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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 17:13

Cromlech n°4 de Gaztenbakarre

Commune de Sare.

Situation.

On le trouve au nord-nord  ouest du dolmen de Gaztenbakarre.

 Le plus au sud est de ces  trois derniers cercles, à 15mètres  au sud est du précédent. Il mesure 3 m de diamètre, et est délimité par une  quarantaine  de petites dalles de grés gris, au ras du sol. En secteur ouest du cercle, là où elles sont plus nombreuses, l’une d’elles est un peu plus saillante que les autres (0,20m de haut).

Historique.

Un de ces quatre cercle nous a été signalé par L. Millan San Emeterio, en mars 2009 ; nous avons trouvé les trois autres en mai 2009.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 17:10

Le dolmen Gaztenbakarre 4.

Commune de Sare.

Situation.

On le trouve sur le petit replat  qui s’étend au nord-ouest  du  filon  rocheux dont l’altitude est indiqué 271 sur la carte IGN. Il est à  environ 9 mètres au nord-est du chemin qui est passé devant le réservoir d’eau situé  200m plus bas, à vol d’oiseau. La piste, à son niveau, est encore légèrement ascendante, avant d’arriver, à environ 80 mètres de la, sur le replat qui donne  naissance à  la piste qui descend, à  gauche, vers le menhir de Gaztenbakarre.

Coordonnées :N = 43,3139 ° - W = 01,5969° en degrés décimaux ; altitude 270m.

Description :

Erigé sur terrain presque plat, il présente un tumulus d’environ 5 m de diamètre, entouré d’un probable péristalithe ; il est constitué  de petites dalles de grés et de blocs amoncelés, au milieu duquel se distingue une chambre funéraire orientée plein est 

Celle-ci est délimitée, à l’est, par une petite dalle de grés, presque couchée sur le sol, mesurant 0,72m à sa base et 0,28m de haut. Au nord, la paroi est formé  par 3 dalles de grés local, très inclinées   

 vers  l’intérieur de la chambre : la première, la plus à l’est, mesure 0,70m à sa base, et 0,42m de haut, la suivante s’intercale en quelque sorte entre les deux et leur est presque perpendiculaire : elle mesure 0,48 m de long et 0,50 de haut ; la troisième dalle, la plus à l’ouest, mesure 1,40m de long à sa base, et 0,46m de haut.

Historique.

Ce monument nous a été signalé par L. Millan San Emeterio en mars 2009.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 17:06

Monolithe de Faague.

Commune de Sare.

Coordonnées :  N = 43,2913° ; W = 01,6216° en degrés décimaux

Altitude : 270 m.

Situation.

En bordure de la vieille  piste pastorale qui,  partie de la D.506 , 1500 m avant la borne frontière 36, se dirige  en montant vers le nord ouest. pour rejoindre un très beau col, à 600m,  où se trouve la borne frontière 32. Arrivée à l’aplomb des rochers de Faague, mais, bien en dessous,  à 270 m d’altitude, cette piste traverse une très belle fougeraie, dénuée d’arbres, dont elle en longe la lisière sud sur une centaine de mètres. Cette fougeraie  est délimitée à l’est et à l’ouest par deux  ravins parcourus par chacun par un ruisseau.

Le monolithe se trouve en bordure de piste, côté nord, à l’extrémité ouest de la fougeraie, à une trentaine de mètres après que le  terrain ait amorcé sa déclivité vers l’ouest.

Il est situé, à 300m à l’ouest du dolmen précédent.


Description :

Ce monolithe affecte la forme, classique en Pays basque, d’un pain de sucre orienté nord sud, à base nord. Ce bloc de grés mesure 2,90 m de long, 1,70 m dans sa partie moyenne, la plus large .Son épaisseur varie de  0,50 m à sa base à 0,37 m  au sommet.


Il semble bien qu’il y ait des traces d’épannelage à sa base, et tout le long du côté ouest  jusqu’à la pointe, ceci ayant eu pour effet de donner une certaine symétrie avec le côté opposé, aux formes naturelles.

On remarquera la situation classique de ce monolithe, en bord de piste pastorale, prés de points d’eaux et au milieu de pâturages ; nous avons déjà émis l’hypothèse que les monolithes (ou Muga en basque = borne), puissent , en effet, être des bornes  ayant  servi de points de ralliement pour régler les différents pouvant survenir entre pasteurs, dés les temps protohistoriques,  quant à l’exploitation des pâturages et des points d’eaux. De plus, il est  particulièrement curieux de noter que ce monolithe se trouve  exactement  à l’aplomb de la borne 36, et donc  des Tables de Lizuniaga, elles mêmes toujours consacrées aux accords pastoraux.

Comme le faisait remarquer J.M. de Barandiaran, ces accords, compte tenu de la  richesse des environs en monuments protohistoriques, peuvent fort bien remonter à ces lointaines époques. Par ailleurs, il n’est pas  certain que ce fond de vallon, étroit, humide, boueux dans le passé -  mais où passe l’actuelle D.506 -  ait  été très favorables dans la protohistoire, aux déplacements des troupeaux ou aux réunions de pasteurs, ni que le monolithe originel, dont les Tables ont repris le rôle ensuite, ait été à cet emplacement dés le début.

  C’est pourquoi – mais ce n’est qu’une hypothèse - ce monolithe de Faague, placé  au bord d’une belle  piste pastorale - reliant elle aussi Sare à Vera -  au milieu de pâturages dégagées,  pourrait -  avec quelques probabilités - être considéré comme le véritable ancêtre des Tables de Lizuniaga…

Rappelons qu’il n’y avait, à ce jour, que 2 monolithes connus dans la Rhune, que nous avons

déjà publiés : Gastenbakarre ( 34, page 1) et Athekaleun ( 34, page 2). Les chiffres gras renvoient à la bibliographie générale.

Historique : Ce monument  a été découvert par nous en mars 2009.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:58

Dolmen de Faague.

Commune de Sare.

Coordonnées : N = 43,2910° ; W = 01,6182°

Altitude : 271m.

Situation :

Sur un replat  transformé en une belle fougeraie, non plantée d’arbres, au flanc sud du petit sommet dénommé Faague sur les cartes IGN (552 m d ‘altitude). Ce replat fait face au mont Ibantelly, de l’autre côté de la  D-406 reliant  Sare à Vera.

Description

On distingue facilement, sur ce replat dénudé, ce qui reste de ce très probable monument.  Les éléments les plus visibles sont les deux dalles, qui apparaissent sur le côté est  de cet ensemble pierreux. Une grande dalle en grés légèrement inclinée vers le nord ouest et orientée SO-NE, mesure 1,40 m de long ; son épaisseur est de  0,34 m  à son extrémité SO et de 0,45 m à l’autre extrémité. Sa hauteur est de 0,80m.

Une seconde dalle, bien visible se dresse à 0,47 m au sud ouest de la précédente, et perpendiculaire à l’orientation de cette dernière. Rectangulaire, plane sur ses deux faces, elle mesure 0,88 m de haut, 0,15 m d’épaisseur en moyenne et 0,47 m de large. Elle présente des signes d’épannelage à son bord nord ouest.

Il semblerait qu’une troisième dalle, faisant partie de la structure initiale de la chambre funéraire, ait été brisée presque au ras du sol , n’ayant plus de visible que sa base  à environ 0,80 au nord ouest de la précédente et presque dans son prolongement.  Elle  mesure quelques centimètres de haut, 0, 70m de long, et de 0,25m à 0,19 m de large à ses extrémités.

On peut enfin se poser la question du rôle et de la position initiale d’un bloc rocheux parallélépipédique, situé à une quarantaine de centimètres au nord ouest de la seconde dalle

décrite, basculé vers le sud est,  et dont la base, n’est plus insérée dans le sol ; il mesure 0,95mde haut, 0, 50m de large en moyenne et 0,35 m d’épaisseur ; il présente des traces d’épannelage à son sommet.

nous rappeler le dolmen Generalen Tomba, dans les Aldudes, qui a lui aussi subi ce genre de transformation  ( pour en faire un modeste abri pastoral.).Ces structures sont visibles  dans ce qui a pu être initialement un tumulus pierreux. Toutefois il nous semble que celui –ci a fait l’objet de remaniements profonds (ayant pu affecter aussi la chambre funéraire). On voit en effet très nettement qu’il existe une structure carrée( ?) d’environ 5m x 5m, faite de blocs plus ou moins tangents et volumineux., dont les 3 dalles précédemment décrites seraient parties constitutives au sud est  et au sud ouest. De nombreux autres blocs sont visibles, en désordre, à l’intérieur de cette structure. Tout ceci n’est pas sans

Historique :

Ce monument nous a été signalé par Michel Duvert en mars 2009.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:57

 Dolmen Ameztia 2

Commune de Sare.

Coordonnées : N = 43,2932° ; W = 01,6105°

Altitude : 440m

Situation :

A environ   deux cent  trente mètres au nord-nord ouest du dolmen d’Ameztia publié par nous en 1971 (15.. page 14 ). A partir du col d’Olhain, prendre le sentier ascendant direction sud  ouest.  Sur la partie plane, en haut de la colline, au niveau d’un petit col, se trouve un dalle verticalement plantée dans le sol. Continuer 80 pas sur le sentier  en direction nord-nord est, le monument est visible tangent à la piste sur son côté gauche,  un terrain très légèrement en pente.

 Description :

 on distingue les restes d’un petit tumulus pierreux d’environ 5 m de diamètre, constitué de blocs de grés, certains  pouvant atteindre  le volume d’un gros pavé, ou  même plus.. On ne distingue pas de péristalithe nettement défini.

Une dalle en grés, orientée  SO-NE., de 1,15 m de long, 0, 25 m de large et 0,45 de haut, est profondément enfoncée dans le sol dans la partie SE de ce tumulus.  A une trentaine de centimètres au nord, on distingue au ras du sol deux dalles brisées, contiguës, dont l’ensemble atteint 0,40m, pour ce qui en est visible et 0,15 d’épaisseur. L’ensemble de ce éléments  paraît bien pouvoir être considérée comme les   vestiges d’une modeste chambre funéraire.

Historique :

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:53

Monolithe de Zelaïkogaina. ( ou de Menditipikobizkarra)

Itxassou.

Situation.

Il se trouve  à 70 mètres à l'ouest sud-ouest du cromlech dénommé Mendittipia par J.M.de Barandiaran ( 3 -  p.205).

Coordonnées : N = 43,2771° - W = 01,4030°, en degrés décimaux. Altitude :730m.


Description :

On note un bloc de grés rose - couché sur le sol selon un axe est-ouest - de forme grossièrement parallélépipédique, mesurant 2,52m de long, 0, 80 m dans sa plus grande largeur,( due à un renflement sur son bord sud), et 0, 42 m de large à ses deux extrémités. Son épaisseur, que l'on ne peut vraiment apprécier que sur son bord  sud, ( le nord étant en partie enfoui sous terre) atteint 0, 28 en moyenne. Certes, cette pierre isolée au milieu du pâturage, est assez remarquable ; toutefois ses dimensions fort modestes laissent planer un sérieux doute sur son éventuel rôle de monolithe-borne pastorale... à noter qu'à une quinzaine de mètres au nord, il  semble que l'on puisse évoquer la présence d'un cromlech de 6 mètres de diamètre,  dont 6 pierres sont visibles .

Histoire : nous avions repéré cette pierre dés le début de nos prospections dans cette montagne en 1970, et ne l'avions pas retenu ;  L. Millan San Emeterio ( San Sebastian) a de nouveau attiré notre attention sur cette pierre en 1985, aussi  avons nous préféré la publier ici plutôt que de commettre une éventuelle omission.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:49
Monolithe de Méatsékobizkarra

Itxassou.

Situation.

Il est situé à 80m au sud sud-ouest du très beau cromlech entourant la borne frontière n° 81

( qui l’a massacré), et se trouve en bordure d’un chemin relativement récent, creusé au bulldozer. Il semble donc que sa position actuelle ne soit pas l’ancienne, mais elle ne  doit en être éloignée que de quelques mètres au maximum.

Coordonnées N = 43,2736° – W = 01, 4130°, en degrés décimaux. Altitude : 750m.

On notera, là encore, la présence d’un point d’eau tout proche, à une dizaine de mètres au nord. Il est par ailleurs intéressant de constater que ce monolithe ainsi que celui déjà décrit par nous sous le nom de monolithe de l’Artzamendi ( 20.- p.16 et 34 -  p.10), se trouvent tous deux à proximité d’une borne frontière ( la borne 82 pour ce dernier)  et il n’est pas exclu que ces pierres soient les ancêtres directs de ces deux bornes frontières ; on note par exemple que le monolithe ici décrit possède un repère bien visible, sous forme d’une croix profondément gravée sur sa face supérieure. On connaît des monolithes,  possédant  eux aussi des inscriptions « modernes », qui jouent encore le rôle de borne frontière comme à Eyharcé ou à Gorospil).


Description.

Il se présente sous la forme d’un imposant bloc de grés rose couché  sur le sol, de forme grossièrement triangulaire, orienté nord-ouest sud-est. Long de 3 mètres, il présente une épaisseur variable :  la base, qui mesure 1,96m de large est  épaisse de 0,20m ; la partie médiane, de 1,57m de largeur est épaisse de 0,55m, et le sommet de 1,22m de large, ne mesure que 0,28m d’épaisseur.

On ne note pas de traces d’épannelage, mais, sur sa face supérieure, une croix gravée de ½ centimètre de profondeur  mesurant 0,16m x 0,16, située à 0,30m du bord droit et à 1,02m de la base.

Histoire : ce monolithe  nous a été signalé par Francis. Meyrat en juin 2008.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:44

Monolithe Iguzki.

Itxassou.

Situation. :

Au flanc nord-ouest du pic Iguzki. La route qui mène au col de Méatsé et aux émetteurs de l’Artzamendi, effectue un Z avec  deux angles droits ; le monolithe est visible à environ 60m en contre bas  du deuxième virage en montant,  érigé sur un terrain en pente. On notera la présence à environ 80m à l’ouest, d’un point d’eau sous forme d’un petit  ruisseau.

Coordonnées :N = 43,2706° - W = 01, 4260° en degrés décimaux. Altitude : 640m.

Description.

Il s’agit d’une importante dalle de grés rose, de forme grossièrement trapézoïdale et  inclinée à 55° vers  le nord-est. Sa base, enfouie dans le sol, est orientée sud-est nord-ouest .

 Il semble qu’elle ait pu être plus verticale dans le passé comme le suggère un bloc rocheux sur lequel elle prend appui au sud-est, et qui paraît s’être en partie brisé sous son poids.

Les mensurations de ce monolithe  sont les suivantes : 2,30m de hauteur, 2,80m à la base, épaisse elle même de 0, 80m ; l’épaisseur au sommet n’étant que de 0, 52m. Il n’y a pas de traces d’épannelage. Il   semble peu probable, compte tenu du contexte géologique et de ses dimensions, que cette dalle ait pu adopter de façon naturelle cette position sur la tranche.

La  situation de cette dalle  à flanc de montagne n’est pas sans nous rappeler le monolithe Iparla 1  ou ceux d’Athékaleun ou Gaztenbakarre (dans la Rhune).

Histoire. : découverte par nous en 1982.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:37

IROULEGUI

 

Jarra – (Erramonénéa)

Les dolmens d’Arrondo et d’Artxuita du mont Jarra sont bien connus (13 -  page 6 et 7.).Nous voudrions ici décrire sommairement un « dolmen » qui nous a souvent été signalé à tort, car il s’agit d’un accident naturel, pouvant, en effet, prêter à confusion.

A) Ce faux dolmen est situé dans une prairie, à 140m au sud sud-est de la maison Erramonénéa. Ses différents éléments constitutifs, en grés rose,  peuvent faire croire aux restes bien conservés d’un dolmen, à la chambre funéraire ouverte à l’est, et dont le montant nord, vertical, mesurerait 1,50m de long et 1,10m de haut ainsi que 0,50m d’épaisseur ; la dalle de chevet, verticale, située à l’ouest nord-ouest mesurerait  0,70m de haut et 0,45m d’épaisseur. Divers éléments rocheux , au sud du montant nord, et au nord-ouest de cet ensemble pourraient faire croire à l’autre montant de la chambre funéraire et à un reste de la dalle de couverture.

Il ne s’agit en fait que d’un seul bloc rocheux éclaté probablement par le gel, dont aucun des éléments n’est véritablement enfoncé dans le sol. Même le propriétaire des lieux pense qu’il s’agit d’un dolmen…

 

 

B) Erramonénéa nord : ce bloc rocheux nous avait été signalé en 1996 par Inaki Gaztelu( San Sebastian) comme pouvant être un monolithe.

Il est situé à 150m au nord nord-est de la  maison Erramonénéa, au milieu d’un bois de châtaignier, et à 50m au nord nord-ouest d’une petite bergerie située au bord d’une prairie entourée d’un muret de pierres sèches. Ce bloc rocheux  mesure 1,30 à  1,40 m  de haut, 1m de large à la base et 0,80 m d’épaisseur. Si sa situation, isolé au sommet d’une légère éminence naturelle, laisse à penser à qu’il n’est pas venu là naturellement, sa forme, ses dimensions et le fait qu’il ne soit que posé sur le sol ne nous incite pas à le classer dans les « monolithes »  au sens où nous l’entendons, à savoir comme ancienne borne pastorale…

 

 

C) Erramonénéa Sud.  Nous avons noté ( avril 2009),  à 50 m au sud sud-ouest de la  maison Erramonénéa en lisière d’un bois de châtaignier ) une pierre couchée au sol,  rectangulaire, mesurant 2,40m de long, 1m de large et 0,35m d’épaisseur en moyenne. Une base plus large et plus épaisse ( 1,20 de large et 0,70m d’épaisseur) contraste avec l’autre extrémité, de dimensions plus modestes ( 0,50m de large et 0,13m d’épaisseur), arrondie, plus fine,. qui semble avoir été épannelée. Cette pierre était couchée dans le champ, et les engins agricoles butaient souvent dessus, de sorte que le propriétaire l’a fait extraire et transportée à quelques mètres au nord de son emplacement initial. Cette dalle pourrait peut-être ( avec les réserves d’usage) avoir été une borne pastorale, quand elle était érigée, si elle l’a été.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:33

Monolithe de Béhorlégui.

Béhorlégui.

Situation

Nous dirons ici quelques mots de ce curieux rocher , que l’on pourrait qualifier d’ « anthropomorphe » et que toute personne traversant le village de Béhorlégui ne peut manquer d’apercevoir au dernier virage en sortant du bourg, en direction du col d’Apanicé, sur le côté gauche de la route.

Description.

Il s’agit d’un bloc de calcaire gréseux compact de 1,85 m de haut, modelé par l’ érosion qui lui a donné une allure anthropomorphe : on peut en effet -  avec un peu d’imagination, et en regardant de l’ouest – distinguer une partie supérieure renflée ( la tête), séparée du thorax par un rétrécissement bien marqué. Encore doit-on faire remarquer que cette « tête » était encore plus nette avant que les transports successifs( nous en reparlerons), ne lui aient enlevé d’importants fragments

On peut distinguer ensuite le segment sous-jacent, assimilable au thorax, avec la naissance des épaules, surmontant un « abdomen » volumineux ( 1,40m de large), dont il est séparé par un nouveau rétrécissement ; un troisième rétrécissement annonçant les membres inférieurs…Si nous devions évoquer une ressemblance, ce serait avec les «  Déesses- Mères » du Néolithique d’Europe ou du Proche-Orient, aux formes  généreuses.

Histoire.

C’est J. Casaubon qui, en mai 2008, nous a mis en relation avec le héros de cette histoire. Il y a quelques décennies en effet, le maire de Béhorlégui - à l’époque Jean Cubiat - se rendant en voiture vers les pâturages d’Apanicé, vit sur sa droite, au col de  Landerre, à quelques dizaines de mètres en contre bas de la route, ce bloc de pierre aux formes curieuses. Il avait été déplacé à cet endroit lors des touts récents travaux de creusement de la D.117., mais  semblait avoir séjourné sous terre, comme le laissait supposer sa teinte, et la terre dont il était encore abondamment enveloppé. Quelques jours plus tard, le monolithe avait disparu. C’est tout à fait fortuitement que J. Cubiat le revit,  dans une propriété privée, à Ordiarp. Considérant que cette pierre appartenait à sa commune, le maire de Béhorlégui obtint donc que ce monolithe y

soit ramené ; toutefois, pour éviter toute nouvelle disparition, il jugea préférable de le disposer à sa place actuelle…

Ce monolithe « anthropomorphe », a-t-il été vu comme tel dans le passé, quand il était à l’air libre ? a-t-il fait l’objet de dévotion en des temps lointains ? nous ne le saurons jamais,.mais rien n’interdit de le penser…

 

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