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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 11:33

Talatzé (D) ( ou ciste)

95 --Bidarray- Talatzé-D

Commune de Bidarray.

Situation : coordonnées : N = 43°14’17’’ O = 01°22’21’’ Altitude : 906m

Il est situé à environ 25 mètres au SE du GR 10, dont il est bien visible – sur la crête dénommée Talatzé), sur un terrain en pente vers le N NO.

Description : Il est au centre d’un tumulus de terre et de quelques pierres, de 6 mètres de diamètre, actuellement peu marqué( 0,20m), mais l’on doit tenir compte du soutirage du à la pente. Un ensemble de dalles plantées qui émergent de quelques centimètres au dessus du sol, délimitent une chambre funéraire mesurant 2,40m de long et 1,20m de large, orientée N.NO - S.SE. Le côté E. est marqué par 5 dalles dont 2 parallèles, mesurant 1,40 m et 1,18 m. Du côté O. on note 6 dalles de dimensions variables, plus ou moins parallèles deux à deux, dont certaines atteignent 1m ou plus. ( il semble que certaines dalles, à l’E comme à l’O. puissent résulter du délitement d’une seule dalle originelle ). Le côté S. est indiqué par 4 dalles disposées de façon assez lâche, et de dimensions inférieures aux précédentes : 0,50m et0,58m par exemple. Au N. la limite paraît indiquée par 3 dalles, dont celle du milieu mesurant 0,50m de long et 0,29 de large.

Il semblerait que 6 autres dalles dans le plongement de cette chambre,

( 3 au N et 3 au S.), fassent penser soit à une chambre double, soit à un « couloir », soit à un disposition naturelle, tout ceci reste très discutable. Ce prolongement mesurerait 3m de long et 1 m de large.

Historique : Monument découvert par Velche P. en août 2012.

 

Urdaindenzarretako Zelaia.( TC )1

73- Bidarray-Udaindenzarretako Zelaïa- TC

Commune de Bidarray.

Situation : coordonnées : N = 43°15’04’’ O = 01°22’34’’ Alt : 642m.

Il se trouve sur le plat de Lacho, à environ 65m au SO de la borde la plus au nord du plateau . Une piste pastorale est tangent à sa périphérie SO.

Description : Tumulus cromlech de 5m de diamètre environ et 0,40m de haut, de terre et de pierres ; quelques dalles plantées ou au ras du sol paraissent bien délimiter un péristalithe de 4m de diamètre.

Historique : monument découvert par A. Martinez en juillet 2012.

 

Urdaindenzarrateko Zelaia ( C ) 2 

121-Bidarray-Urdainde Zelaia C2

  

Commune de Bidarray.

Situation : N = 43°15’04 O = 01°22’33’’ Alt : 642m.

Il est à 9m à l’Est du TC 1.

Description : Cercle de pierres ou de dalles en grés rose local, de 5m de diamètre, délimité par 9 pierres, dépassant de peu le sol ; la plus notable est au S. SE et mesure 1,20m de long et 30 de large. Le centre est légèrement surélevé ( 0,20m ), et 5 dalles y délimitent une ciste carré de 1,10m de côté. La dalle la plus importante, à l’Ouest mesure 1m de long et 0,35m de large.

Historique : Monument découvert par M. Inarra en 2012.

 

Urdaindenzarrateko Zelaia ( C 3)

122- Bidarray-Urdainden Zelaia C3

Commune de Bidarray.

Situation : coordonnées : N = 43° 15’04 O = 01°22’33’’ Alt : 642m

Il est situé à 2m à l’Est du précédent.

Description : Dix pierres ( ou les dalles périphériques), en grés rose local, sont au ras du sol et délimitent un cercle de 4,80m de diamètre, au centre très légèrement surélevé ( 0,10m ). Trois dalles à l’Est ( dont une mesure 0,65 de long et 0,30m de haut ), et deux autres au nord et à l’ouest délimitent une ciste centrale bien visible.

Historique : monument découvert par M. Inarra en 2012.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 20:09

Ixtauzkolepoa (T)

104 - Banca - Ixtauzkolepoa - T -

Commune de Banca-

Situation : Coordonnées : N = 43°08’13’’ O = 01°24’37’’ Alt : 1010m

Sur une petite hauteur dominant le col et l’arrivée de la route, à 100m environ au S SE du cromlech C1 décrit par nous en ce col – (19 - p 202.).

Description : tumulus de terre mesurant environ 5m de diamètre et 030m de haut, à la surface duquel apparaissent quelques pierres, sans que l’on puisse parler de cromlech.

Historique : Monument découvert en octobre 1972 par Blot J.

 

Cas particulier :

Ixtauzkolepoa ( pierre couché )

94 -Banca - Ixtauzlo lepoa - pierre couchée 2

Commune de Banca – Coordonnées : N = 43°08’17’’ O = 01°24’38’’ Alt : 1000m

Elle est située à une dizaines de mètres au NE de l’extrémité de la route qui aboutit au col.

Dalle de grés local, mesurant 1,50m de long, 0,50m de large, et approximativement 0,40m d’ épaisseur – pourrait faire partie d’un filon rocheux en place. Dalle trouvée par Badiola P. en

octobre 2012.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 20:06

Gorostiarria TC

17-Ascain- Gorostiarria-TC

Commune d’Ascain.

Situation : coordonnées : N = 43°18’59’’ O = 01°37’23’’ Alt : 585m

Il est situé plus en altitude que les cromlechs, et à 1m au nord d’un important filon de grés triasique de la bordure sud de la crête d’Altsaan.

Description : Tumulus de forme plus ovale que circulaire, mesurant 3m dans son grand axe EO, et 2,20m selon l’axe NS ; hauteur :0,40m environ. De nombreuses dalles entourent sa périphérie et en partie son sommet. Tumulus-cromlech ou tombe datant des combats de l’ère napoléonienne ?

Historique : monument découvert par Blot J. en mars 2012.

 

Gorrostiarria T

18- Ascain- Gorostiarria T+TC

Situation : il est à 1,70m au NE du TC précédent.

Description : petit tumulus de terre de 3m de diamètre et 0,30m de haut, à la surface duquel quelques pierres apparaissent.

Historique : monument découvert par Blot J en mars 2012.

 

Gorrostiarria ( C ) : n° 9, n°10, n °11, n°12.

La nécropole des cromlechs de Gorostiarria a été initialement décrite par J.M. de Barandiaran, avec un plan, dans «  Contribucion al estudio de los cromlechs pîrenaicos » p.206. (1949)- Il cite 8 cercles, mais n’en dessine que 7 sur son plan.

Nous avons donc voulu reprendre le plan, mais, les années ayant passées, la végétation et les dégradations ont fait que nous (Blot J. et Meyrat F.) n’avons pas retrouvé le même nombre de pierres que le Père J.M. de Barandiaran – Par ailleurs il nous a bien semblé pouvoir identifier les cercles 9, 10, 11, 12, ci après brièvement décrits –( les n°9,10,11, ont été signalés par L Millan en 1989, mais non localisables sur le terrain – Est-ce que ce sont les mêmes que les nôtres ? )

Nous avons aussi repris les autres monuments tout aussi brièvement, afin de donner un aperçu de l’état actuel de cette nécropole, telle qu’elle nous est apparue en ce mois de mars 2012. ( planche 15) et photo n° 115.

Cromlech n° 1 6m de diamètre 16 pierres

Cromlech n°2 5,60m 12

Cromlech n° 3 5,50m 9

Cromlech n° 4 3,30m 4

Cromlech n° 5 4,20m 8

Cromlech n° 6 5,40m 14

Cromlech n° 7 6m 14

Cromlech n° 8 7,30m 18

Cromlech n° 9 7,80m 12

Cromlech n° 10 6,70m 13

Cromlech n° 11 3,20m 5

Cromlech n° 12 3m 9

 

Larrun Erreka (dalle plantée)

49 - Ascain - Larrunko Erreka - pierre pl.

Commune d’Ascain.

Situation : coordonnées : N = 43°19’01’’ O = 01°38’08’’ Alt : 515m

Elle se trouve en contre bas de la piste qui, du plateau des Trois Fontaines, descend vers l’O et la route d’Olhette.

Description : Dalle trapézoïdale plantée selon un axe N NE - S SO, mesurant 1,40m de haut, 1,30m à sa base, et 0,20m d’épaisseur.

Historique : découverte par Badiola P. en Mai 2012.

 

Trois Fontaines (T) 2 (ou TH ?).

Commune d’Ascain

Situation : Coordonnées : N = 43°18’53’’ O = 01°37’34’’ Alt : 540m.

Situé à 32m au NO mètres de T 1 ( voir Sare).

Description : Comme T1 , ce tumulus de terre et de pierres, de faible relief ( 0,10m de haut) mesure 8 m de diamètre avec une dépression centrale de 3m de largeur et 0,40m de profondeur. Pourrait être un Tertre d’Habitat ?

On note à 4m au NE de ce tumulus une dalle plantée ( voir plus loin)

Historique : Tumulus découvert par Meyrat F. en Avril 2012.

 

Trois Fontaines ( dalle plantée n°3)

66 -Ascain-Trois Fontaines dp 3

Commune d’Ascain.

Situation : située à 4m au NE du tumulus Trois Fontaines T 2.

Description : dalle parallélépipédique de grés local, verticalement plantée dans le sol, mesurant 0,90m de haut, 0,25m d’épaisseur,0,44m à la base, et 0,40m dans sa partie haute.

Historique : dalle découverte par Meyrat F. en avril 2012.

 

Trois Fontaines ( T ) 3 ( ou TH ?)

Commune d’Ascain.

Situation : Coordonnées : n = 43°18’57’’ O = 01°37’33’’ Alt : 540m

Il est situé à 30m au N. de T 2.

Description : Tumulus de terre et de pierres de faible hauteur ( 0,05m ) mesure 8m de diamètre avec une dépression centrale de 3m de large et 0,40m de profondeur. Pourrait être un Tertre d’Habitat ?

Historique : Tumulus découvert par Meyrat F. en avril 2012.

 

Trois Fontaines Erreka ( TH ) 1

37 -Ascain -Trois Fontaines TH

Commune d’Ascain

Situation : coordonnées : N = 43°19’ 14’’ O = 01°37’26’’ alt : 475m

Il est sur un vaste terrain en pente douce, Est-Ouest, à une vingtaine de mètres à l’ouest de la naissance d’un petit affluent Est du ruisseau des Trois fontaines. Une borde en ruine est à 400m au NE.

Description : Tertre de 10m de diamètre, asymétrique, de 0,40m dans sa plus grande hauteur.

Historique : TH découvert par Meyrat F en avril 2012

 

Trois Fontaines Erreka ( C)

41- Ascain-Trois Font. Erreka -C

Commune d’Ascain .

Situation : coordonnées : N = 43°19’04’’ O = 01°37’51’’ Alt : 540m.

Situé sur un beau replat planté de mélèzes et à une trentaine de mètres au nord du sentier qui se rend au col des Trois fontaines, et à 4m au S du sentier qui vient de Trois Fontaines Erreka, plus bas.

Description : une quinzaine de pierres, régulièrement espacées, délimitent un cercle de 12m de diamètre ; elles dépassent de peu le sol, mais sont bien visibles : les pierres de la moitié Est sont les plus volumineuses, certaines dépassant le mètre en longueur, et l’atteignant presque en largeur. On note une borne  plantée dans le quart SE, inclinée vers le S. (voir plus loin)

Historique : Cromlech découvert par Meyrat F. en avril 2012.

 

Trois Fontaines Erreka – (pierre plantée)

69- Ascain - Trois Fontaines Erreka pp

Commune d’Ascain –

Situation : Elle est plantée dans le quart SE du cromlech du même nom. Coordonnées :

N = 43°19’04’’ O = 01°37’51’’ Alt : 540m

Description : Borne de forme grossièrement parallélépipédique, en grés local, inclinée vers le S., mesurant 1m de haut et 0,30m d’épaisseur.

Historique : pierre découverte par Meyrat F en avril 2012.

 

Trois Fontaines Erreka (T)

72- Ascain- Trois Fontaines Erreka (T)

Commune d’Ascain.

Situation : Coordonnées : N = 43°19’03’’ O = 01°37’30’’ Alt : 540m

Au pied de la crête d’Altxangue, à l’extrémité ouest de celle-ci, et en bordure du chemin qui la contourne par le nord.

Description : Tumulus pierreux, mesurant 7m de diamètre et 0,40m de haut, ayant été dégradé sur son flanc E. par le passage de la piste qui ampute son bord S. Au centre, 2 petites dalles verticales (0,80m de long et 0,23m de haut ; 0,52m de long et 0,20m de haut) , pourraient représenter les vestiges d’uns ciste. On note une pierre à la périphérie N qui mesure 2,40m de long, 1, 26m de large et 0,20 de haut ; ne autre pierre importante ( (2m x1m ), se voit au S. simplement posée sur le sol.

Il semblerait enfin que 7 pierres délimitent une partie de la périphérie, à l’O.

Historique : Tumulus découvert par Meyrat F en avril 2012.

 

Xeruen Haut (D) Ouest

1-Ascain-Xeruen H.( D -O )

Commune d’Ascain.

Situation : coordonnées N = 43°19’53’’ O = 01°38’19’’ Alt :300m

A l’extrémité NO d’un vaste plateau au flanc nord de Larrun.

Description : Monument modeste, sans tumulus apparent et bien dégradé. La chambre funéraire, qui mesure environ 2m de long et 0,90m de large, est orientée NS. Elle est essentiellement marquée par un dalle plantée, à l’E., mesurant 1,20m de long à sa base, 0,70m de haut et 0,15m d’épaisseur. A l’ O., et au N deux dalles couchées, dont celle du N. mesure 0,59m de long et 0,52m de large.

Historique : signalé par le groupe Hilharriak en 2011.

 

Xeruen Haut (dalle plantée)

2-Ascain- Xeruen -haut- d.p.

Commune d’Ascain.

Situation : coordonnées :N = 43°19’50’’ O = 01°38’16’’ Alt : 300m

Située à l’extrémité SE du plateau-

Description : Dalle de grés de forme triangulaire, plantée verticalement selon un axe NS., mesurant 1,10m à sa base, 0,90m de haut et 0,18m d’épaisseur.

Historique : dalle découverte par Blot J. en mars 2012

 

Xeruen Haut ( T)

3-Ascain-Xeruen Haut-T

Commune d’Ascain.

Situation : coordonnées : N = 43°19’50’’ O = 01°38’16’’ Alt 300m

Il est à 13m au N de la dalle plantée

Description :petit tumulus, discret, de terre et de pierres, mesurant 3m de diamètre et 0,30m de haut.

Historique : découvert par Meyrat F. en mars 2012.

 

Xeruen Haut (D ) Est

4-Ascain- Xeruen haut- D Est

Commune d’Ascain

Situation : coordonnées : N = 43°19’51’’ O = 01°38’15’’ Alt 300m

Il est à 27m au NE du Tumulus du même nom.

Description : Deux dalles parallèles, très inclinées vers l’E., quasiment couchées au sol, paraissent être les seuls vestiges d’une chambre funéraire, orientée EO, ; la dalle O. mesure1m à sa base, 0,70m de haut, celle à l’E. : 0, 90m à sa base, 0,53m de haut et 0,14m d’épaisseur en moyenne.

Historique : signalé par le groupe Hilharriak en 2011.

 

Xeruen Haut ( TH) (Photo planche 1 ) Photo n° 5

Commune d’Ascain.

Situation : coordonnées N = 43°19’51’’ O = 01°37’44’’ Alt : 280m

Situé en bordure nord d’une piste qui descend en oblique vers l’ouest au flanc nord de Larrun.

Description : tertre de 6m de diamètre, 0,40m de haut, asymétrique, érigé sur un terrain en pente vers le N.

Historique : découvert par Blot J en mars 2012.

 

Cas particulier

 

Arranoxola (pierre couchée)

112 -Ascain- Arranoxola-p.c.

Commune d’Ascain -Coordonnées : N = 43°19’00’’ O=01°37’56’’ Alt : 580m

Elle est située un peu au dessus et au sud du col ( à 560m d’altitude) qui reçoit la piste venant d’Arranoxola, et à l’Est du chemin dit de l’Impératrice..

Description : Dalle de grés épaisse de 0,42m couchée au sol, de forme triangulaire, mesurant 2,57m de long et 2,35m de large. On note d’évidentes traces d’épannelage sur son bord nord, mais il reste impossible de préciser la nature de cette dalle…

Historique : Dalle découverte en janvier 2013 par P. Badiola.

 

Trois Fontaines Erreka (dalle couchée 1)

39 - Ascain-Trois Font. Erreka d.c.1

Commune d’Ascain. -Coordonnées : N = 43°19’14’’ O = 01°37’41’’ Alt : 445m.

Elle est située sur un replat de la crête qui sépare le ruisseau des Trois Fontaines de son affluent de gauche.

Description : dalle de grés local, grossièrement parallélépipédique, allongée selon un axe NE-SO, mesurant 1,93m de long, 1,38m dans sa plus grande largeur, 1,06m à sa base et 0,33m d’épaisseur. Cette dalle présente des signes d’épannelage sur tout son pourtour N ainsi qu’à sa base SO. Dalle découverte par Meyrat F. en avril 2011.

 

Trois Fontaines Erreka ( dalle couchée 2)

40 - Ascain-Trois Font. Erreka - d.c.2

Commune d’Ascain. Coordonnées : N = 43°19’19’’ O = 01°37’32’’ Alt : 435m.

Elle est à 400m à l’Est de la dalle couchée n°1. A 400m à l’Ouest coule le ruisseau Trois Fontaines Erreka..

Elle repose au sommet d’ un filon rocheux, dont elle est indépendante. Cette dalle de grés local de forme triangulaire, mesure 2,80m de long, et 1,25m à sa base. Son épaisseur varie entre 0,30 et 0,40 m. Il semble que sa base et une partie de son bord NE soient épannelés. Dalle de carriers « modernes » ?

Dalle découverte par Meyrat F. en avril 2012.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 18:47

 

Le Tumulus de La croix Garat que nous avions décrit en 1979, ( 30- p.11), n’a pas été endommagé en 1974 comme nous l’avions écrit par erreur, il est intact. ( Il s’agit plus d’un Tumulus-cromlech ).

Coordonnées : N = 43°04’11’’ O = 01°01’32’’ Alt : 1039m

 

Albinze ( C )

44 -Alcay - Albinze C

Commune d’Alcay-Alcabéhéty –Sunharette.

Situation : Coordonnées : N = 43°04’02’’ O = 01°01’13’’ Alt : 1110m.

Il se trouve au nord, et un peu en contre-bas du TC d’Ugatze que nous avons fouillé en 1974, de l’autre côté du virage de la route.

Description : Petit cercle de 3m de diamètre, légèrement en relief, délimité par 7 pierres au ras du sol

Historique : monument découvert par L. Millan en mai 1989.

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 07:27

Handiague ( TH1)

71-Aincille- Handiague (T) ou TH

Commune d’Aincille.

Situation : Coordonnées : N = 43°07’18’’ O = 01°11’08’’ Alt : 700m

Il est situé à l’extrémité E. de la longue crête d’Handiague, un peu décentré vers le sud par rapport au sommet, érigé sur un terrain en légère pente vers l’E.. Il est à 80m à l’O. d’une piste pastorale et à 70m au N d’une seconde, carrossable, perpendiculaire à la première.

Description : Tumulus de 6 mètres de diamètre et 0,40m de haut à l’ouest, présentant une dépression centrale de cinq à dix centimètres de profondeur. Son asymétrie, et le terrain en pente semblent évoquer un tertre d’habitat, quoique les points d’eau soient assez éloignés.

Historique : . Tertre découvert par Meyrat F. en août 2012.

 

Handiague (TH2 )

117- Aincille - Handiague TH 2

Commune d’Aincille .

Situation : Coordonnées : N = 43°07’10’’ O = 01°10’ 49’’ Alt : 730m.

Il est situé à la naissance d’un petit ruisseau sur le flanc nord du plus haut sommet de la crête d’Handiague, ( 761m d’altitude)., à proximité de la piste qui y monte.

Description : Tertre circulaire de prés de 4m de diamètre et 080m de haut, constitué de terre .

Historique : tertre découvert par F. Meyrat en janvier 2013.

 

Handiague (C ) 2

130- Aincille - Handiague C2

Commune d’Aincille.

Situation : Coordonnées : N = 43°07’43’’ O = 01°11’38’’ Alt : 480m.

Les deux cromlechs C2 et C3 ( douteux) sont quasi tangents et situés à l’extrémité d’un promontoire qui apparaît au flanc ouest de la crête d’Handiague.

Description : petit cromlech de 3,50m de diamètre, ; 4 pierres de faible volume sont visibles dans la moitié nord, et 1 autre au SO. Légère dépression centrale.

Historique : monument trouvé par le groupe Hillarriak en Janvier 2013.

 

Handiague ( C ) 3

131-Aincille Handiague - C3

Commune d’Aincille.

Situation : distant d’une trentaine de centimètres au NO du précédent

Description : 9 pierres de très faible volume, au ras du sol, sont visibles sur un demi cercle qui serait la moitié nord du cromlech. Légère dépression visible au centre.

Historique : monument trouvé par le groupe Hillariak en janvier 2013.

 

Handiague (C ) 4

132- Aincille - Handiague - C4

Commune d’Aincille.

Situation : coordonnées : N = 43°07’39’’ O = 01°11’34’’ Alt : 533m

Toujours sur le flanc ouest de la crête Handiague, mais sur un promontoire plus en altitude que celui qui porte C2 et C3

Description : Ces deux monuments sont eux aussi tangents

Ce monument se rattache aux cromlechs surélevés ou aux « tumulus cromlechs » Tumulus de 0,30m de haut environ avec une dépression centrale peu marquée. Au centre une « structure »formée de 3 pierres d’un volume notable ( 0,90m x040m en moyenne) plus 3 ou 4 autres nettement plus petites pourraient représenter une « ciste »centrale. A la périphérie du tumulus une dizaine de pierres de volume modeste semblent délimiter un cercle de 6m de diamètre. Etant proche d’une rupture de pente des phénomènes de soutirage semblent avoir eu lieu dans le secteur SE, par contre le secteur NE. paraît avoir bénéficié d’un empierrage de soutènement.

Historique : monument découvert par le groupe Hillariak en janvier 2013.

 

Handiague ( C ) 5

133-Aincille - Handiague C5

Commune d’Aincille.

Situation : à quelques centimètres au NO. du précédent.

Description : monument très légèrement tumulaire, et petite dépression centrale, de 4m de diamètre. Une vingtaine de pierres sont visibles en périphérie, au ras du sol, plus nombreuses dans la moitié E., la moitié O. est le siège de soutirage du à la proximité de la rupture de pente.

Historique : monument découvert par le groupe Hillarriak en janvier 2013.

 

Handiague ( C8 )

116- Aincille - Handiague C8

Commune d’Aincille .

Situation : coordonnées : N = 43°07’20’’ O = 01°10’59’’ Alt : 690m.

Situé sur un plateau, avant la rupture de pente, il est à une quinzaine de mètres à l’Est de la piste qui descend vers le niveau inférieur de la crête d’Handiague, ou se trouve le cromlech n° 1.

Description : cercle de 3m de diamètre environ, délimité par 4 pierres dont 3 blocs de poudingue très visibles ( le plus grand, au N., mesure 0,90 x 0,90m et 0,40m de haut).

Historique : monument trouvé par Blot J. en janvier 2013.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 10:30

Bilgotza Mendebalde – ( T ) 1

14-Ahaxe- Bilgotza Mendebalde T 1

Commune d’Ahaxe.

Situation : coordonnées : N = 43°07’07’ O = 01°09’49’’ Alt : 715m

Il est situé à 6m au NE de la piste

Description : petit tumulus, peu visible, de terre et de petites pierre mesurant 3m de diamètre et 0,30m de haut

Historique : découvert en février 2011 par A Martnez

 

Bilgotza Mendebalde – ( T ) 2

15- Ahaxe-Bilgotza-Mendabalde T 2+ T 1

Commune d’Ahaxe.

Situation : coordonnées : situé à 15m au sud du n° 1, de l’autre côté de la piste

Description : petit tumulus peu visible, de terre et de petites pierres, mesurant2,10m de diamètre et quelques centimètres de haut

Historique : découvert par le groupe Hilharriak en février 2011

 

Bilgotza Mendebalde- ( T ) 3

16-Ahaxe- Bilgotza Mendabalde T 3

Commune d’Ahaxe.

Situation : à 23m à l’O du Tumulus n° 1, en plein milieu de la piste

Description : petit tumulus de faible hauteur, mesurant prés de 3m de diamètre, constitué de terre et de pierres.

Historique : découvert par Blot J. en mars 2012

 

Burguista ( D )

70- Ahaxe - Burguista (D) vue Sud

Commune d’Ahaxe.

Situation : Coordonnées N = 43°07’49’’ O = 01°11 03 Alt : 530m.

Il est situé au milieu du col délimité par 2 petites éminences dominant la borde de Burguista.

Description : Tumulus très visible de 10m de diamètre , érigé sur terrain plat, constitué de terre et de pierres, particulièrement visibles dans sa partie E. ; il est plus haut dans sa moitié E.( 0,60m de haut) que dans sa partie O. ( 0,30m de haut). Au centre se voit une importante dépression de 2,40m à 2,70m de large et 0,40 de profondeur, résultant d’un fouille ancienne. Une dalle de grés local est couchée sur le flanc nord du tumulus, inclinée vers le centre de l’excavation ; elle mesure2,30m de long, dans son axe EO., de 1, 25 à 1, 30m de large et une épaisseur de 0,30 à 0,40m. Il pourrait s’agir d’un vestige de la table de couverture ; aucun autre montant de la chambre funéraire n’est visible.

Historique : ce monument nous a été signalé par C. Chauchat en mai 2012.

 

Handiague (C 1)

113 - Ahaxe -Handiague C1

Commune d’Ahaxe

Situation : coordonnées : N = 43°07’34’’ O = 01°11’22’’ alt : 620m

Il est situé à l’extrême ouest de la longue crête d ‘Handiague , sur un terrain en pente très douce vers le nord-est. Terrain encombré d’une végétation drue ( fougères, touyas) ; à environ 5m au NE de la piste qui parcourt la crête.

Description : Cercle de 3,30m de diamètre, délimité par 16 blocs bien visibles, dont 14 de poudingue et 2 de grés local ; au centre trois autres dalles de grés et un petit bloc de poudingue sont visibles sans qu’on puisse dire qu’ils forment une ciste.

Historique : monument découvert par I. Gaztelu, A. Martinez et L. Millan en janvier 2013.

 

Handiague ( C ) 6

134-Ahaxe- Handiague C6

Commune d’Ahaxe.

Situation : coordonnées : N = 43°07’38’’ O = 01°11’24’’ Alt : 600m.

Situé plus au N. que le monument C1, sur cette même crête, mais un peu plus bas.

Description : Avant son dégagement ( F. Meyrat), ce monument était peu visible, encombré de végétation avec un houx poussant en son milieu. Il est adossé, à l’O. à un important bloc rocheux. Cromlech légèrement tumulaire (0,20m de haut), il semble présenter deux cercles : un cercle central fait de 8 pierres et ayant 2,20m de diamètre, et un extérieur de 3,30m de diamètre et 9 pierres. Toutes ces pierres ont des volumes variables, allant du pavé au volume de 2 ballons de football.

Historique : monument découvert par le groupe Hillariak en janvier 2013.

 

Cas particulier :

Handiague ( C ? ) 7

135-Ahaxe- Handiague 7 -vue d'ensemble

Commune d’Aincille. Situation : coordonnées : N = 43°07’34’’ O = 01°11’21’’ Alt : 623m.

Il est situé à une vingtaine de mètres à l’est du C1, et légèrement plus en hauteur.

Description : « monument » très curieux constitué de grandes pierres, plus ou moins espacées, ( pouvant atteindre 1,80m de haut) dont certaines paraissent naturellement en place, d’autre non., délimitant un cercle (approximatif) de 10m de diamètre, dont le centre est parfaitement plat et dépourvu de pierres. Est-ce un espace parfaitement naturel, ou aménagé ( parc pastoral ?espace funéraire , lieu de réunion ?) - Signalé par le groupe Hillariak en janvier 2013.

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 08:13

Les tumulus-cromlechs de Millagate ( Miragarate) IV et V

à Larrau (Pyrénées Atlantiques).

 

Résumé :

Ces deux monuments funéraires, construits tous deux à l’âge du Fer, sur des pâturages souletins d’altitude et dans un magnifique décors de montagne, nous ont fait faire de grand progrès, au cours de deux campagnes de fouilles, dans la connaissances de ce type de monuments si fréquents dans les montagnes du Pays Basque.

 

 

Introduction :

Les fouilles effectuées sur ces deux monuments funéraires, de même type architectural, mais forts différents quand aux détails de leur construction, nous permettrons d’approcher, en les comparant avec les résultats d’autres fouilles en Pays Basque, quelques unes des modalités du rite d’incinération qui était pratiqué dés avant le premier millénaire AV-JC.

 

Historique des recherches.

Un groupe de quatre tumulus-cromlechs, à Millagate, a été publié pour la première fois dans le Bulletin du Musée Basque en 1968 ( 21) par P. Boucher et . Chauchat. Ces monuments sont érigés sur la crête de Millagate, en un endroit où elle affecte un aspect de plateau, à l’ouest nord-ouest du pic d’Orhy, et séparé de celui-ci parle col « Thartako lepoa » – Coordonnées GPS des monuments : N = 43°00’36’’ O = 01°01’48’’ Altitude : 1444m.

Lors de nos prospections ultérieures de l’ensemble d’Iparralde, nous avons identifié de nombreux autres monuments, en particulier sur les hauteurs avoisinantes, et à Millagate même ( le n° V). Eux aussi ont été publiés dans le Bulletin du Musée Basque ( 5 ).

Ce groupe de 5 tumulus-cromlechs a la « malchance » d’être érigé sur un site qu’affectionnent tout particulièrement les chasseurs de palombes qui en avaient déjà détérioré un, les quatre autres présentant des traces de fouilles plus ou moins anciennes. Avec tous les accords nécessaires ( du maire de Larrau, Mr. Accoceberry, de Mr. P. Boucher, et de la Direction des Antiquités d’Aquitaine ), nous avons procédé au cours de deux années successives ( 1986 et 87) à une fouille de sauvetage des n°IV et n°V, avant que d’autres dégâts ne viennent enlever toute valeur archéologique à ces très beaux monuments.

 

Le tumumus- cromlech de Millagate IV.

1-Larrau- Millagate - TC 4

Il se présente sous la forme d’un tumulus de 12m de diamètre et 0,50m de haut. La périphérie en est délimité par une couronne de 29 pierres de calcaire blanc ( le péristalithe), de dimensions variables, plus volumineuses au nord et au nord-est. Une dépression ovalaire, dans le quart sud-est signait une fouille ancienne n’ayant heureusement pas atteint la région centrale.

La technique de la fouille a consisté à creuser une tranchée périphérique autour du péristalithe dans sa moitié nord, et deux autres vers la région centrale.

2 - Larrau - Millagate - TC -4 - plan

Le péristalithe :

3 - Larrau - Millagate -T C - 4.

cette couronne comporte en fait deux cercles de pierres : 

un cercle externe constitué de grandes dalles ou blocs de calcaire blanc, profondément enfouies, jusqu’à 0,80m sous la surface, franchissant un lit caillouteux que l’on peut considérer comme le paléosol ; elles sont assez régulièrement espacées, et ne présentant pas de traces évidentes d’épannelage. Leur importance, comme peut leur faire attribuer un rôle de contention pour la masse du tertre sans qu’on puisse écarter le rôle « rituel » du cercle ( protection du monde des vivants de l’influence « néfaste des morts » ou inversement).

Un cercle interne, concentrique et tangent au précédent, cercle continu constitué de blocs de calcaire blanc de dimensions et formes variées mais nettement plus petits que les précédents, et disposés en 3 ou 4 assises successivement de l’extérieur vers l’intérieur et de bas en haut ; rôle probablement rituel et (ou) décoratif.

 

La région centrale :

4 - Larrau - Millagate -TC - 4.

Un coffre en dalles de grés triasique violet apparaît au centre, sa dalle de couverture est recouverte de 14 blocs de calcaire blanc ; les quatre parois verticalement enfoncées profondément franchissent elles aussi le paléosol, trois d’entre elles sont faites d’une seule dalle, celle en ouest de 2 éléments.

Contenu du coffre : ce contenu revêt une importance capitale pour la compréhension du rite d’incinération. Tout d’abord apparaît, bien groupé au centre, un dépôt de fragments d’ossements humains calcinés, d’un poids total de 1,7 kg, étalé sur une surface de 0,40mx0,20m et 0,10m de profondeur en moyenne ; ils n’étaient pas mélangés aux charbons de bois. Ces ossements reposaient sur une couche de terre argileuse mêlée de cendres et de fragments de charbons de bois ; sous ces derniers, aux extrémités nord et sud, on pouvait noter 2 petites aires d’argile rubéfiée. Tout le reste n’était que l’argile stérile du coffre.

5- Larrau -Millagate-TC 4

Le mobilier : aucun n’a été trouvé, ni dans la région centrale, ni dans le péristalithe.

Les restes osseux.

Ces restes, regroupés en un amas non structuré, n’occupaient qu’une faible partie du coffre central. L’étude anthropologique en a été confiée au Pr H. Duday du Laboratoire d’Anthropologie de l’Université de Bordeaux 1. Nous ne citerons ici que les passages principaux de sa conclusion (22)  : « …les restes incinérés d’un seul individu, un adulte probablement de sexe masculin, mort à un âge relativement avancé. Il ne semble pas y avoir de dépôt de faune associé à la sépulture. On retiendra en premier lieu l’exceptionnelle conservation des ossements ( prés de 1500g), qui a autorisé une identification relativement poussée. Le squelette du tronc est manifestement sous représenté par rapport à la tête et aux membres. Ce fait pourrait évidemment correspondre à un ramassage sélectif sur le bûcher , néanmoins on a observé, ici, des indices de crémation plus intenses au niveau de la moitié supérieure du corps, de sorte que la disparition d’une large part des côtes et des vertèbres peut être due à un processus de destruction différentielle par le feu. Il n’y a , par contre, aucun argument qui puisse permettre d’évoquer une opération de tri préférentiel favorisant les restes crâniens. » En dehors des signes bien classiques d’arthrose constaté chez cet homme d’âge mur, le Pr. Duday note au niveau du tarse que les talus sont presque complets et que « ces deux pièces présentent sur la face supérieure du col des prolongements antérieurs de la trochlée particulièrement accusés qui intéressent à la fois les versants médial et latéral de l’articulation ; il s’agit là des classiques facettes d’accroupissement liées à l’hyperflexion répétée du coup de pied ». Et, de vive voix, le Pr Duday m’évoquait ce berger des temps anciens, souvent accroupi à la surveillance de ses troupeaux…

Résultat de la mesure d’âge par le carbone 14.

Effectué au Centre des Faibles Radioactivités de Gif-sur-Yvette, sur des charbons de bois du coffre : n.Gif : 2120 +/- 60. BC. , ce qui donne une période s’étendant entre 354 années avant J.C. et 12 après.( calibration de Pardur et Mtchzynska ).

6 - Larrau - Millagate - TC - 4 - plan

 

 

 

Interprétation des résultats.

Tout d’abord on rappellera que le site d’implantation n’est jamais indifférent : ligne de crête, vue dégagée sur l’horizon, et il nous semble même qu’ici on privilégié une situation face au pic d’Orhy, au plus prés de lui : culte d’une divinité de la montagne ? «  montagne-divinité » ?

L’absence de sole rubéfiée importante au niveau du monument suggère que le lieu du bûcher d’incinération est distinct de celui du monument. Par contre l’existence d’argile rubéfiée sous les charbons de bois évoque la possibilité que ceux-ci aient été déposés à l’état de braises, donc que le foyer d’incinération était proche, et le monument déjà bien avancé dans sa construction. Contrairement à ce qui paraît être la règle générale, le recueil des débris osseux semble avoir été fait, ici, avec un grand soin, puisque toute les parties du squelette sont représentées ; habituellement il n’y a que de très rares ossements calcinés, ou même aucun .

Très probablement un certain rang social du défunt a justifié un tel soin et un si beau coffre…et Millagate IV apporte une réponse à ceux qui pouvaient douter de la finalité funéraire de ce type de monument. Nous reviendrons sur ce point à la fin de notre exposé sur Millagate V.

Enfin, l’absence de mobilier peut en partie s’expliquer par le fait que la totalité du monument n’a pas été fouillée, mais l’expérience nous a aussi montré que les dépôts dans nos monuments à incinération sont exceptionnels, fragmentaires, parce que le rituel était peu exigeant ou que la pauvreté de ces bergers de la protohistoire ne leur permettait pas ce luxe.

 

Le tumulus - cromlech de Millagate V.

7-Larrau - Millagate - TC 5

Situé à une bonne quarantaine de mètres au nord ouest du précédent, ce monument a été découvert par nous en 1985 et publié dans le compte rendu de fouilles de 1987. Pour les mêmes raisons que pour Millagate IV, nous avons procédé à une fouille de sauvetage, muni des mêmes autorisations officielles. Le tumulus-cromlech Millagate V était fort discret, un léger mouvement de terrain révélant un tumulus de 8m de diamètre, délimité par 3 pierres bien visibles et par les sommets de 7 autres affleurant à peine la surface. Une importante dépression ovalaire en secteur sud-est signait une fouille ancienne n’ayant heureusement pas atteint la région centrale.

Nous avons procédé, au dégagement des secteurs nord-est et sud- ouest de la couronne périphérique sur trente à quarante centimètres de profondeur. Le centre a été exploré par une tranchée partie du péristalithe et élargie en un carré de 3m de côté.

8-Larrau - Millagate 5 - plan11-Larrau - Millagate 5 - coupe.

Le péristalithe 

9 - Larrau - Millagate -T C - 5

il est formé de petites dalles ou de blocs de calcaire blanc provenant des pointements rocheux voisins ; comme précédemment, on ne note aucune trace de taille sur ces éléments disposés sans ordre à 20 centimètres de profondeur. Il n’y a pas d’alternance entre de grandes et de petites pierres, ni de double « couronne » externe et interne comme à Millagate IV.

La region centrale :

10 - Larrau - Milagate -T C - 5

Au centre géométrique du monument, et à trente centimètres de profondeur, est apparue une structure en pierres sèches, affectant la forme d’une petite couronne circulaire, mesurant deux mètres de diamètre « hors tout » en partie effondrée. Un grand nombre de blocs calcaires sont en effet éparpillés à l’extérieur du cercle ; la disposition initiale en 2 assises de blocs superposés persiste en de rares endroits, ceux de la base étant les plus volumineux. Cette disposition fragile n’a pas résisté au temps et au piétinement des animaux.

Dans l’aire délimitée par cette construction circulaire, et contrairement à ce que l’on aurait pu supposer, nous n’avons trouvé ni charbons de bois, ni mobilier, ni fragments osseux.

Par contre, en soulevant les pierres de la base de cette couronne est apparu un dépôt assez abondant de cendres et de charbons de bois, d’environ 0,10 à 0,15m de large suivant les endroits et épais d’environ un centimètre. Fait important : la terre sous-jacente aux charbons de bois est rubéfiée de manière constante et régulière, ce qui incite à penser qu’ils ont du être ramassés à l’état de braises.

Les restes osseux : quelques très rares fragments osseux calcinés, non identifiables, on été retrouvés sous une seule pierre, mélangés au charbons de bois,. Il ne semble pas qu’on puisse voir là un dépôt volontaire, mais bien plutôt un prélèvement fortuit de ces particules dans les restes du bûcher d’incinération.

Le mobilier : inexistant dans les parties explorées de ce monument.

Résultat de la mesure d’âge par le carbone 14.

Effectué sur des charbons de bois du cercle central au Centre de Gif-sur-Yvette : n.Gif 7559 : 2730 +/- 60., soit une période s’étendant entre 1118 et 812 avant J.C. (calibration par Pardur et Mtchzynska ).

 

Comparaisons avec Millagate IV .

 

- Les points communs sont nombreux : tous deux sont des tumulus-cromlechs, érigés dans un même paysage somptueux, le matériau est le calcaire local, il n’y a aucun mobilier, il y a eu incinération.

- Mais les différences l’emportent : les dimensions de Millagate IV sont bien supérieures, avec un tertre important et un péristalithe  constitué de deux couronnes de pierres, dont l’externe faite de volumineux éléments. Enfin, la présence dans un coffre central, d’un contenu osseux est si complet, en fait un monument à incinération unique à notre connaissance en Pays Basque. On notera enfin que Millagate 5 a été le premier monument construit – à l’âge du Bronze- et que Milllagate 4 est venu bien plus tard, à la fin de l’âge du Fer.

 

Comparaisons avec les autres monuments fouillés en Iparralde.

Le rituel d’incinération .

 

Il est intéressant de comparer ces deux monuments avec les résultats que nous avons obtenus au cours des fouilles de 23 autres monuments et de 10 sondages en Iparralde. Une synthèse semble pouvoir se dégager de l’ensemble de ces travaux et peut sans doute permettre de se faire une idée, ne serait-ce qu’approximative, de ce que pouvait être le rituel d’incinération dans nos montagne durant la protohistoire.

L’incinération débute chez nous à l’âge du Cuivre ( Tumulus Irau 4 (13) : 3850 +/- 90 soit 2560- 2057 avant JC.), elle existe durant tout l’Age des Métaux, et perdure même en période Historique, ainsi que le confirment les datations au C14 ou la typologie du mobilier, ( fig.12).

 

Le rituel d(incinération : les éléments.

L’incinération est déjà une action symbolique en soi, n’attachant que peu de valeur au côté matériel du corps, que l’on brûle, et du monument, beaucoup moins spectaculaire que les dolmens du rite précédent d’inhumation. Ensuite il semble bien que tous les défunts n’aient pas bénéficié d’un monument ( études statistiques), mais plutôt quelques privilégiés, dont la position dans l’échelle sociale de l’époque justifiait ce choix ( la société de l’âge des Métaux est déjà une société hiérarchisée, avec ses prêtres - ou chamans - ses forgerons, ses chefs guerriers, ses chefs bergers etc.). Rappelons enfin que le monument funéraire à incinération paraît dédié à un seul individu, contrairement aux monuments précédents à inhumation, à usage multiple et répété. Il en existe 3 variétés architecturales : le cercle de pierres ( ou cromlech) le tumulus, de terre ou de pierres, dit tumulus simple, et le tumulus cromlech, associant tumulus et péristalithe. Comme l’avait signalé depuis longtemps J.P. Mohen ( 23 ) et comme nos fouilles l’ont confirmé ces 3 types de monuments ne sont que des variante d’un même rite d’incinération.

Ces monuments peuvent se trouver isolés, mais plus souvent groupés en nombre plus ou moins important et en altitude : c’est une « nécropole ».  Il s’agit souvent d’un lieu dégagé, en altitude, prés de pistes pastorales, ( ligne de crête, haut plateau, col), et Millagate en est un magnifique exemple. Ces lieux sacrés qui serviront pendant des siècles (14), recèlent soit des monuments de même type architectural ( Milllagate : 5 tumulus cromlechs - Errozate : 4 cromlechs (3)-), soit deux variétés sur trois ((Apatessaro : 5 cromlechs, 5 tumulus (9)- ), soit les trois types ( Méatsé : 11 cromlechs, 1 tumulus, 1 tumulus cromlech – Okabé : 20 cromlechs, 8 tumulus, 4 tumulus cromlechs (4)-). La coexistence de monuments de types différents peut se voir dans une même nécropole, même si ils sont contemporains ; mais on constate alors que les monuments de même type architectural sont regroupés ensemble, même si ils ne sont pas contemporains : Okabé, Apatessaro etc. et Millagate sont dans ce cas.

Enfin dans une nécropole, on constatera ( comme ici) que les monuments les plus soignés, les plus « beaux » sont dans le site ayant la plus belle vue - et inversement - ceci n’étant pas le fruit du hasard, mais plus probablement du au rang social du défunt.

 

Les différentes étapes du rituel : essai de proposition

.Le choix du bois du bûcher semble avoir privilégié le chêne à feuille caduque, et pas forcément l’essence la plus proche à l’époque. La construction du monument devait débuter rapidement après le décès, afin que tout soit prêt pour recueillir les prélèvements effectués sur ce dernier. Prenons comme exemple la construction d’un cromlech : monument le plus fréquent.

Après avoir délimité une circonférence au sol, on procédait à l’enlèvement des terres afin de pouvoir disposer les élément du ou des cercles périphériques, et du réceptacle central. L’architecture de ces structures dépendait beaucoup du matériau local, toujours utilisé, et les monuments de Méatsé ( Itxassou) avec leurs péristalithes et leurs coffres centraux en dalles de grés triasique, souvent épannelées, l’emportaient de beaucoup en esthétique sur ceux, par exemple, de Sohandi, en blocs de poudingue ((8). La variété des architectures réalisées est infinie : on peut voir des réceptacles centraux sous forme de coffre très élaborés, ( Méatsé 8, ( 18), Méatsé 11( 19), Méatsé 12 (17), ou plus simples, d’un petit cercle de pierres, d’un amas pierreux, d’une pierre seule, ou même rien du tout…L’architecture des tumulus-cromlechs ne diffère guère des précédents, sauf par des dimensions en général plus grandes…et la présence d’un tertre ou tumulus en terre (Millagate IV et V, Bixustia (1)-) ou en pierres ( Zuhamendi 3 (2) Pittare (7) . On retrouve les péristalithes doubles ( Millagate IV - Zaho 2 (10)-) et des péritalithes simples ( Millagate V, Bixustia). Les tumulus simples, sont de même structure que les tumulus-cromlechs, péristalithe en moins !

 

Des gestes symboliques : on les note à toutes les étapes de la réalisation du monument :

- Les dépôts de charbons de bois prélevés sur les restes du bûcher sont fréquents mais non obligatoires : leur localisation est variable : dans le réceptacle centrale ( Milllagate IV, Zaho 2, Méhatzé 5 (6), Okabé 6 ; à côté du réceptacle : Irau 4 ; sous les pierres de la couronne central : : Millagate V et même un semis de charbons de bois, sur le monument, en cours de réalisation.

- Les offrandes : Il peut s’agire d’objets métalliques : pointe de lance à Zaho 2 , talons de javelot à Errozaté 2, ou même de céramiques ( Bixustia, Apatessaro 1 bis (9)-). Ces objets en métal ou non, ont subi l’action du feu, sont brisés, incomplets et comme le soulignait J.P. Mohen : « la partie vaut pour le tout ». On peut trouver parfois des pièces lithiques variées : lame de silex à Heguieder 7 (15), chopper ayant servi à tailler les dalles du monument Méatsé 12 et même, plus curieux mais non moins intéressant, dans quelques cas exceptionnels ( Méatsé 12, Mendittipi ), de petits galets ronds ( un par monument) : il semble qu’on puisse y voir, avec nombre d’ethnologues, le symbole de l’œuf contenant tout le passé mais aussi tout le futur. Ce serait, sur un plan symbolique, un peu comme l’orientation vers l’est des dolmens, vers le soleil levant ( idée de renaissance, de vie future). On peut aussi constater qu’il y a eu des jets de petites pierres sur le monument une fois celui-ci achevé. ( Okabé 6).

- Les dépôts osseux humains calcinés : ils sont très rares ( et très peu abondants, comme à MillagateV) , quand ils ne sont pas totalement absents et c’est en cela que l’abondance d’ossements recueillis à Millagare IV en fait « l’exception qui confirme la règle » On à voulu attribuer cette rareté à l’acidité du sol qui dissoudrait les restes osseux : il est aisé de répondre que les charbons de bois neutralisent cette acidité et conservent les fragments osseux …quand il y en a. A Errozaté, nous avons trouvé un fragment de côte calciné, reste éminemment friable et fragile, mais conservé sur son lit de charbon de bois, ce qui laisse supposer que ce seul fragment avait été déposé là, très certainement recueilli par hasard. Il apparaît donc que le rituel n’exigeait pas, en règle générale, le recueil de l’ensemble des restes humains, mais qu’un prélèvement symbolique sur les restes du bûcher suffisait largement qu’il y ait ou non des restes osseux dans ce prélèvement. Enfin, comme le suggère le résultat des fouilles, et comme le confirme Millagate IV, il semble bien que ces monuments à incinération n’aient été destinés qu’à un seul individu ; mais, dés lors qu’ils ne contiennent pas l’ensemble des restes du défunt – ou que d’une manière symbolique – on peut dire que ce sont, sauf exception ( Millagate IV) des cénotaphes plutôt que des sépultures(16).

 

Conclusion :

Ces gestes symboliques, ces variantes suivant chaque monument ( aucun n’est identique à un autre) traduisent ainsi une grande liberté d’expression des officiants suivant leur personnalité, leur inspiration du moment, le niveau social du défunt et…les conditions géologiques locales. Mais des constantes de base sont respectées ( de localisation, architecturales, dimensionnelles).

La nécropole de Millagate, érigée dans un des sites les plus majestueux du Pays Basque, ne contient qu’un nombre modeste de monuments, mais par sa richesse d’informations, et comme tous les sites patrimoniaux de ces époques, elle exige tout notre respect. Les datations obtenues, de la fin du deuxième millénaire à la fin du premier assurent une certaine continuité architecturale et de rite, au cours de la protohistoire et avec les monuments construits en période Historique, mais dans la tradition protohistorique.

Elle évoque une société élaborée, avec ses modes de pensée très proches des nôtres, ses peines et ses espoirs, et son respect des défunts ; ses rites funéraires sont, comme de nos jours, le reflet du statut des vivants. Le pic d’Orhi qui se profile en arrière plan de la nécropole nous rappelle que le célèbre proverbe basque Orhiko xoria Orhin laket, ( l’oiseau d’Orhi ne se plaît qu’à Orhi, autrement dit : le Basque ne se plaît qu’en Pays Basque) semble s’appliquer autant aux défunts qu’aux vivants, et ce depuis les temps les plus anciens.

Bibliographie

 

Blot Jacques :

1 - 1976 – « Les tumulus de Bixustia et de Zuhamendi. Compte rendu de fouille 1975. ». Bulletin du Musée Basque n° 74.

2 - 1977 – « Le tumulus de Zuhamendi III. Compte rendu de fouille 1975. ». Bulletin du Musée Basque n° 75.

3 - 1977 – « Les cromlechs d’Errozaté, compte rendu de fouille 1973. ». Bulletin du Musée Basque n° 78

4 -1978 – « Le cromlech d’Okabé n° 6,compte rendu de fouille 1976. », Bulletin du Musée Basque n° 79.

5-1979 – « La Soule et ses vestiges protohistoriques » Bulletin du Musée Basque n°83.

6 - 1983 – « Le tumulus-cromlech Méhatsé 5, compte-rendu de fouille1977. ». Bulletin du Musée Basque, n°102.

7 - 1984 – « Le tumulus-cromlech 1 de Pittare. Compte rendu de fouille 1977. ». Bulletin du Musée Basque n°106.

8 - 1985 – « Les cromlechs de Sohandi. Compte rendu de fouille1980. ». Bulletin du Musée Basque n° 109

9 - 1986 – « Les cromlechs Apatessaro 1 et 1bis, compte rendu de fouille 1981 ». Bulletin du Musée Basque n° 112.

10 - 1989 – « Le tumulus-cromlech Zaho 2, compte rendu de fouille de sauvetage 1983 ». Bulletin du Musée Basque, n° 124.

11- 1990 – « Le tumulus Millagate 4, compte rendu de fouille 1986 ». Bulletin du Musée Basque n° 128

12 - 1991 – « Le tumulus Millagate 5, compte rendu de fouille 1987 ». Bulletin du Musée Basque n° 132

13 - 1992 – « Le tumulus Irau 4, compte rendu de fouille ». Bulletin du Musée Basque, n° 134.

14 – 1993 – « Archéologie et Montagne Basque » Ed. ELKAR

15- 1995 – « Le cromlech Heguieder n° 7. Compte rendu de fouille de sauvetage 1992 ».

Bulletin du Musée Basque n°142.

16 – 1995 – « Contribution à l’étude des cercles de pierres en Pays Basque de France ». Bulletin de la Société Préhistorique de France . T. 2 – p. 525-548

17- 1996 – « Le cromlech Méatsé 12. Compte rendu de fouille 1994. ». Bulletin du Musée Basque n° 146.

18- 1997 – « Le cromlech Méatsé 8 . Compte-rendu de fouille 1992-93. » Bulletin du Musée

Basque n°149.

19 - 2002 - « Le baratz Méatsé 11. Compte rendu de fouille 1996. ». Bulletin du Musée Basque n°160

20–2009-2010-2011-2012-2013 : « Inventaire des Monuments Protohistoriques en Pays Basque » : Tome 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5.

Consultables : à la Bibliothèque du Musée Basque - A la Bibliothèque Municipale de Bayonne – A Bibliothèque Universitaire de Bayonne.

 

Chauchat Claude, Boucher Pierre.

21 - 1968 – « Notes de prospection mégalithique (III) cromlechs et tumulus de Cize et de la Soule ».

Bulletin du Musée Basque n°41-42.

 

Duday Henry.

22 -1992 « Le tumulus-cromlech de Millagate IV : étude des restes humains : » Bulletin du Musée Basque n°128.

 

Mohen J.P.

23 - 1980 - « L’Age du fer en Aquitaine » - Mémoires de la Société Préhistorique Française – Tome 14.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 12:28

Nous publions ici les caractéristiques de trois haches en pierre polie.Ces descriptions n’ont d’autre but que d’apporter une modeste contribution à la connaissance de ce type d’outil dans notre région.

 

La hache en pierre polie est l’objet le plus caractéristique du Néolithique,

( ici, aux environs de 3000 ans avant J.C.), période charnière de l’histoire humaine qui voit le chasseur cueilleur nomade de la préhistoire se transformer - sous l’influence des changements climatiques - en éleveur agriculteur. La hache polie va aider l’homme, devenu sédentaire, dans son activité de défrichement agropastorale, ou même pour la construction de nouvelles demeures. Des publications ont déjà été faites sur ce thème des haches polies dans notre région ( Marticorena P. 2008 ), et un travail universitaire est en cours par ce même auteur.

On trouvera ici la description de trois haches polies trouvées dans le Labourd.

 

Hache polie de Saint Pée sur Nivelle (Zirikolatz)

 

Cette hache nous a été confiée en avril 2009 par son inventeur, Mr. Desmartis Matthieu, d’Itxassou, à l’initiative de notre ami Jacques Cazaubon.

Elle a été trouvée lors de travaux d’aménagements forestiers en 2009.qui avaient lieu au nord de Saint-Pée-sur-Nivelle,( 64 310 ), dans une lande, au lieu dit Zirikolatz. D’après l’inventeur, les coordonnées seraient les suivantes,

N= 43°39’13’’ O= 01°55’73’’ - altitude :70m.

Des excavations d’une quarantaine de centimètres de profondeur avaient été creusées pour la plantations de jeunes arbres, et c’est en surface, dans la terre argilo-limoneuse remuée par ce travail que la hache a été repérée. Dans les environs immédiats, c’est à dire dans un rayon de 15 à 20 mètres ont été trouvés quelques simples éclats de silex - sans traces d’utilisation - pouvant évoquer une industrie du type paléolithique supérieur, et donc sans rapports évidents avec la hache elle-même.

Cette hache pourrait être en picrite, une roche magmatique, d’origine régionale. Son intégrité est respectée : elle est entière, ne présentant qu’une petite ébréchure sur le tranchant ; sa surface n’est pas altérée...Il s’agit d’un objet fini, dont la partie distale présente un double biseau symétrique ; sa fonction semble bien être celle d’une hache, quoique d’un volume modeste, plutôt une « hachette ». Son poids est de 285 grammes.

Cette hache affecte une forme trapézoïdale, de section ovale à faces symétriques légèrement aplaties ( photo 1). Elle mesure 116 millimètres dans son grand axe, 43 mm dans sa plus grande largeur et 18 mm d’épaisseur. Les côtés en sont sensiblement rectilignes et symétriques. L’extrémité distale ( ou tranchant) présente une convexité faible symétrique : la corde de l’arc mesure 41mmm. Le fil en serait rectiligne si il n’était quelque peu ébréché (photo 1).

L’extrémité proximale ( ou talon), est difficile à décrire : biseau double symétrique très émoussé, «  bouchardée », sans enlèvements ; la corde mesure 20 mm.

La technique de fabrication est indéterminable : débitage par sciage ? par taille ? Trois stries horizontales, bien visibles, parallèles au fil et dans l’angle de jonction du fil et du côté proche des traces d’enlèvement, évoquent fortement des traces de sciage. La finition, qui est bonne, a été obtenue par bouchardage, que l’on peut encore observer dans les zones qui n’ont pas été reprises par la dernière étape de la finition : le polissage ( photos 1 et 2 ). Ces zones respectées de bouchardage, peuvent traduire, de la part de l’artisan qui a fabriqué la pièce, soit une volonté de gagner du temps, soit une volonté de rendre plus efficace un emmanchement éventuel de l’outil. On constate sur la présente pièce que le polissage n’affecte qu’une petit moitié antérieure de l’outil et non les côtés, ce qui ferait pencher pour la deuxième hypothèse. Rappelons que le polissage d’une hache avait beaucoup plus une visée fonctionnelle - en vue d’un meilleur rendement à la coupe - qu’esthétique, même si ce point de vue n’est pas à négliger.

Quant à son utilisation, on ne note pas de traces évidentes d’emmanchement, ce qui n’exclut pas ce dernier, compte tenu de la persistance du bouchardage déjà signalée.

Les traces d’usure se résument à un fil proximal ébréché et a un petit éclat enlevé sur ce même fil. Il n’y a pas de stries sur les faces.

 

Photo 1

St Pée sur Nivelle ( Zirikolatz ).

 

Photo 2

St Pée sur Nivelle ( Zirikolatz ).

 

 

Hache polie de Saint-Jean-de-Luz (n° 1) (Maiuntenborda).

 

Cette hache a été trouvée par mon père, le Dr. Pierre Blot, ( 1900-1986)  au cours des années 1980 . Ce n’est que bien après son décès que j’ai retrouvé cette hache, avec un brève mention de sa localisation. J’avais toujours eu l’intention de la publier ; l’occasion m’en est donnée ici. Il s’agit d’une récolte de surface, très probablement après labours, dans un champ situé au lieu dit Maiuntenborda, situé en bordure et au sud de la D 855, a sa jonction avec une petite route venant de la D 307.Coordonnées : N= 43°40’67’’ O= 01°60’88’’.à 70m d’altitude.

Il semble bien qu’il s’agisse d’une roche magmatique, probablement de la picrite, d’origine vraisemblablement régionale.

Il s’agit d’un objet entier, dont l’intégrité est respectée ( photo 3), excepté un éclat enlevé à la partie distale d’une des faces, sans affecter sa forme extérieure. (Photo.4).

Cette hache est un objet fini, dont la partie distale présente un double biseau symétrique  ; sa fonction semble bien être celle d’une hache, d’autant que son poids atteint 970 grammes.

Elle présente une forme presque triangulaire, de section ovale, à faces symétriques légèrement aplaties. (Photos.3 et 4 ). Elle mesure 205mm dans son plus grand axe, 70mm dans sa plus grande largeur et 34mm d’épaisseur. Les côtés sont sensiblement rectilignes et symétriques. L’extrémité distale ( ou tranchant), présente une convexité faible, ainsi qu’une faible dissymétrie ; la corde de l’arc mesure 54 mm. Le fil en est parfaitement rectiligne ; seuls manquent 3 minuscules éclats. L’extrémité proximale présente un biseau double, très émoussé. L’enlèvement déjà signalé rend dissymétrique ce biseau qui ne l’était pas à l’origine. La corde de l’arc mesure 17 mm.

. Il n’est pas possible de préciser si l’objet a été obtenu par sciage ou débitage.

La finition, excellente, a commencé tout d’abord par bouchardage, que l’on peut encore observer dans les quelques zones où n’a pas été effectuée la dernière étape de la finition : le polissage. Ce dernier a été pratiqué su la plus grande partie de l’outil, y compris sur les côtés et une partie de l’extrémité proximale. Les quelques traces de bouchardage encore visibles sur l’extrémité proximale, et qui s’étendent un peu sur les côtés, ont été en parties atténuées par un polissage discret. Mais il est possible qu’on ait voulu, là encore, utiliser les aspérités de ce bouchardage dans un but d’emmanchement, probablement direct.

On note sur la face qui n’a pas l’enlèvement proximal, ( photo.3 ) trois fines et longues stries longitudinales, qui semblent être dues au passage d’engins agricoles. Il n’y a, par ailleurs, aucune trace d’usure ni de zone déprimée. Il est surtout remarquable que le fil actuel de l’extrémité distale, très net, soit le résultat d’un raffûtage dont les traces sont bien visibles ; les trois micro-éclats visibles sur ce fil, paraissent plus dus aux aléas des siècles qu’à un usage de coupe. L’enlèvement important noté sur une des faces de l’extrémité proximale ( photo.4), pourrait relever d’un choc accidentel perpendiculaire à cette même extrémité.

 

 

Photo 3

St Jean de Luz ( Maiutenborda).

 

Photo 4

St Jean de luz (Maiutenborda)

 

Cette hache pourrait-elle, après utilisation et raffûtage, avoir été ensuite volontairement conservée telle-que, occupant une place particulière en devenant un « objet-signe » survalorisé ? (Pétrequin, Jeunesse, 1995).

 

Hache polie de Saint-Jean-de-Luz (n°2) ( Duconténia).

 

: Elle a été trouvée lors des travaux d’aménagement de la fontaine dans le parc Duconténia ; nous n’avons pas d’autres précisions sur ses circonstances de découverte.

Cette hache en grés gris-beige, matériau fragile, a subi quelques dommages : le tranchant, très émoussé, présente de nombreuses traces d’enlèvements dus à l’usage ( photo 5), dont un particulièrement important ( 60 mm de long ). Ses deux faces et ses flancs portent de nombreuses rainures, plus ou moins profondes, probablement postérieures à son abandon.

Elle affecte une forme trapézoïdale, de section ovale, à faces symétriques légèrement aplaties et mesure 115 mm dans son grand axe, 47 mm dans sa partie moyenne, et 33 mm d’épaisseur. Les côtés sont sensiblement rectilignes et symétriques. L’extrémité distale devait présenter une faible convexité, difficile à apprécier actuellement étant donné qu’elle est très ébréchée. Il en est de même pour l’extrémité proximale ( photo 6), elle aussi fortement dégradée. Son faible poids ( 340 grammes) en fait plutôt une « hachette ».

Aucune trace ne permet de préciser la technique de fabrication (sciage ou débitage). La finition par polissage est totale, ce qui est aisé sur une roche aussi tendre ; aucune trace de bouchardage n’est visible.

Il n’existe pas de traces d’emmanchement de cet outil, ce qui n’exclut pas qu’il l’ait été. On peut cependant supposer que son utilisation a été intense à défaut d’être prolongée ( matériau fragile)…En effet son état de dégradation important suggère un abandon rapide, peut-être du fait de la difficulté de lui redonner un bon état fonctionnel.

 

 

Photo 5

St Jean de Luz (Duconténia).

 

Photo 6

St Jean de Luz (Ducontenia).

 

CONCLUSION.

Ces trois haches polies, ajoutées aux études en cours par ailleurs, (Marticorena P.) pourront ainsi, nous le souhaitons, même modestement, contribuer à une meilleure connaissance de ces objets en Pays basque.

 

BIBLIOGRAPHIE.

 

Marticorena P. (2008) – Haches polies et sociétés néolithiques en Pyrénées Atlantiques. Pré-Actes des 8° Rencontre Méridionale de Préhistoire Récente, Marseille, 7-9 novembre 2008, Marges, Frontières et transgressions, p.61.

Pétrequin P., Jeunesse C. (1995). - La hache de pierre. Carrières vosgiennes et échanges de lames polies pendant le Néolithique.( 5400-2100 av. J-C). Errance, Paris.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 08:11

 

Urdiakolepoa (TH)1
A 1- Anhaux- -Urdiakolepoa TH1Commune d’Anhaux.

Situation : Coordonnées : N = 43°07’35’’ O = 01°19’49’’ Alt : 920m.

Il est quasiment tangent à le berge Est de la route, et perpendiculaire à elle.

Description : Ce tertre, ovale, à grand axe EO, mesure 9,50m de long, 7m de large et 0,40 à 0,80m de haut suivant les endroits. On note l’empreinte, très marquée, du passage de l’ancienne piste ( environ 1m de large) à la moitié du tertre, perpendiculairement à son grand axe ; un bloc de schiste gris apparaît dans son quart NE.

Historique : tertre découvert par J. Blot en juillet 2011.


 

Urdiakolepoa (TH) 2

A 2- Anhaux -Urdiakolepoa (TH) n°2

Commune d’Anhaux .

Situation : il est à 10m au S-SO du précédent, et comme lui, tangent à la route actuelle.

Description : Il mesure 5 m de long, 3 de large et 0, 40m de haut environ. Son grand axe est orienté NO-SE, et on retrouve l’empreinte de la piste ancienne à son 1/3 supérieur, mais en moins marquée que précédemment. A noter une curieuse excavation circulaire de 2m de diamètre à son extrémité SO …

Historique : tertre trouvé par J. Blot en juillet 2011.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 08:09

 

Legarre (TH n°1).

Commune d’ Arnégui .

Situation : cordonnées : N = 43°04’34’’ O = 01°17’01’’ Alt : 980m.

A l’extrémité NO d’un petit replat dominant, au SO la bretelle issue de la « Voie Romaine » et descendant vers Arnégui.

Description : tertre de terre ovale d’une vingtaine de mètres de long et 9m de large, orienté selon un axe NE-SO, de 1m de haut à son versant SE et 5 à 6m sur le versant opposé.

Historique : tertre découvert par Blot J. en août 2011.

 

Legarre ( TH n° 2).

Commune d’Arnégui.

Situation : coordonnées : N = 43°04’13’’ O = 01°17’17’’ Alt :790m

Situé à quelques mètres au SO d’un virage en épingle à cheveu de la route précédente.

Description : tertre de terre ovale, d’une vingtaine de mètres de long et cinq de large, et de 2 mètres de haut à son versant E.

Historique : tertre découvert par Blot J. en août 2011.

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