiel.

En 1994 encore, une prospection électrique (étude de la résistivité des sol), est effectuée par Mr Martinaud, à la recherche de monuments rendus invisibles par les colluvions issues des deux sommets encadrant le col. Des « anomalies  électriques », ( auxquelles nous attribuons des lettres majuscules ), vont ainsi faire l’objet de sondages et parfois de fouilles plus complètes au cours des années suivantes, afin de déterminer si il s’agit de vestiges d’origine anthropique ou d’éléments naturels.

 

 En 1995, nous effectuons ainsi des sondages ( Blot J. 1995 a.)  dont un au voisinage immédiat du cromlech n°8,  sur C 11, qui confirme bien l’existence d’un autre cercle, et aux points A, X1, Q, U. ( voir plan).Le sondage au point U révèle  une structure de dallettes empilées en position horizontale, l’ensemble formant un arc de cercle pouvant être interprété comme la fraction d’un cercle de pierres de 7m de diamètre environ. Au  point Q, il existe une grande dalle de couverture reposant en partie sur des montants verticaux, le tout très difficile à interpréter : on peut supposer qu’il y a  1 ou peut-être 2 caissons, dont l’un possède une grande dalle de couverture, et une fraction de cercle de pierres faisant partie de cet ensemble, à l’évidence d’origine anthropique.

 

 En 1996, nous effectuons la fouille complète du cromlech n° 11 ( Blot J. 2002, p.81), tangent au n° 8, qui met en évidence un cercle de  4m environ de diamètre, une architecture semblable à celle de son voisin, et aussi soignée, avec amas de dallettes horizontales séparées par des dalles verticales ; deux galets de poudingue, en forme d’œuf, ont été recueillis entre et sur les dalles de ce péristalithe. Le caisson central, rectangulaire, à grand axe nord nord-ouest, sud sud-ouest mesurant  1,15m x1m,  n’est formé que par une dalle de couverture reposant sur 4 montants verticaux, sans dallettes ou blocs complémentaires de calage. Quelques petits dépôts de charbons de bois avaient été effectués dans et hors  le coffre central ; nous les avons recueillis pour datation. Résultat : Gif 10284 :  mesure d’âge : 2705+- 75 (BP),  soit en date calibrée ( BC ) : 1041-605. Il est donc plus récent que son voisin, ce que les  modifications architecturales, au point de contact, avaient clairement évoqué.

Nous effectuons aussi des sondages ( Blot J. 1996 b ), aux points  A1, C, U5, T, S, P. Le point U5 révèle un coffre  probable (centre d’un cromlech ?), avec des charbons de bois . En   S, on note un volumineux bloc de grès de 1,10m de large,  de part et d’autre duquel s’appuient deux dalles verticales, avec présence de charbons de bois…pourrait-il s’agir d’un  monolithe couché ( ?).

 

En 1997, les sondages ( Blot J. 1997 b), portent sur les points  E, F, G, H, D, I, J, L, et L. . les points H et L  représentent deux  cercles très probables. Le point  E correspond au péristalithe du caisson du cromlech n°2, péristalithe déjà  partiellement dégagé par Cl. Chauchat  en 1973. On note une structure  en dalles de grès rose,  présentant des traces d’épannelage,  empilées les unes sur les autres d’une façon assez désordonnée, et sans dalles verticales  ; le cercle ainsi délimité a 4,50m de diamètre.                          

Le point F correspond  à l’environnement du caisson n° 4, que nous avions fouillé en 1970. On dégage ainsi  un amoncellement de  dalles de grès rose, disposées tout autour du caisson de manière plus ou mois désordonnée, le tout  correspondant parfaitement à un tumulus pierreux, dès lors appelé tumulus n° 4.

 

En 1998, nous pratiquons des sondages étendus sur les deux derniers points cités ( Blot J. 1998.)  :

Le point H correspond bien au cromlech n° 3, dont on voit parfaitement le péristalithe en secteur nord nord-est et sud sud-ouest, du même type que celui du  cromlech n° 8, c’est à dire  une alternance d’amas de petites dalles horizontales, séparées par des dalles verticales en position radiale ; ce cercle mesure 5m de diamètre. Le caisson  central, mesurant 1,30m x 0,90m, à grand axe est-ouest ; il est constitué par une dalle de couverture reposant sur 4 blocs parallélépipédiques, avec de nombreux petits blocs de calage ; pas de mobilier ni de fragments osseux calcinés, seulement un léger semis de particules de charbons de bois à l’intérieur du monument, mais qui n’ont pas pu permettre de datation.

Le point  L  met en évidence l’architecture d’un autre cercle avec son petit coffre central, monument que nous dénommons cromlech n° 13. Le péristalithe, dont le diamètre atteint 4,90m, est, là encore, formé par des assemblage de dallettes  horizontales séparées par d’autres verticalement disposées ;  le caisson central, mesurant  1,10m x 0,75m, à grand axe nord-ouest sud-est, présente une dalle couvercle reposant sur 4 autres dalles verticales, sans petits blocs de calage, ni dépôts osseux ; par contre il existait un semis de particules carbonées à tous les niveaux  du monument et du coffre ; la datation au 14 C nous donne :  Gif 11091 :  mesure d’âge:  2640+- 70 ans(BP) , ce qui place ce monument à une époque plus récente que Méatsé 8 et Méatsé 11, mais plus ancienne que Méatsé 2 (voir aussi  le tableau des datations en fin de texte ). Enfin  un petit galet  de poudingue, de la forme et de la taille d’un œuf, avait été disposé entre péristalithe et coffre central, en secteur est sud-est.

 

Ce bref bilan des travaux effectués à Méatsé permet de comprendre que nous ayons pu faire une certaine approche du symbolisme sous-jacent au rite d’incinération ( Blot J. 1995 b) et (  Blot J. 2003, p.45.). Tout d’abord il est particulièrement perceptible dans le contraste entre la modicité des vestiges visibles au dessus de la surface du sol -  ceci  même immédiatement  après la construction du monument -  et la complexité réelle de ces architectures. Par ailleurs celles-ci sont très  riches en témoins de gestes symboliques – que nous constatons, même sans pouvoir en expliquer les motivations -   tels les semis de particules carbonées dans l’ensemble du monument, les dépôts de charbons de bois dans ou hors de la ciste centrale, ou  les dépôts de galets en forme d’œuf  sur la couronne extérieure,  tout ceci coexistant avec une absence de mobilier en général, et surtout avec l’absence (ou l’extrême discrétion) de restes humains.  On a évoqué la possibilité que les restes osseux aient été détruits par l’acidité du sol. Il n’en est pas toujours ainsi, car les charbons de bois neutralisent cette acidité, et nous avons par exemple trouvé des fragments de côtes, éléments particulièrement  fragiles, qui avaient été protégés par un environnement de charbons de bois (Errozaté) ; inversement, il est nous  souvent arrivé de ne pas trouver de restes osseux au milieu d’abondants dépôts carbonés…

Cette absence, voulue, est la preuve que ces monuments funéraires  sont plus des « cénotaphes », que des sépultures vraies (le cas unique du tumulus-cromlech Millagate  4, à Lecumberry, contenant la totalité des ossements incinéré d’un défunt, reste une exception tout à fait remarquable ).

 

Le cromlech Méatsékobizkarra 5.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest.

295,113 – 1815,208.

Alt. 750m.

Trois cromlechs du groupe Méatsékobizkarra  on déjà  été décrit ( Barandiaran  JM de. 1949. p. 202) :

Le n° 1, contenant la borne Frontière n°80 en son centre, est le plus spectaculaire

Le n° 2, est tangent à l’ouest sud-ouest du n°1.

Le n° 3, un tumulus-cromlech, est à 8m à l’ouest du n° 1.

Nous même  avons publié en 1972 ( Blot J. 1972, p. 20.) un quatrième monument à 3m à l’ouest sud-ouest du n° 2.

Le n° 5 est situé à 38m à l’ouest du n° 1, sur un  sol en très  légère pente.

Description : cercle bien visible  de 3,70m de diamètre, délimité par 8 pierres.

Histoire : découvert en septembre 1972.

 

 

Monolithe  Arimaluchenekoborda

itxassou m Amiraluchenekoborda

Commune d’Itxassou

Situation : Coordonnées :  N = 43°17’19’’   O = 01°23’12’’  Alt : 560m

Monolithe gisant sur la gauche du chemin qui descend vers la borde du même nom.

Description : belle dalle de grés rose de forme parallélépipédique,  à grand axe est-ouest mesurant 2,40m. Sa partie la plus large mesure 1,60m,  et ses deux extrémités est et ouest, 1,30m ; son épaisseur peut atteindre de 0,24m à 0,30m. Il semble y avoir des traces d’épannelage  aux bords ouest et nord.

Historique : monolithe découvert par J. Blot en mars 2011.

 

Tumulus Atharri 1.

itxassou t atharri

Commune d’Itxassou.

Situation : Coordonnées : N + 43°19’10’’      O = 01°25’16’’   Alt = 355m

Le monument est situé à environ 350m à l’Est du col de Legarre, tangent au sud de la piste.

Description : Il s’agit d’un tumulus circulaire de 5,30m de diamètre, et quelques centimètres de haut, constitué de nombreuses  pierres de petites dimensions,  profondément enfouies dans le sol. On distingue parfaitement  la quasi totalité de sa périphérie, sauf le tiers sud-sud est 

qui est recouvert, ainsi que la partie centrale du monument, par un amoncellement de pierrailles mobiles qui ont été déversées dessus à l’occasion d’aménagements relativement  récents de la piste et de ses environs. Est-ce un tumulus dolmenique ou un tumulus simple ? au vu des dimensions nous opterions  plus volontiers pour le seconde hypothèse.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Tumulus Atharri 2 :

 Commune d’Itxassou.

Situation :  coordonnées : N = 43° 19’10’  O = 01°25’11’’ Alt : 360m.

On le trouve à environ 80m plus à l’est, légèrement en surplomb de la piste au moment où elle aborde le plateau,  cachée, à gauche,  par des touffes de touyas.

Description : comme précédemment, le monument est en grande partie recouvert par des apports récents de pierraille ; néanmoins on distingue parfaitement la moitié nord de la périphérie du tumulus circulaire originel sous-jacent, de 4,40m de diamètre et quelques centimètres de haut. Là encore, nous optons pour un tumulus simple. A noter, juste à côté un autre important amas de pierraille dont il est impossible de dire si il recouvre ou non un autre tumulus.

Historique : monument découvert en avril 2010 par F. Meyrat.

 

Dolmen du Col de l’Ane

itxassou d col ane

Commune d’Itxassou.

Situation : Coordonnées : N = 43°17’21’’   O = 01°23’26’’   Alt : 585m

Monument situé à l’extrémité sud d’un vaste espace de gazon vert, où ne poussent pas les fougères et à la confluence de plusieurs pistes pastorales montant au flanc Est de l’Artzamendi, dont deux le contournent en son secteur ouest.

Description : On note un tumulus de terre de 6 mètres de diamètre et 0,40m de haut.

Au centre apparaît une grande dalle de grés triasique, inclinée vers le nord, orientée E.SE - O.NO, mesurant 1,38m de long, 0,38m de hauteur apparente, et 0,14m d’épaisseur ; toute sa périphérie visible présente des traces d’épannelage.

Dans le secteur sud du tumulus une dizaine de pierres, disposées en demi-cercle, semblent bien pouvoir être considérées comme les vestiges d’un péristalithe. Leurs dimensions sont variables , allant de 0,82m de long pour la plus grande à 0,42m pour la plus petite.

Historique :  monument découvert en octobre 2010 par Currutchet  J. et Régnier J.

 

Tumulus du Col de l’Ane.

Il existe  à 2 mètres au N-NO du monument précédent un tumulus de terre mesurant 5 mètres de diamètre et 0,30m de haut.

Monument découvert par Blot J. en octobre 2010.

 

Monolithe du col de l’Ane

itxassou m col ane

itxassou m col ane 2

Commune d’Itxassou.

Situation : Coordonnées : N = 43°17’20’’  O = 01°23’29’’   Alt : 590m.

Il est à environ une centaine de mètres à l’E-NE du dolmen précédent, et à trois mètres  au NO. de la piste qui se rend à Arluxetta.

Description : Belle dalle de grés rose gisant sur le sol, de forme grossièrement triangulaire, à  grand axe orienté NE-SO. Elle mesure 1,79m de long, 1,04m à sa base et 0,20m d’épaisseur. Tout son bord nord ouest présente des traces d’épannelage.

Historique : monument découvert par Blot J. en octobre 2010.

 

Monolithe de Méatsekobizkarra

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Commune d’Itxassou.

Situation :  Coordonnées : N = 43°16’28’’   O = 01°24’44’’    Alt : 750m.

 Le monolithe se trouve à une quinzaine de mètres au nord  de la piste qui descend vers  Bidarray, à environ 130 mètres aprés sa naissance de la route qui monte au sommet de l’Artzamendi – ( après le col de Méatsé ). 

Description :  Il s’agit d’une grande dalle de grés triasique, gisant au sol, affectant la forme d’une pointe de lance losangique, à grand axe orienté N-NO  S-SE,  mesurant 4,20m de long, 1,40m de large et 0,25m d’épaisseur en moyenne. Sa surface supérieure est parfaitement lisse. Son bord ouest   présente des traces d’épannelage très nets ; on note en particulier un volumineux éclat enlevé à l’extrémité sud de ce côté. Le bord Est se divise en un segment sud-est de 1,90 m de long et un autre, nord-est de 2,50 m de long.

Historique : monument découvert par Manteca Martinez A. en mai 2010.

 

Cas particuliers :

Dalle couchée du col de l’Ane

itxassou dalle couche col ane

Coordonnées : N = 43°17’20’’  O = 01°23’30’’  Alt : 600m

Elle se trouve à 4 mètres à l’ouest d’ « tumulus » ovale de 8 mètres de long et 5,50m de large ( à son sommet une petite  borne avec une croix gravée) -  qui paraît plus être une banquette de tir qu’un tertre d’habitat – et qui est lui même à 1,60m à l’ouest du monolithe décrit  ci-dessus  sous le nom de monolithe du Col de l’Ane. Elle mesure 1,40m dans son axe NO-SE,  et 1,10m selon l’axe SO-NE.  Son épaisseur varie de 0,12 à 0,30 m suivant les endroits .Des traces d’épannelage semblent pouvoir être notés  tout le long du bord SE de cette dallePierre découverte en février 2011 par F. Meyrat.

 

Legarreko-Lepoa. (pierre couchée)

Commune d’Itxassou. Coordonnées :  N = 43°19’12’’    O = 01°25’35’’   Alt : 345m.

On peut voir cette pierre dans le jardin de la maison qui jouxte l’angle de la route  au niveau du col de Legarre, à 6m au nord du portail, repoussée contre la haie. Ce bloc, de gneiss semble-t-il, couché au sol,  affecte la forme d’un parallélépipède rectangle  de 2 mètres de long, 0,98m de large à sa base et 0,48 au sommet qui est tronqué,  et 0,45m d’épaisseur.

Cette pierre est intéressante par sa situation dans le col et le fait qu’elle semble présenter des traces d’épannelage sur toute sa face nord.

Pierre découverte par F. Meyrat en avril 2010.

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Published by Dr Jacques Blot - dans Inventaire
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