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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 16:57

 

Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation

 

 

 

 

 

 

 


Le tumulus-cromlech d’Ugatze

Alt 1167m – Altzai – Altzabeheti – Sunharette

 

Ce tumulus de 7 m de diamètre était situé au milieu de cette ligne de crête, en bordure de la piste antique. Amputé d’un bon quart lors du creusement de la route, il a fait l’objet d’une fouille de sauvetage en 1974 qui a mis en évidence un péristalithe formé de 2 assises concentriques de blocs de grès entourant une petite ciste centrale en fer à cheval ouverte à l’E. Il n’y avait ni mobilier, ni charbon de bois… Un poste de chasse a totalement dévasté le monument depuis.

 

Le cromlech d’Hartsudurra

Alt 1212m – Altzai – Altzabeheti – Sunharette

 

On voit ce cromlech sur un replat avant la rude montée vers Lepo Txipia. Il est délimité par une vingtaine de pierres, mesure environ 10m de diamètre…. Et a été violé dans un passé indéterminé.

 

Le polissoir du pic des Escaliers

Alt 1357m - Altzai – Altzabeheti – Sunharette

 

A 500m au S du monument précédent la piste commence sa rude ascension vers le Pic des Escaliers, serpentant à travers les affleurements de poudingue, elle marque une pause à la côte 1357, où un léger ensellement incite au repos avant les derniers 500m qui séparent encore le col Lepo Txipia.


En bordure O de la piste, on pouvait voir le polissoir, bloc de grès poudingue pesant environ 80 kg, à face supérieure plane, zébrée d’une vingtaine d’entailles plus ou moins profonde.


Ce site a été remarquablement choisi entre Ahüzki et Organbideska ; c’est une halte bienvenue, d’où l’on domine un vaste horizon, des montagnes à l’océan.


Ceux qui ont créé et utilisé ce polissoir n’étaient certainement pas insensibles à la beauté du paysage étendu sous leurs yeux. Compte tenu de l’emplacement du site, de la profondeur relativement faible des rainures, et de l’absence de cuvettes (polissoir de faces) il semble s’agir ici d’un polissoir consacré exclusivement au raffûtage des tranchants émoussés.


L’outil concerné, au premier chef, nous paraît être la hache en pierre polie (ophite, silex….). Le tranchant d’un tel outil paraît mieux adapter à la forme des rainures que celui des haches métalliques, mais ceci n’est qu’une hypothèse, et l ‘époque d’utilisation du polissoir n’en est pas pour autant précisée. Tout en sachant parfaitement bien qu’un constat de voisinage n’est pas un argument de datation, on ne peut ignorer la situation de cette pierre, et son contexte archéologique. Parmi les nombreuses hypothèses qui peuvent être avancées, une des plus simples, et pas forcément la plus fausse, pourrait consister à considérer que l’utilisation de ce polissoir à quelques chances de remonter à l’époque des constructions de tumulus et de cromlechs qui jalonnent cette piste antique.


Nous insistons sur l’exceptionnel intérêt de ce polissoir, un des rares exemplaires répertoriés à ce jour, en Pays Basque de France. Menacé d’une dégradation rapide par hommes et intempéries, nous l’avons transporté en 1973 dans la salle de préhistoire du Musée Basque de Bayonne.

 

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 17:27


Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation

Dolmen d'Armiague

Alt 670 m Behorlegui

Ce monument, en grande partie détruit, est situé en bordure de la route qui va de Mendive à Ahuski en reprenant, à peu de chose près, le tracé antique. Sur un tumulus maintenant peu visible, se dressent deux dalles de grès rose, dont une dalle de chevet triangulaire. Une troisième dalle, couchée, complète cette chambre funéraire orientée vers le SE. Ce dolmen est aussi appelé « Armiagakomairietxea » ou « Mariluxekoharria ».


Le dolmen de Xuberaxain Harria

Alt 580 m – Mendive

Il est situé au milieu d'une prairie sur le petit replat de la montagne, à 400 m au Sud du précédent. Mieux conservé que lui, on peut en voir la chambre funéraire orientée au SE, délimitée par quatre dalles de grès rose, dont une de chevet triangulaire, sur lesquelles repose la volumineuse dalle de couverture. Il a été complètement vidé de son contenu.


Au delà du Behorlegi, en progressant vers le coeur des Arbailles, on aborde une région d’altitude, à distance des habitats de plaine, et riche en tertres d’habitat. Ils sont maintenant de type « souletin » c’est à dire non plus ovalaires, comme en Basse Navarre, mais circulaires. Nous n’en citerons que quelques groupes, laissant au lecteur le soin d’en rencontrer d’autres, au gré de sa promenade.


Le tertre d’Ithurrotxe

Alt 1040 m - Aussurucq

Trois tertres de 13 à 15 m de diamètre, à droite de la piste pastorale venant du col d’Apanize.


Les tertres d’Uthurieta

Alt 828m – Aussurucq


Prenons la route qui suit de très près l'ancien tracé pastoral par le vallon d’Ibar Naba

en direction d’Aussurucq. A quelques dizaines de mètres du cayolar Uthurrieta, on peut voir six tertres d’environ 8 m de diamètre et 0.50m de haut.

 

Le tumulus d’Arangaitz

Alt 690 m - Aussurucq


Au niveau du col de ce nom, à 5 m au N de la route avant qu’elle ne rentre dans la forêt, on trouve un tumulus de 13 m de diamètre, constitué d'un amoncellement de terre et de pierraille. Une profonde dépression centrale indique que le monument a été saccagé.


Les tertres d’Arangaitz

Alt 695 m – Altzai – Altzabeheti - Sunharette


Ces 18 tertres de 9 m de diamètre en moyenne, sont répartis en trois groupes selon un axe EO : un groupe E, de cinq tertres au niveau la route, près du tumulus, un groupe central de neuf tertres, aux abords du cayolar, enfin un groupe O de quatre tertres, hauts sur la pente.



Les tertres d’Urdoia

Alt 930 m – Aussurucq


Suggérons au lecteur de quitter l'axe principal et de pénétrer dans un petit vallon s'étendant au N du col d’Arangaitz, entre les cayolars Udoia et Etxebidea. Là sont échelonnés plusieurs groupes de tertres particulièrement remarquables par leur excellente conservation, et leur disposition très caractéristique. On en compte un total de 24 répartis en cinq groupes.



Les dolmens d’Ithe

Ces deux monuments, dont suit la description, font partie d'un ensemble de vestiges funéraires, et de sites pré- ou protohistoriques répartis dans un rayon assez restreint. Un minutieux travail effectué ces dernières années par D. Ebrard et P. Boucher a jeté un éclairage très intéressant sur ces deux dolmens dont on ne connaissait jusqu'alors que l'existence.


Dolmen d’Ithe 1

Alt 708m - Aussurucq

Cet imposant dolmen, un des plus grands du Pays Basque Nord est visible à une cinquantaine de mètres à l'ouest de la route, 400 m après Salaberrikoborda. Un tumulus d'environ 16 m de diamètre recèle une profonde chambre funéraire rectangulaire orientée E SE, délimité par quatre grandes dalles, dont une de chevet triangulaire, et dont la hauteur atteint plus de 2m. Une très importante dalle de couverture s'est brisée en quatre éléments, qui ont basculé de part et d'autre du monument. Les travaux déjà cités ont montré que ce dolmen avait été construit au Néolithique récent, et réutilisée aux époques suivantes (âge du Cuivre et âge du Bronze)


Dolmen d’Ithe 2

Alt 696 m – Altzai – Altzabeheti – Sunharette

Il est situé à environ 600 m au nord du précédent, et à l'est de la route, difficile à repérer au milieu des amas calcaires de toute cette région. Au centre d'un tumulus de 8 m de diamètre, 5 dalles délimitent une chambre orientée E SE, beaucoup moins importante que celle d’Ithe 1 complètement vidée, elle aussi, et dont manque la dalle de couverture.


Les recherches D Ebrard et P Boucher indiquent une construction très probablement au Néolithique récent, avec, là encore, réutilisation à l’âge du Cuivre, et du Bronze ancien.


Ces résultats, tout en montrant la permanence d'une communauté agro-pastorale dans un écosystème dont le domaine être la marque territoriale du groupe (D Ebrard) confirment ces mêmes groupes ne vivaient pas isolés mais au contraire participaient aux courants culturels et technologiques européens de ces différentes époques.


Elzarreko Ordokia

Alt 730 m – Aussurucq


Avant de quitter le massif des Arbailles, nous suggérons d'emprunter la piste du ravin d'Istaurdi, qui débute au col Inharpu, à environ 1 km avant Ahüzki en venant d’Apanize. Cette piste mène à une curieuse vallée allongée entre le Zaboze (1178 m) à l'O et le pic Zihigue (1193 m) à l'E. Là, en suivant l'ancienne « piste des sabotiers » dont il reste quelques tronçons dallés, on évolue au coeur même de la splendide forêt des Arbailles. Trois tumulus existent dans cette haute vallée (dont l'un au milieu du pâturage) dont l'extrémité N surplombe les sources de la Bidouze ; elle donne accès, par une piste à flanc de montagne, aux cayolars Hezelua et Etxekortia (Ordiap). Un tumulus et 8 tertres avoisinent le premier, et huit autres tertres sont visibles aux abords du second.


 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 11:33

 


Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation







Les cromlechs d’Errozate

Alt 1273m Esterenzubi

Cinq cromlechs étaient visibles avant les travaux routiers de juillet 1972, dans un ensellement au sommet même du mont Errozate. Deux d’entre eux furent totalement détruits,

de sorte que la fouille de sauvetage que nous effectuâmes ne put porter que sur les trois cercles subsistants.

Bien que de dimensions différentes, ces trois cercles tangents présentaient une architecture similaire :

une couronne extérieure de grandes dalles plantées verticalement, doublée à l’intérieur d’un deuxième cercle de blocs plus petits, simplement posés. Au centre, un bloc de quartzite sous lequel, à 0,25m de profondeur, était étalée une fine couche de charbons de bois et quelques débris osseux calcinés : fragments de côtes et de diaphyse. Plus en profondeur un deuxième bloc de quartzite reposait sur le paléosol, en symétrie avec le précédent. La datation obtenue pour le cromlech n° 4 avec le C14 est : 2640 ± 100 BP (soit entre 1024 et 467 av JC).


On notera que le cromlech voisin n° 2 est sensiblement contemporain : 2680 ± 100 BP (soit entre 1101 et 539 av JC). Il n’en est pas tout à fait de même pour le n° 3 qui paraît un peu plus récent : 2330 ± 100 BP (soit 755 et 172 av JC). On retrouve donc, dans cette nécropole, ce que nous avons déjà signalé quant au regroupement d’éléments semblables sur le plan architectural, indépendamment de leur date de construction.



Le tumulus d’Errozate

Alt 1475m Esterenzubi

A quelques mètres de ces cromlechs, un tumulus pierreux surmonté d’un gros bloc rocheux domine la piste antique, avant qu’elle ne redescende vers le bassin d’Artxilondo, face à un magnifique panorama ayant, en toile de fond, le pic d’Orhi et le moutonnement des sommets lointains des Hautes Pyrénées.


Les monuments suivants s’échelonnent dans les pâturages d’un vallon de haute montagne, le long du ruisseau dut « Iraunabakoerreka » né au col d’Irau ; après un véritable goulet d’étranglement, il s’épanouit à nouveau à Artxilondo et rejoindra ensuite l’Irati et l’Ebre. A la fois pâturages et voies de passage, ces lieux ont gardé les traces du passé.



Le cromlech d’Irau

alt. 966m Lecumberri

 

A la confluence de deux petits ruisseaux, au SO du col d’Irau, ce cercle bien visible, de 6 ;30m de diamètre, comporte plus d’une soixantaine de pierres réparties en deux ou trois assises, et plus ou moins bien individualisées. Il a , hélas, subi d’importantes dégradations dans le passé.


Le tumulus Irau 4

alt. 966m Lecumberri


Situé à environ 200m au SO du précédent, ce tumulus pierreux de 6m de diamètre et 0,50m de haut, a fait l’objet d’une fouille sauvetage en 1988. On a mis en évidence un amas pierreux irrégulier,

recouvrant une cistre centrale parfaitement vide,

formée de douze petits blocs de grès recouverts d’une dalle oblongue.

Aucun mobilier, comme à l’habitude, simplement quelques charbons de bois en dehors de la ciste. Tout l’intérêt du monument réside dans la datation au C14 qui indique 3850 ± 90 BP ( soit entre 2560 et 2057 av JC). Ce résultat fait donc remonter le début du rite d’incinération loin dans le temps, au chalcolithique, à une époque où prédominait encore l’inhumation en dolmen, en tumulus ou en grotte sépulcrale…. Ce modeste tumulus devient ainsi le plus ancien monument à incinération connu de tout l’Euskal Herri ….

Cet exemple souligne, l’intérêt de pouvoir travailler,

sur des vestiges encore indemnes de toute fouille clandestine : ici encore elle n’aurait rien « rapporté »  à son auteur mais aurait irrémédiablement détruit toute possibilité de datation !


Le dolmen d’Artxilondo

Alt 880m Lecumberri


C’est un des rares dolmens situés à ces altitudes ; il est érigé sur un petit promontoire dominant la rive gauche du rio Egurgi. Tumulus de galets roulés, de 12m de diamètre, avec une chambre funéraire orientée NO – SE de 3m de long, complètement saccagée. Sur le tumulus gît la dalle de couverture en grès poudingue.


Les tertres d’Egurgi

alt. 850m Lecumberri


Une des tertres d'Egurgi sectionné par la route


En suivant la piste pastorale qui longe le cours du rio Egurgi, à environ 1000m avant la borne frontière 225, on peut voir, de part et d’autre du chemin, quatre très beaux tertres d’habitat, construits sur un terrain légèrement en pente. L’un d’eux a été sectionné en son milieu par un bulldozer, ce qui permet, encore une fois, de constater l’homogénéité de la coupe et l’abse,nce de toute structure interne. Les dimensions varient entre 9 et 20m de long et 1,70m de haut.


Les tertres d’Hulasterre

alt. 500m Lecumberri


On peut les voir dans le vallon du Haut Ezterengibel,

au N d’Irau, et à droite de la piste qui descend du col d’Harritzkurutxe. Ils mesurent entre 25 et 30m de long, 2 à 3 mètres de haut, et sont distants de 45m environ. Ce sont, à notre connaissance, les deux tertres les plus importants du Pays Basque et malgré leur dimension exceptionnelle, ils semblent bien pouvoir rentrer dans la catégorie des tertres d’habitat.

le tertre Hurlasterre 1



La nécropole d’Apatesaro

alt. 1130m Lecumberri

Vue d'ensemble des pâturages d'Irau, d'Apatesaro et d'Okabe

Les monuments d’Apatesaro sont édifiés au voisinage de la piste pastorale qui chemine sur la longue croupe constituant le contrefort NO du mont Okabe. Cette piste drainant les régions du col d’Irau, du vallon d’Artxilondo et de la trouée d’Egurgi, accède ensuite aux hauts pâturages d’Okabe célèbres par leur nécropole protohistorique. La nécropole d’Apatesaro a fait l’objet de plusieurs fouilles de sauvetage qui ont permis de dégager quelques unes des règles essentielles du rituel d’incinération.


Apatesaro 1




C’est le premier monument que l’on rencontre, en montant, à droite de la piste pastorale.


Très beau cercle de 5m de diamètre, délimité par une vingtaine de  grandes dalles plantées régulièrement dans le sol ; un second cercle formé de deux ou trois assises de bloc de grès est concentrique et interne au précédent. Au centre, un dernier petit cercle de 2 m de diamètre, en pierres sèches, contenait une épaisse couche de charbons de bois. Pas de mobilier.

La datation au C14 : 2780 ± 90 BP (soit entre 1224 et 815 avant JC) en fait le cromlech le plus ancien du Pays Basque.



Apatesaro 1 bis

Situé au N du précédent, ils est constitué d’une petite murette circulaire de 3m de diamètre en petits blocs de grès jointifs avec, au centre, un amas pierreux recouvrant une épaisse couche de terre noire mélangée de charbons de bois.

La datation au C14 indique 2590 ± 90 BP soit 920 à 436 avant JC. Comme on le voit, ces deux cercles très proches dans l’espace ne le sont pas dans le temps ; tous deux sont soigneusement construits, et bénéficient d’une vue splendide sur la trouée d’Egurgi et les montagnes qui l’entourent.


Apatesaro 4

En suivant la piste de crête, à environ 200m au N des précédents, on verra sur la droite deux tumulus pierreux distants de trois mètres, et bénéficiant, eux aussi, d’un vaste point de vue sur les horizons montagneux au N et à l’O. Ils sont très semblables d’aspect extérieur : en forme de galette aplatie de 5m de diamètre. Seul le plus au N a fait l’objet d’une fouille sauvetage. Après décapage d la couche d’humus, et sous un revêtement de petite blocaille, est apparue une infrastructure de blocs plus importants affectant la forme d’une couronne périphérique de dalles couchées sur le sol en position rayonnante ; vient ensuite un deuxième cercle de blocs plus épais, entourant une petite ciste rectangulaire, ne contenant aucun mobilier mais quelques charbons de bois.

La datation au C14 indique 2670 177 90 BP (soit entre 1041 et 550 avant JC)


Apatesaro 5

Il est en contrebas à l’E de la piste pastorale et du tumulus précédent, sur un terrain en pente légère. Son horizon ainsi que celui de son voisin (Apatesaro 6) est complètement bouché par des mouvements de terrains proches. Il s’agit d’un amoncellement désordonné de blocs de grès, sans aucune architecture. Il n’y avait aucun mobilier mais, au centre et à même le sol, quelques charbons de bois. La datation au C14 a donné : 2740 ± 60 BP (soit entre 1032 et 815 avant JC). Comme on le constate, ce tumulus est contemporain du cercle n° 1, mais il en est éloigné, sur le terrain, et très différent, sur le plan architectural.


Apatesaro 6


Situé à 2m à l’E du précédent et de même dimension, cet amas de bloc pierreux en diffère cependant par une certaine ordonnance des pierres disposées en trois zones suivant leur volume, et par la présence d’une ciste centrale délimitée par huit blocs recouverts d’une dalle parallélépipédique ; elle était entièrement vide, avec seulement quelques charbons de bois, disposés sur ses parois externes.

Ils ont pu être datés : 2920 ± 45 BP (soit entre 1267 et 1005 avant JC) ce qui fait de ce monument, le plus ancien de cette nécropole, et un des plus vieux de tous ceux que nous avons étudiés. On remarquera sa grande similitude architecturale avec son contemporain Zuhamendi 3.


La nécropole d’Apatesaro illustre parfaitement notre propos quant à la répartition des monuments, dans l’espace (en fonction de critères architecturaux, et très probablement sociaux) et dans le temps, comme le montrent les datations.



La nécropole d’Okabe

alt. 1387m Lecumberri

Située en plein cœur d’Irati, au centre des massifs montagneux du Pays Basque de France, le vaste pâturage d’Okabe occupe une place absolument privilégiée, tant du point de vue géographique, qu’archéologique.

Ce point de convergence de tout un réseau de pistes pastorales demeure bien le plus spectaculaire haut lieu de la protohistoire basque. Dans un décor pratiquement inchangé depuis 3000 ans s’offre aux yeux émerveillés du promeneur, une nécropole de 32 monuments répartis suivant les critères que nous avons déjà exposés.



Une quinzaine de cromlechs quasiment alignés, plus ou moins tangents, forme l’ensemble principal autour duquel s’organisent, au N et au S d’autres groupements de tumulus, ou de cromlechs, en fonction de leurs affinités architecturales.

Un panorama véritablement grandiose, où alternent sommets et plaines lointaines, entoure ce haut plateau sur 360°, et l’on comprend fort bien le choix de ce site sacré par les bergers de la protohistoire.


Aucune description détaillée ne peut remplacer une visite recueillie de ces lieux. Nous nous contenterons seulement de quelques mots sur la structure du cercle central (n° 6) qui a fait l’objet d’une fouille de sauvetage. En effet, à Okabe comme ailleurs, de nombreux monuments ont été déjà saccagés dans un passé plus ou moins récent, et le cromlech n° 6 était en cours de démolition quand nous sommes intervenus en 1976.

Ce cercle d’environ 7m de diamètre est délimité par une quarantaine de pierres dont certaines présentent des traces très nettes de retouche. En superficie, disséminés dans la couche d’humus, un grand nombre de petits blocs de grès semblent avoir été jetés là dans un dernier adieu des bergers à leur compagnon défunt. Au centre un petit amas pierreux, soigneusement disposé, recouvrait un dépôt de charbons de bois, prélevé à l’état de braise sur le bûcher de crémation voisin. Les grandes pierres témoins du cercle périphérique ont été enfoncées dans le sol en tout dernier lieu, après la cérémonie. Il n’y avait aucun mobilier. La multiplicité des détails mis en évidence par la fouille révèle, ici encore, un soin tout particulier dans l’exécution du rite funéraire, où chaque geste a une portée symbolique ; toutefois, si nous pouvons en saisir un peu le « comment », le « pourquoi » nous échappe totalement….

La datation au C14 a donné : 2730 ± 100 BP (soit entre 767 et 216 avant JC). Nous n’avons aucune datation des monuments voisins mais tout nous incite à penser que l’utilisation de cette nécropole a duré plusieurs siècles, comme dans le cas d’Apatesaro, et que les monuments, bien que voisins, ne sont très probablement pas contemporains.


Le dolmen de Petillare

alt. 990m Lecumberri


Ce modeste monument est situé à la confluence du ruisseau Larreluxe avec l’Irati, au pied de la colline Petillare. Tumulus d’environ 12m de diamètre, au sommet duquel une dépression ne laisse apparaître qu’une seule dalle, vestige, de ce qui reste maintenant d’un coffre dolménique complètement détruit. Ce monument sert actuellement….. de foyer aux campeurs.


 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 09:57



Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation






Le dolmen de Buluntza

Alt 672m Ahaxe

 

Un des plus beaux dolmens du Pays Basque Nord, il est situés dans un pré, à l’O du col de Buluntza. Le tumulus de 15m de diamètre environ, possède en son centre une chambre funéraire orientée OSO ENE, délimitée par 3 volumineuses dalles de grès rose, dont une dalle de chevet triangulaire. La lourde table de couverture, en poudingue local, s’est fracturée, et un fragment important s’en est détaché au N. La chambre funéraire, totalement vidée de son contenu, abrite quelques instruments agricoles. A une soixantaine de mètres à l’ONO, dans le même pré, se trouve un tumulus, dont la forme ovalaire et les dimensions ne sont pas sans rappeler celles d’un tertre d’habitat.

 

 

Les cromlechs de Bilgotza

Alt 710m Esterenzubi

En suivant la piste pastorale de crête en direction du col de Bilgotza, on rencontre ces 2 cromlechs constitués de blocs aux dimensions variables, et ayant tous 2 fait l’objet de dégradations importantes à une époque indéterminée.

 

Le dolmen de Gaxteenia

Alt 442m Mendive

 

Ce très beau dolmen se trouve dans une propriété privée, sur une petite colline au flanc E du mont Mokoreta. Trois dalles de grès blanc, dont une de chevet, triangulaire, supportent une très belle dalle de grès rose ; la chambre vidée de tout son contenu, abrite du matériel agricole. Le tumulus de terre, à l’heure actuelle à peine perceptible, devait sans doute, à l’origine, entièrement recouvrir ce monument.


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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 09:24


Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation







Les tertres de Garateme

Alt 896m Saint Michel

 La piste de Biakore en hiver. On distingue les tertres d'haitat dans le col à droite sur la photo

On remarque une dizaine de tertres bien visibles au N de la piste, près du petit col à l’E du mont Garateme.

 

Les cromlechs de Sohandi

Alt 877m Saint Michel

 

Cinq cercles de dimensions variées, formés de blocs de poudingue, s’échelonnent dans un petit ensellement avant que la piste ne pénètre dans les bois de Bihurri. Ces cromlechs ont fait l’objet de fouilles de sauvetage en 1980 et 1984, et leur étude s’est révélée particulièrement intéressante, puisqu’elle pose à nouveau le problème de la persistance, en Pays Basque Nord, au moins dans une partie de la population, des rites de la protohistoire jusqu’au cœur de la période historique, plus de mille ans après le Christ ! Nous avons vu, dans le chapitre d’introduction générale, combien cette possibilité était en conformité avec ce que nous savons, en particulier de la tardive et souvent incomplète christianisation du Pays Basque Nord.

 

Cromelch Sohandi 2 après fouille

 

Cromelchs Sohandi 4 et 5 après fouilles


Tout d’abord l’architecture de ces cercles paraît très négligée ; la fouille met en évidence des péristalithes constitués de blocs de poudingue de formes et dimensions tout à fait irrégulières, et grossièrement disposés en cercle. On est loin du soin apporté à la construction des monuments, déjà rencontrés (Artzamendi, Zaho2, Mehatze Banca, etc…). De même, la région centrale en diffère par l’absence de structures élaborées, si ce n’est une ou quelques pierres, souvent même pas disposées au centre, et l’absence totale de charbons de bois.

Des éléments de datation ont été fournis par la thermoluminescence de fragments de céramique, et le contexte archéologique, qui suggèrent que ces cercles ont été érigés entre le Xème et XIVème siècle de notre ère.

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 08:58


Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation







Le dolmen d’Idopile ou Iropile ou Organbide

Alt 988m Esterenzubi et Orbaizeta

Ce monument est érigé en plein col, et sur le tumulus d’une dizaine de mètres de diamètre, a été plantée la borne frontière 212. Au centre s’ouvre le caveau funéraire, rectangulaire, d’environ 2,30m x 1m, orienté SE NO ; il est délimité par quatre dalles de grès visibles. La dalle de couverture, là encore, a été enlevée au moment du saccage complet de ce monument à une date indéterminée, et a disparu.

 

 


Les tertres d’Idopile

Alt 988m Esterenzubi

On peut les voir à une centaine de mètres à l’E du dolmen, dont ils complètent l’environnement archéologique. Ces 7 tertres, ovalaires, érigés sur un terrain légèrement en pente, près d’un point d’eau, mesurent une vingtaine de mètres dans leur grand axe pour les plus importants d’entre eux. Ils sont parmi les tertres d’habitat les plus représentatifs de Basse Navarre.

 

Ici encore, nous invitons le lecteur à poursuivre au delà de la frontière, en direction des cabanes d’Azpegi. Il pourra juger de la richesse archéologique de cette région puisque sur quelques centaines de mètres s’échelonnent plus d’une trentaine de cromlechs, une vingtaine de tertres d’habitat, sept tumulus et deux dolmens, « naturellement » tous plus ou moins saccagés. Cette densité en monuments souligne bien l’extrême fréquentation de ces grands axes, et des pâturages qu’ils desservent, dès la protohistoire…..

 

Vue d'ensemble de la région d'Idopile. On distingue tertres et dolmens

 

Les cromlechs d'Azpegi. Plus haut les cols de Minakolepoa et Sorholuze


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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 10:42


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Les tertres d’habitat d’Orizune Nord

Alt 900m Saint Michel

 

Ils sont situés dans une prairie, sur un replat au N NE de ce pic. Ces 4 tertres, de forme ovale, à sommet arrondi, mesurent de 13 à 20m de diamètre, et 1,50m de hauteur en moyenne. Leur forme et leurs dimensions sont caractéristiques des tertres de Basse Navarre.

 

Le camp de Zerkupe

Alt 1085m Saint Michel

Vue d'ensemble de Zerkupe ( le "rocher" au milieu de la photo sur terrain incliné vers la droite, et de la route des Ports de Cize

Camp de Zerkupe détails de la muraille en pierre sèche

 

Nous ne pouvons omettre de signaler ce camp, étant donné sa proximité immédiate de la grande piste de transhumance.... bien qu’il sorte, comme Larrango ou Urzilo, du strict cadre de cet ouvrage. Cette enceinte étudiée par le Gal Gaudeul, occupe au sommet du rocher de Zerkupe, à environ 1500m au SO du pic Itxaxegi. Ce bloc massif, avec faces E et S abruptes, est défendu au N et à l’O, par un mur de pierres sèches relativement bien conservé. A l’intérieur de l’enceinte, des emplacements d’habitats ont pu être identifiés, et des fragments de céramique font remonter l’occupation des lieux au moins à l’âge du Bronze moyen.

 

 

Les tertres de Zerkupe

Alt 860m Saint ichel

 

Au pied du rocher de Zerkupe, on peut voir 6 tertres s’échelonnant sur le fin gazon de petites croupes herbeuses, séparées par des ruisseaux qui se drainent dans le rio Orion.

 

 

Le tumulus Urdanarre Nord 1

Alt 1200 Saint Michel

 Tumulus Urdanarre N 1 : le tumulus pierreux sous la couhce de terre végétale, et le coffre central.

Il est situé dans un vaste ensellement au S de ce pic, et a fait l’objet d’une fouille de sauvetage en 1991, qui a mis en évidences un amoncellement pierreux de 6 mètres de diamètre au centre duquel avait été aménagé un grand coffre orienté NS, constitué de 6 dalles, et mesurant près de 2m de long et 1m de large. Au fond de celui ci, sur un dallage sommaire quelques fragments d’os humains non calcinés, évoquaient une inhumation, que le contexte permet d’estimer à l’âge de Bronze. Plus en superficie, dans la partie supérieure du coffre, avait été aménagée une petite ciste constituée de 6 pierres, au milieu de laquelle un dépôt de charbons de bois et de quelques débris osseux calcinés, représentait les restes d’une incinération effectuée ultérieurement. La datation au C14 pour cette dernière est la suivante : 520 ± 60 ans, soit, en années réelles, 1301, 1471 de notre ère. On a, là, un premier exemple de persistance du rite d’incinération protohistorique en plein Moyen Age, par réutilisation d’un monument antérieur, en l’occurrence un tumulus à inhumation de l’âge du Bronze.

 

Le cercle Urdanarre Sud

Alt 1230m Saint Michel

 

Situé sur un replat au flanc NO du mont Urdanarre, il a fait l’objet d’une fouille de sauvetage, en 1989, qui n’a mis en évidence qu’une pauvre structure circulaire de 4,50m de diamètre, en petits blocs de quartzite disposés sur un sous sol rocheux. Aucune structure centrale, ni dépôt de charbons de bois. La finalité, et l’époque de cette construction, restent totalement énigmatiques, bien qu’elle nous évoque volontiers la symbolique des monuments funéraires à incinération….

Cercle Urdanarre Sud après fouille


 

Le cairn de Jatasgunekogaina

Alt 1240m Saint Michel

Le cairn de Jasagunekogaina avant la fouille ; le grand monolithe couché a subi un début de dégagement ( vue prise de l'E)

 

Le cairn fouillé vue du S


Une des plus spectaculaires et étrange monument de cette région, il est situé à l’extrémité O du plateau ainsi nommé par les bergers. Ce tumulus d’environ 1,50m de haut est entouré d’un péristalithe de 13,50m de diamètre, constitué de petits blocs de quartzite posés sur le paléosol. Deux monolithes gisent à l’opposé l’un de l’autre à la périphérie de ce monument : au SE, un grand bloc de grès allongé selon un axe NO SE dans le péristalithe dont il fait , et mesurant 3,30m de long ; au NO, un bloc de quartzite de 1,60m de long, basculé vers l’extérieur. La région centrale n’est qu’un filon rocheux naturel en place qui a, par endroits, été remblayé avec de la blocaille, en particulier dans le secteur O, afin de donner à l’ensemble une silhouette symétrique.


En définitive, ce mouvement naturel de terrain simplement aménagé, auquel on a  adjoint un péristalithe et 3 monolithes, pose le problème de sa signification, dès lors qu’il ne s’agit pas d’un monument funéraire, même s’il s’en rapproche par le seul aspect extérieur. L’hypothèse d’un repère céleste ayant pu éliminé, reste la possibilité d’un cairn « poteau indicateur » érigé au moment où la voie romaine arrivant au col de Jatsagune, se divise en deux branches. L’une s’engage par une série de lacets, dans une échancrure du Leizar Ateka, aménagée de main d’homme, et de là, par les cols de Bentarte, de Lepeder et Ibañeta, elle mène à Roncevaux et Pampelune par Orbaizeta. Ce cairn repère n’a sans doute pas été érigé par les indigènes pour leur usage, vu qu’ils n’ignoraient rien des lieux, mais a pu l’être, par eux, sur ordre des Romains, en utilisant la technique du tumulus cromlech qui leur était familière. Il est en effet remarquable que l’axe NO SE, déterminé par des 2 monolithes (une fois redressés…. Par la pensée) désigne la direction du col d’Arnostegi et de la tour d’Urkulu.


La présence d’une borne miliaire avec texte gravé n’est en effet pas indispensable.

 

De simples cairns, ou des bornes miliaires anépigraphiques ont pu être utilisées dans le même but (J L Tobie).

 

Le cercle de Jatsagune

Alt 1230m Arnégi

 

Edifié au pied de Leizar Ateka, à l’endroit où la piste se divise en ses 2 branches, ce grand cercle de pierres de 17m de diamètre pose, lui aussi, quelques problèmes quant à sa signification. Très dégradé par un poste de tir à la palombe nous avons dû intervenir en 1978. Il est constitué de petits blocs de pierres jointifs, disposés en une seule assise, parmi lesquels s’intercalent, à intervalles réguliers, des dalles de dimensions plus importantes pouvant atteindre 1,50m de long ; leur présence dans le cercle crée une alternance bien visible.


Il n’y a aucune structure au centre, aucune trace de foyer ou de dépôt de charbons de bois. Un fragment de perle de verre a été trouvé sous la base d’une des grandes pierres du péristalithe, perle probablement brisée lors de la pose de cette lourde pierre.


Ce type d’objet est caractéristique des productions d’Europe centrale (comme le grand centre de Stradonitz en Bohême), et pourrait avoir été fabriqué entre 450 avant JC et la conquête romaine (J Roussot Larroque), ceci nous donne une indication sur l’âge probable de ce grand cercle, mais pas sur sa signification.

 

Ses dimensions, et surtout ses caractéristiques archéologiques ne le rangent pas dans la catégorie des tombes à incinération. L’hypothèse d’un reste d’habitat ne paraît pas pouvoir être retenu, d’autant que l’absence totale de toute trace de vie humaine à l’intérieur de ce cercle est étonnante pour un habitat qui aurait eu cette dimension.

 

Il semble qu’on puisse émettre l’hypothèse qu’il s’agisse d’un lieu de réunions,


politiques ou religieuse, au sens très vaste du terme. De tous temps, le cercle « sacralise » un emplacement ; en ce lieu géographie privilégié, le long de cette antique voie de passage,


ont pu se réunir par exemple, des bergers de la protohistoire, venant des multiples vallées voisines, du Nord comme du Sud de la Cordillère. Le concept de cercle sacré, connu et utilisé par eux dans leur rite d’incinération, aurait ainsi trouvé une autre et très originale application.

La perle a pu être amenée par les Celtes de passage, sans que ceux ci puissent obligatoirement être, pour autant, considérées comme les constructeurs de ce cercle….

 

 

Les tertres d’Oilaskoa

Alt 1050m Saint Michel

 

Une quinzaine de tertres sont alignés selon un axe NE SO le long de la piste pastorale qui parcourt cette crête avant qu’elle ne rejoigne la voie principale, un peu avant son passage au col d’Arnostegi. Ces tertres mesurent entre 8 et 17 mètres de diamètre.

 

Les tumulus d’Arnostegi

Alt 1236m Saint Michel

 

Trois tumulus étaient bien visibles en 1970 au col d’Arnostegi, de part et d’autre de l’ antique voie de passage.

 

L’un d’entre eux, en plein col, mesurait 10m de diamètre et possédait une dizaine de pierres à sa périphérie. Il a été en grande partie rasé par la confection d’un parking à cette endroit.

 

On peut toujours voir les 2 autres, à une quinzaine de mètres plus au sud, en territoire navarrais, près de la borne frontière  205.

 

Nous ne pouvons quitter l’endroit sans inviter le lecteur à monter vers la tour d’Urkulu (1419m) sise en Navarre, et dominant le col, à l’E.


Construite en roche calcaire, et de forme tronconique, elle est constituée d’une couronne extérieure de blocs de dimensions souvent importantes, assemblés à joints vifs ; l’intérieur est rempli de déchets de taille.


Elle mesure une vingtaine de mètres de diamètre à sa base, et près de 4m de haut actuellement, alors qu’à l’origine, elle devait atteindre 4,50m environ. On peut l’imaginer, d’après J L Tobie, très probablement surmontée d’un toit conique en pierraille recouverte de gazon avec, au sommet, le trophée lui même sous forme d’un pieu planté supportant des armes prises à l’adversaire ;


une pointe de lance en bronze, trouvée par un berger dans une taupinière du voisinage pourrait commémorer l’achèvement de la conquête de l’Aquitaine vers la fin du dernier siècle avant J C ( J Luc Tobie). Comme nous l’avons vu, son emplacement, dominant la piste pastorale utilisée pour cette conquête, paraît tout à fait logique.

 

Nous recommandons encore vivement de suivre le tracé de cette piste sur quelques centaines de mètres vers le S, jusqu’au col de Sorholuze,


où un dolmen, 2 tumulus cromlechs et 4 cromlechs confirment l’antiquité de cette voie. Au delà, elle passe au col « Minakolepoa » où sont visibles 3 cromlechs. Elle est enfin rejointe au niveau des cabanes d’Azpegi par une autre voie de transhumance venue du col Organbide (ou Iropile), tous lieux très riches en monuments protohistoriques, et continue, plein S, vers Orbaizeta et Pampelune.

 

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:17

Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation







Vue d'ensemble sur le Jara prise du SO


Le dolmen d’Artxuita

alt. 420m Iroulegi

 

Il est situé sur un replat au flanc SE du Jara, dans la fougeraie de la maison Garakoetxea, à une quarantaine de mètres de la piste qui monte vers le sommet. Dans un tumulus pierreux de 11m de diamètre, quatre dalles forment une chambre funéraire orientée ESE. Les 3 fragments de la grande dalle se voient encore sur le tumulus. Ce monument, lui aussi totalement vidé de son contenu, sert régulièrement de poste de chase.

 

Le dolmen d’Arrondo

Alt 350m Iroulegi

 

Il se dissimule dans une fougeraie, sur un autre replat au flanc ESE du Jara. Tumulus pierreux de 11m de diamètre au milieu duquel 3 belles dalles délimitent ce qui reste d’une chambre funéraire complètement ruinée, orientée ESE. La dalle de couverture est rompue en 3 morceaux, dont un prend appui sur le montant N.

 

Il n’y a, dans cette montagne aucun monument à incinération connu.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 08:16



Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation







De l'Adarza au Lindus, une longue échine montagneuse


Le cromlech de Mehatze

alt. 1168m Banca

 

Un ensemble de 3 cromlechs et de 2 tumulus est visible dans le petit col au pied du Mont Mehatze. Seul le cromlech n° 5 est en Pays Basque de France. Il a fait l’objet d’une fouille sauvetage en 1977 mettant en évidence un joli péristalithe formé de 2 à 3 assis de petits blocs régulièrement disposés, entourant une ciste centrale en fer à  cheval, ouverte au NO.


Aucun mobilier. La datation des charbons de bois de la ciste a donné : 2730 ± 100 BP (soit entre 1192 et 627 av JC).

 

 

Le tumulus cromlech de Turaor

alt. 1160m Banca

 

Il est situé sur la ligne de crête, à 75m au S de la borne frontière 163.

 

La piste pastorale traverse ce tumulus pierreux de 5m de diamètre, entouré d’un cercle de pierres, et profondément évidé en son centre…..

 

Les cromlechs de Turaor Lepoa

alt. 1162m Banca

 

Au niveau de ce col, un groupe de 4 cromlechs, dont 2 tangents, est à cheval sur la frontière, en bordure de la piste pastorale ; monuments dégradés et de dimensions modestes.

 

Le tumulus de Lauriña

alt. 1153m Banca

 

Ce tumulus de 8m de diamètre, avec profonde dépression centrale, est visible à 150m au SO de la borne frontière 162

 

Le mont Lindus et ses 1220m marque le 2ième point d’ancrage de la ligne « d’Ornano », frontière tracée en ligne droite depuis l’Ixterbegi, et ne tenant aucun compte des reliefs naturels. Elle laisse en dehors du cadre de notre étude les vastes pâturages au N du Mont Adi, riche en monuments, et que le lecteur pourra découvrir en suivant vers le S, la piste au delà du col de Lindus

 

Le monument en voûte, au sommet de l'Adarza

 

Restes d'habitat au sommet de l'Adarza


 

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 14:12



Extraits et photos de mon livre « Archéologie et montagne basque » (1993) livre de vulgarisation







Les puissantes murailles des crêtes d'Iparla

Les crêtes d'Iparla en hiver

Monolithe Iparla 2 visible dans le col après dégagement




Le monolithe Iparla 1

alt. 720m Bidarraï

 

Il est dressé à gauche de la piste qui monte raide, en ligne droite de Pagalepoa, à travers les escarpements rocheux un peu avant d’atteindre le terrain plat. Ce monolithe dalle, de grès rose, érigé sur un terrain très en pente, fait face à la vallée de Bidarraï et à un grandiose horizon. Il atteint 2.20m de haut et son bord SE présente des traces évidentes d’épannelage. Il pèse environ 1,800 T.

 

En continuant vers le S la piste pastorale en direction des sommets, on laissera sur la droite, à environ 500m, en bordure de piste, un cromlech légèrement tumulaire, d’environ 8m de diamètre, entouré de 6 pierres et qui a été très remanié par des fouilles clandestines anciennes.

 


Le monolithe Iparla 2

alt. 1020m Baïgorri


Il gît dans un petit col à 150m environ au S du sommet d’Iparla, en bordure de la piste pastorale. Ce volumineux bloc de grès rose, de forme parallélépipédique  était assez peu visible avant que nous ne le dégagions. Il mesure 3,50m de long et semble avoir retouché dans le but d’amincir sa pointe. Poids approximatif : 4 T Nous pensons qu’étant donné sa forme et ses dimensions, ce monolithe n’a probablement jamais été dressé verticalement ; nous avons déjà fait cette remarque pour les monolithes de Gorospil, de l’Artzamendi ou du Baïgura.

 

 


Dolmen d’Astate

alt 925m Errazu

 

Nous ne pouvons pas ne pas citer ce dolmen situé à quelques mètres de la frontière, dans la commune d’Errazu, entre les pics de Buztanzelhaï et Astate. Tumulus circulaire de 10m de diamètre, avec au centre une chambre funéraire orientée au N O délimitée par 3 dalles. On remarquera que le lieu est aussi appelé « Pausagaixto », « le mauvais repos », ce qui en dit long sur l’âpreté du site, ou des voies d’accès.

 

 

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