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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 08:48

Tumulus-cromlech Belaun ouest n°1 ( ? )

Commune des Aldudes

Aldudes tc1 Belaun Ouest

Situation : coordonnées : N = 43°05’55’’    O = 01° 27’31’’ Alt : 810m.

Sur un replat au flanc du mont Eyharce, dominant le col de Belaun.

Description : On note un léger relief circulaire, de 5,50m de diamètre et de 0,30m de haut, délimité par 8 pierres de calibre variés ; deux d’entre elles en secteur nord, semblent avoir été arrachées  à l’extérieur du cercle, et mesurent respectivement 0,50m et 0,70m dans leur plus grand axe ; monument douteux.

Historique : monument découvert par F. Meyrat en avril 2010.

 

Tumulus- cromlech Belaun ouest  n°2 ( ?)

Aldudes tc2 belaun ouest

Situé à 25 mètres à l’Est du précédent.

Description : Structure ovalaire de 5,70m de long, suivant un axe EO., et 3,70m de large, mesurant 0,30 à 0,40m de haut, constituée de pierres de calibre variés, surtout visibles dans la périphérie sud. Monument douteux.

Historique : Monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Tumulus Belaun Est.( ?)

Commune des Aldudes.

Situation : Coordonnées : N = 43°06’01’’        O = 01°27’18      Alt = 760m.

Description. : Tumulus de 3,60m de diamètre,  et 0,40m de haut environ, constitué de petits blocs calcaires mobiles. Monument douteux.

Historique : monument découvert par F. Meyrat en avril 2010

 

Cromlech Berdaritz n°1

Commune des Aldudes.

aldudes c1 Berdaritz

Situation : N = 43°06’41’’  O = 01°26’32’’        Alt : 735m.

Il est à environ 80 mètres à l’E.NE.,.de la BF.118.

Description : on distingue un cercle d’environ 5,50m de diamètre, érigé sur un terrain en légère pente vers le NE. Il est matérialisé par un bourrelet de terrain contenant de nombreuses pierres, ceci étant particulièrement bien visible dans les secteurs NE. et Sud. Le centre est le siège d’une dépression peu profonde. Monument douteux.

Historique : voir monument suivant.

 

Cromlech Berdaritz n°2. (?)

ALDUDES C2 Berdaritz

Il est situé à 30 mètres à l’O.SO., du précédent.

Une dizaine de pierres au ras du sol  délimitent un cercle de 2, 60m de diamètre contenant une pierre centrale. Monument douteux.

Historique : un de ces deux monument a été trouvé en 2002 par J. Capbodevilla et I. Zabala, l’autre par J. Blot en avril 2010.

 

Tumulus de Berdaritz

Commune des Aldudes

ALDUDES T Berdaritz

Situation. Coordonnées : N = 43°06’44’’     O = 01° 26’22’’     Alt 685m.

Il est situé à 56 mètre à l’ouest de la BF 117.

Description : ce monument, probable, dont il ne reste que la moitié, a en effet été amputé par la passage des engins agricoles utilisés pour mettre en valeur la prairie à au nord de la clôture de barbelés qui passe  au milieu de ce monument. Tumulus de terre semble-t-il, de 6mètres de diamètre et 0,45m de haut.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Dolmen Urrixka 4 :

Commune des Aldudes

aldudes dolmen urrixka 4

Situation : Coordonnées :N = 43°06’52’’       O = 01°25’26’’    Alt : 830m.

Pour le trouver, le plus simple est de partir du dolmen Urrixka 2. Pour atteindre ce dernier, suivre, à partir du col de Berdaritz, la piste qui monte vers le sommet d’Urrixka, puis prendre, à environ 750m d’altitude, un bel embranchement vers la droite, qui après 800 mètres de parcours en montée douce, arrive sur un replat, dans un sous-bois.  

Le dolmen Urrixka 2 ,

aldudes dolm urrixka2

est immédiatement visible sur la  droite, érigé sur un sol en légère pente vers l’est ).  On note à ce niveau, une bifurcation de la piste, dont une branche  redescend vers l’est. parcourir environ 70m jusqu’au niveau d’un éboulis de gros rocs remaniés au bulldozer ; elle se dirige vers le nord-est  sur une centaine de mètres : on arrive à un début de pente vers le Nord là où se trouve le  dolmen.

Description :

aldudes u4 montants nordVaste tumulus pierreux ( en grés triasique, comme tout les monuments de cette montagne) de 10m de diamètre et 0,50m de haut, érigé sur un terrain en légère pente vers le nord. Au centre, trois vastes fragments de dalle paraissent pouvoir être considérés comme les vestiges de la dalle de couverture

aldudes u4

Ils mesurent respectivement : 1,07m de long, 1,36m de large et 0,38m d’épaisseur. Le fragment voisin, à l’est, mesure1,52 m de long, 0,84m de large et 0,33m d’épaisseur ; enfin le troisième fragment, situé contre le précédent et à son extrémité nord, mesure 0, 81m de long, 0,70m de large et 0,24m d’épaisseur.

aldudes u4 montants

Trois autres dalles semblent pouvoir être rattachés aux montants de la chambre funéraire qui est orientée est-ouest. La première  dalle, située à l’extrémité sud-ouest du fragment de dalle de couverture ci-dessus décrit en premier, est  verticalement enfoncée dans le sol selon un axe est-ouest ; elle mesure1,43m de long, 0,13m d’épaisseur et environ 0,30m de haut. On peut distinguer, au nord de celle-ci, une deuxième dalle, quasiment couchée sur le sol et qui paraît bien en avoir été arrachée ; elle mesure 1,30m de long à sa base,0,60 au sommet et 0,20 d’épaisseur. Son orientation et ses dimensions nous la font interpréter comme un des montants nord de la chambre funéraire. Il en est de même pour la dalle suivante, située dans le prolongement et à l’est de la précédente, ( et comme elle probablement arrachée du sol),  mesurant 1,27 m de long, 0,95 m de large et 018m d’épaisseur.

Historique : monument découvert par F. Meyrat en Mai 2010.

 

 

Tumulus de Zarkindegui

Commune des Aldudes.

aldudes t zarkindeguy

Situation : Coordonnées : N = 43°06’27’’   O = 01° 26’31’’   Alt : 760m.

A environ une centaine de mètres à l’ouest de la BF 119..

Description :  tumulus de 8,50m de diamètre, et de faible hauteur, érigé sur un terrain en légère pente vers le nord,  il est constitué d’un amoncellement de petite pierraille en grés ; on note une dépression centrale de faible profondeur.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

 Cas particuliers.

Eyharzeko lepoa. (dalle plantée )

Située à 20 mètres au sud de la BF 125. Dalle verticale de grés rose, orientée S.SE, de 1m de long, 0,46m de haut et 0, 23m d’épaisseur. Son bord supérieur présente des traces très évidentes d’épannelage. Pas de traces de tumulus ; s’agit-t-il d’un vestige dolmenique ?

Dalle découverte par J. Blot en avril 2010.

 

Urrixka 1 bis ( dolmen? )

A 80 mètres environ à l’est de Urrixka 1,  plus en hauteur sur le flanc de la montagne, on peut voir un amas de pierraille circulaire, mais relativement peu fourni,  d’environ 10 mètres de diamètre pouvant évoquer un tumulus pierreux dolmenique assez semblable à ceux des monuments de cette montagne ; au centre, deux dalles importantes, horizontales et en parties enfouies dans le sol, renforcent cette similitude. Toutefois le terrain en pente et la présence en amont d’un filon rocheux naturel délité posent  des problèmes… Blot J  Juin 2010. ( serait inscrit au Patrimonio de Navarra, en 2007, selon L Millan)

 

Zarkindégui  ( pierre couchée )

aldudes zarkindeguy

Il s’agit de la BF  n° 122 gisant au sol ;  pierre grossièrement épannelée, à sommet arrondi,  pourrait être une « borne antique » réutilisée ultérieurement. Elle mesure 1,27m de long, 0,75m à sa base et 0,38 d’épaisseur en moyenne. Une croix  est gravée au dessus du nombre 122.  -   Blot. J. juin 2010. 

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Published by Dr Jacques Blot - dans Inventaire
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 13:59

A propos d’une sculpture rupestre

 

en montagne basque.

 

 

                                                         Jacques Blot –- Jakes Casaubon – Panpi Olaizola.

 

 

Résumé.

Une très probable représentation de tête d’animal avec un œil central inscrit entre deux  volutes - pouvant suggérer des cornes - a été trouvée en montagne,  sculptée sur un rocher. Cette  sculpture, tout à la fois esthétique et chargée de symboles, demande à être analysée et interprétée  pour une meilleure approche de sa signification et de la personnalité de son auteur.

 

 

Le bélier

Vue de dessus.

2004 01012006Bélier fig 1

 

Profil droit, vu de l’est

2004 01012006Bélier fig 2

 

Profil gauche, vu de l’ouest

2004 01012006Bélier fig 3

 

                             

Circonstances de découverte.

C’est au cours de l’année 2006 que le guide de montagne Panpi Olaizola informa  Jakes Casaubon de sa découverte d’une pierre sculptée au versant sud d’une montagne en territoire Navarrais. Les photos jointes montraient des volutes, que, dans un premier temps, J. Casaubon interpréta comme évoquant des spirales de type celtique. Il fut donc décidé de nous rendre tous les trois sur le terrain, sous la conduite de P. Olaïzola.

En se mettant face à cette représentation, la première impression  ressentie était celle d’une tête d’animal, dont les volutes latérales pouvaient suggérer des « cornes », (un ovin, bélier ou bouc ?), mais, le plus étonnant, comme en convinrent de suite P. Olaïzola et J. Casaubon, était la présence évidente d’un œil gravé entre les deux volutes latérales (doc.1, 2 et 3), ainsi que la présence d’une troisième volute entourant l’œil gauche de cette représentation.

Nous avons immédiatement informé Jesus Sesma, Directeur du Département Archéologique  du Musée de Navarre à Pampelune, lui demandant  si cette représentation avait déjà été répertoriée et publiée ou si il en connaissait de similaires dans nos régions. Après avoir contacté ses collègues archéologues et ethnologues, il nous a répondu que ce type de figure y était totalement inconnue.

Par ailleurs, Jesus Altuna, de la Société Aranzadi, ( Saint Sébastien), nous a confirmé cette même absence en Guipuzcoa.

Le site.

On le trouve vers l’extrémité d’un vallon qui se rétrécit au niveau d’une barre rocheuse verticale de grés triasique qui forme la paroi nord du site, lequel  va ensuite en s’élargissant, jusqu’à  un abrupte de plusieurs dizaines de mètres, véritable gouffre.

Un petit cours d’eau franchit cette barre rocheuse par une cascade, qui la  sépare en deux parties. A l’ouest, la barre  rocheuse est creusée à sa base par l’érosion, et forme comme un abri sous roche, procurant de l’ombre  et protection contre la pluie. Ceci est d’autant plus appréciable qu’une véritable banquette rocheuse de 1,40m de large, invitant au repos, s’étend  à son pied sur toute sa longueur.

La cascade s’épanouit dans  une  vasque de forme ovale, d’environ 6m x 5m  dont la profondeur n’est que de quelques centimètres. Le  contenu de la vasque s’évacue par un petit ruisseau d’environ 2m de large, qui prend la direction sud pour aller se précipiter  quelques dizaines de mètres plus loin  dans le gouffre précité. L’expérience nous a montré que sur le cours d’une année le débit de l’eau n’est jamais tari.

Les berges de  la vasque, à l’est et au sud, ont, semble- t-il, été volontairement renforcées d’une douzaine de blocs rocheux de grés triasique bien individualisés ;   le bloc le plus à l’ouest, qui marque la naissance du courant de drainage, est aussi le plus volumineux ;  c’est  lui  qui supporte la sculpture.

Le site, dont le climat n’a pratiquement pas changé depuis trois ou quatre mille ans, a donc toujours offert - depuis l’arrivée de l’homme en ces lieux - des conditions éminemment favorables pour pasteurs et troupeaux.  Soulignons dés maintenant, trois composantes qui peuvent présenter un certain  intérêt : l’eau, l’abri sous roche et le gouffre.

Un contexte pastoral très ancien.

Nous sommes, ici, hors des grandes  voies de passage attestées par la recherche, mais à proximité d’une piste pastorale et en pleine zone de pâturages, comme le prouvent non seulement les troupeaux qui fréquentent encore ces lieux, mais aussi les nombreuses ruines de cayolars, certaines à moins de 100 mètres.

Cette présence pastorale ne date pas d’hier. Dès l’Age du Bronze (1800 av. JC), ou  du Fer ( 700 av. JC ), le pastoralisme  est déjà bien présent comme en témoignent  les multiples dolmens, cromlechs et menhirs qui existent dans l’environnement général du site.

A proximité immédiate de cette sculpture, nous avons identifié dans un petit ensellement sur une éminence qui domine le ravin et le site lui-même, un très évident tumulus- cromlech pierreux d’environ 4,50m de diamètre  et à 11m au sud de ce dernier, sur le point le plus élevé de la colline,  un second tumulus-cromlech de 5m de diamètre, avec peut-être même un petit cromlech tangent dans son quart nord-ouest.

 

calque belier

La représentation.

- La roche sculptée.

Elle se présente donc sous la forme d’une dalle bien individualisée –qui fait partie  de la ceinture des blocs de grès triasique  disposés en arc de cercle ;  ce n’est donc pas une « roche en place ». Elle est de forme grossièrement  parallélépipédique et inclinée à 45° sur le sol ; son plus grand axe est  orienté vers l’est nord-est.  Epaisse de 0, 45m environ, elle atteint 1,50m de long et sa hauteur 1,30m. C’est dans son angle supérieur droit que se situe  la sculpture.  Les dimensions de ce bloc ne semblent pas devoir le faire ranger dans la catégorie des « monolithes » tels que nous les avons décrits en Pays Basque ( Blot, J.1983), c’est-à-dire des blocs plus volumineux,  utilisés pour le bornage pastoral. 

- La sculpture.

Effectuée sur une roche relativement dure à travailler (grès compact), elle est de dimensions modestes  (elle    peut en effet être inscrite dans un cercle de dix neuf centimètres de diamètre)  comme on peut en juger par le calque ci-contre ( doc.4 ), et les photos 1,2 et 3. Elle avait toujours échappé à nos yeux, bien que nous connaissions ces lieux depuis des années !

On remarque des volutes symétriques et harmonieuses de chaque côté d’un grand œil central, et, plus bas, un triangle qui pourrait schématise  le museau d’un animal. De part et d’autre, les yeux : à gauche, l’œil  est profondément incisé dans la roche et souligné par une troisième volute ; à droite, il est  simplement marqué par une  légère dépression et ne possède  aucune volute.

Les deux orifices des narines, bien visibles, surmontent une gueule grande ouverte, dont la lèvre inférieure déborde largement la supérieure, à cause du relief naturel de la roche qui est inclinée en avant et en bas et que le sculpteur a largement incisée pour indiquer l’orifice buccal. Le plus remarquable, nous l’avons dit,  est la présence, entre les volutes latérales (assimilables à des « cornes »)  d’un œil, de grande taille, puisque pratiquement identique, en dimension, à ces volutes ou « cornes » de l’animal. Il est disposé dans le sens de la longueur de la tête, verticalement, disposition pour le moins curieuse, car « il aurait du » être horizontal…Contrairement aux deux autres yeux de cette représentation, qui ne sont que suggérés par un petit point, la forme de cet œil central est parfaitement indiquée, avec l’iris au centre et, peut-être, la paupière supérieure sur le coté gauche. Enfin, le relief naturel de la roche a été utilisé : on s’en rend compte en regardant les profils de la tête, surtout le droit ( photo 2 ), où le museau busqué de l’animal est parfaitement  rendu, la silhouette pouvant évoquer - si les volutes latérales sont assimilées  à des cornes -  celle de certains ovins, et plus vraisemblablement  d’un bélier, (ou d’un bouc ?).

  La première impression  qui se dégage  de cette représentation   semble donc être  celle d’une tête de bélier, et  Jesus Altuna, à qui nous avons montré photos et calque penche pour aussi pour cette hypothèse.  Mais faut-il s’en tenir à une première impression ?

Si l’on regarde en particulier le calque de la gravure, en faisant abstraction des deux volutes latérales, on pourrait tout aussi bien  y voir un visage humain, illuminé d’un grand rire …  dans cette hypothèse, les volutes latérales pourraient alors n’être que décoratives. 

Mais il peut tout aussi bien s’agir, comme le suggère M. Duvert, d’un « masque »  à forme animale, comme en portent des danseurs mimant ou évoquant un animal. Des représentations  d’hommes masqués, recouverts d’une tête d’animal, se voient même depuis la préhistoire ( le Sorcier de la grotte des Trois Frères en Ariège, en est un exemple  parmi bien d’autres).

- L’opinion d’un sculpteur.

P.Olaizola a eu l’excellente idée d’inviter sur le site  un sculpteur sur pierre, Régis Pochelu, d’Hasparren.  Les lignes qui suivent sont le reflet des commentaires de ce dernier.

Ses constatations techniques.

Le  relief général du rocher a en effet été  apprécié, puis exploité et légèrement modifié. La pierre a été régularisée au niveau de l’avant ;  le côté gauche ( lèvre inférieure, joue ), a également été refait. Le côté droit, correspondant au départ naturel d’un éclat (gel ?) a lui aussi été régularisé pour donner une notion de symétrie.

Il s’agit indéniablement de l’œuvre d’un homme expérimenté. Ce n’est pas le premier venu qui peut ainsi apprécier le relief d’une roche et l’exploiter d’un trait aussi assuré, reflet d’une pratique certaine. Le fait d’exploiter ainsi le relief naturel de la roche ne permet cependant pas de préciser l’époque : on connaît cette technique depuis le paléolithique supérieur…

Certes, le relief naturel de la roche, en particulier vu d’en bas et à droite, pouvait évoquer un profil d’ovi-caprin, avec front et museau busqués et, lors de son travail, le sculpteur a bien marqué les éléments caractéristiques de l’anatomie de l’animal : les deux lèvres avec gueule ouverte, les trous des narines, les yeux, et les « cornes ». Ainsi, après s’être longuement attaché à régulariser l’avant de la tête -  la gueule de l’animal lui a demandé du travail, non seulement pour la rendre symétrique, mais aussi pour réaliser la lèvre inférieure qui a nécessité un important ponçage – l’artiste a très probablement gravé les  volutes latérales, puis la volute de l’œil gauche ;  le trou central - concrétisant l’iris - ne venant qu’après la réalisation de celle-ci, étant donné la précision du centrage. L’œil entre les « cornes » a ensuite été gravé avant de passer à la région frontale : un éclat a en effet été enlevé entre lui et la bosse du museau, soulignant le relief de celui-ci qui va, de plus, être entouré d’un signe triangulaire, cordiforme, allongé.

Son  point de vue sur l’œuvre.

Il est bien évident, pour R. Pochelu,  que le sculpteur n’a pas  voulu faire une œuvre uniquement représentative, naturaliste. Tout ce dessin lui paraît en effet  hautement chargé de tracés  symboliques : l’œil central, vertical, qui appelle d’emblée l’attention, l’utilisation des volutes encadrant ce dernier ( avec une  volute plus profonde à gauche ) et une volute encore, au pourtour de l’œil gauche lui aussi bien marqué alors que l’œil droit, très peu indiqué, n’en possède pas. Si une certaine symétrie est cependant respectée, on notera que la volute de l’œil gauche va dans le même sens que la volute de la corne droite, et non de la gauche.

 Pour R. Pochelu, il est évident que l’exécutant s’est « laissé emporter par sa sculpture » et que le graphisme a très vite évolué, ou même que  le dessin s’est voulu symbolique dés le départ,  désirant exprimer un ou plusieurs messages par de nombreux tracés dont la signification  n’est plus toujours évidente actuellement. 

Tout ceci pose donc la question de la personnalité de cet exécutant, de son imaginaire ;  nous y reviendrons.

Le ou les outils utilisés.

Ce sculpteur au trait assuré et expérimenté semble avoir essentiellement utilisé un burin plat métallique, sans pouvoir préciser quel type de métal.  Une « masselette » a pu être utilisée pour la percussion, encore que celle-ci puisse être facilement  remplacée par un petit galet.

Cette simplicité de l’outillage correspond bien à l’idée d’un exécutant expérimenté, certes, mais n’emportant  pas avec lui, en montagne, tout son outillage de sculpteur.

Le diagnostic de burin plat repose sur l’étude de la forme et de la profondeur du trait, en forme de V, où l’on note un premier passage qui enlève un pan, suivi d’un second  de l’autre côté qui complète le trait. Toutefois, si le type de trait ainsi réalisé ne permet pas à R. Pochelu de pouvoir éliminer avec certitude l’utilisation d’un burin de pierre - faute d’expérience en la

matière - il est totalement exclu pour lui que ce travail ait pu être exécuté avec un clou ou la pointe d’un couteau.

La toponymie  du site.

En Pays basque, la toponymie est un élément à ne jamais négliger, les noms des lieux pouvant, à priori, dater d’époques fort reculées et  susceptibles, de ce fait, d’apporter  des éclairages inattendus. Comme l’écrit le professeur J.B. Orpustan, que nous avons été amené à consulter de nombreuses fois et que nous tenons à remercier ici pour son amabilité :

« cette gravure animale sur rocher demande à être perçue dans son environnement lexical et toponymique, indépendamment de la datation qui sera faite de cet ouvrage de caractère incontestablement artistique ».

Les cartes IGN ou espagnoles, même celles du cadastre  que nous avons été vérifier, étant tout à fait muettes, Jakes Casaubon a mené une enquête sur les lieux et dans les environs afin de savoir si un toponyme précis désignait ce site.  Seul un vieux berger originaire d’Arizkun a pu lui répondre.  Ce dernier a très distinctement épelé le toponyme du site : O K A Z T A R R  O.

Voici le commentaire de J.B. Orpustan : 

« Lexicalement, le nom OR KAZTARRO  est un composé où se lisent les mots ORKATZ « chevreuil » et ARRO  forme dérivée de AR « mâle », qui se trouve dans le commun MARRO, « bélier » (…)

Le composé originel ORKATZ – ARRO a subi une légère modification phono-morphologique avec insertion d’un – t – comme dans les dérivés eux aussi médiévaux de LATS « cours d’eau » Lastun, Lastiri etc. Le mot ORKATZ lui-même, à peu prés sorti de l’usage au profit de BASAHUNTZ ( littéralement chèvre des bois) à laissé des traces dans la toponymie locale :  Orkazlarre « lande du chevreuil » est le nom d’une maison d’Aïnhice-Mongelos citée en 1412                    ( Orcazlarre ), ailleurs on a Orkazagirre, Orkazberro, etc.

J. Blot me fait observer cependant que les cornes du chevreuil sont « droites et verticales » alors que celles de la gravure forment des volutes spectaculaires comme « celles d’un bouc ou d’un bélier », et que les dictionnaires actuels donnent  au mot ORKATZ d’autres sens : « bouc, chèvre sauvage ». Le lexique basque actuel des animaux sauvages et des végétaux est bien mélangé et même dégradé d’un lieu à l’autre, mais le sens premier ne fait aucun doute.   (…) D’autre part, si c’était un bouc AKHER, le toponyme l’aurait dit comme dans tant de lieux basques cités depuis les premiers temps médiévaux, les « Aquerreta » partout présents en abondance, Akherbizkai , en Soule, Akersaltu en Navarre, sans oublier le fameux «Akhelarre » !

On peut alors penser :

 -1)  ou que le spectaculaire enroulement est un pur effet esthétique.

-2) ou que le nom de « bouc » a été évité pour motif de tabou??) (1) 

-3) ou même que le toponyme est absolument distinct de la gravure, ce qui serait, tout compte fait, le plus étonnant ».

On pourrait ajouter une  4ème hypothèse : gravure et toponymie sont contemporains et ce depuis qu’ ORKATZ   signifie « bouc, chèvre sauvage ». Toutefois, en ce cas, (J. Casaubon) on ne s’explique pas que ce sculpteur, maîtrisant parfaitement son art, n’ait pas représenté  un bouc ou une chèvre  en place d’un bélier. 

A la remarque faite par J. Casaubon que le toponyme avait été épelé OKAZTARRO et non ORKAZTARRO,  J. B Orpustan  répond ceci :

 « Si la (ou une ?) prononciation est « OKAZTARRO » , je n’y vois pas de raison suffisante pour modifier cette analyse, vu les nombreuses altérations  (et réductions phonétiques : ici disparition du « r » par effet de dissimilation) que subissent la plupart de nos noms de lieux. ». Toujours sur ce thème, J. Casaubon aimerait ajouter ceci : 

« Le professeur J.B. Orpustan souligne judicieusement qu’Orkatz, terme très ancien, a gardé son sens premier jusqu’à nos jours, et la pertinence  des interprétations de cet éminent spécialiste en toponymie et domonymie est unanimement reconnue ; qu’il soit cependant permis à l’autodidacte que je suis,  et avec toute la prudence qui s’impose, d’émettre les remarques suivantes :

1 – Parmi les nombreux toponymes et domonymes en ORKATZ, le lieu dit OKAZTARRO serait, à ma connaissance, l’unique ayant subi une « réduction phonétique  par disparition du « r » par effet de dissimilation ».

2 -  Bien que les toponymes en OKA (oca) n’aient pas la fréquence de ceux en ORKATZ,

on en compte néanmoins une douzaine définissant des sommets, sources ou rivières

( hydronymes), du Pays Basque  aux monts de Léon-Gallice, via la Castille. Leur étymologie demeure mystérieuse car les hypothèses émises par certains linguistes sont peu convaincantes. Un travail de recherche mené sur le terrain conduirait peut-être à lever le voile sur la signification de ce toponyme ».

Analyse et interprétations possibles.

Analyse.

On se trouve devant l’œuvre d’ un exécutant expérimenté,  pour qui le relief de la roche     semble avoir  été utilisé comme support d’un ou de messages de nature symbolique.

Dans ce contexte de création, non interprétable en terme d’historicité, il est donc bien vain de vouloir essayer de préciser « de quand » date cette œuvre. Par contre, il semble  beaucoup plus intéressant de tenter l’approche  de l’imaginaire que semble véhiculer cette représentation, grâce à l’analyse des divers éléments figurés. Mais ceci sans oublier qu’en symbolique, c’est plus la totalité que les parties qu’il faut considérer.

Pour essayer de progresser un peu, nous avons fait appel  à diverses sources, dont un  Dictionnaire des Symboles et la Mythologie basque.  En effet mythes et symboles transcendent le temps et l’espace ; ils sont universels et de tous les temps ;  beaucoup font partie des fondamentaux de l’Homme. Mais il ne faut pas pour autant négliger ni le dynamisme de l’inspiration personnelle du concepteur - qui n’est peut-être pas l’exécutant ( ?) - et qui semble particulièrement vigoureux, ni le fait que nous sommes  dans le contexte de la montagne basque.

Parmi les éléments représentés, trois nous semblent plus particulièrement dignes d’intérêt.

1 - L’ŒIL CENTRAL.

Disposé verticalement et de façon particulièrement bien visible, il paraît même démesuré par rapport aux autres éléments figurés dont il en semble bien être  le principal ;  nous commencerons donc par lui.

Si l’on consulte le Dictionnaire des Symboles ( J. Chevalier et A.Gheerbrant, 1982.), on constate en tout premier lieu que cet organe de la perception visuelle  est presque aussi universellement reconnu comme le symbole de la perception intellectuelle.

Le « troisième œil »  frontal est pour beaucoup l’organe de la perception  intérieure, de la sagesse, de la clairvoyance.  Rappelons que l’œil unique est par ailleurs le symbole de l’Essence et de la Connaissance divine. Dans cette interprétation, l’œil est alors considéré comme la source de toute chose, et plus particulièrement de la pensée, du comportement, de l’accueil.  Enfin, l’œil divin, qui voit tout, est  figuré très souvent par le soleil, et inversement, l’œil est l’équivalent symbolique du soleil (2).

Notre première interprétation de cet œil en faisait  une représentation symbolique du soleil, impression confortée par le fait qu’en certaines zones du Pays Basque, soleil se dit aussi « Œil de Dieu » ( Jainkoaren begia ). Sur ce point précis, voici d’ailleurs l’avis de J.B. Orpustan :

« Puisque vous citez l’appellation populaire et moderne du soleil « Jainkoaren begia », il y a beaucoup plus intéressant et antérieur à la notion  de Dieu / Jainko : c’est que EGUZKI est un composé de EGU,forme antérieure pour « jour » - (d’où les mots comme EGUBAKOITZ > EBIAKOITZ «  jour isolé » pour le « samedi » etc.) -  et de EKHI,  qui lui même est la base à peu prés certaine de BEGI « œil » ( les parties doubles du corps commencent  par b- en basque : begi, beharri, beso, behatz, belhaun), et le soleil était sûrement, en basque ancien, « œil du jour », comme il l’est encore dans  quelques langues

Le caractère solaire du dessin gravé (travail artistique soigné) est absolument net, comme vous l’avez observé, avec même la correspondance précise «  œil / soleil », et ce pourrait bien être un témoignage survivant du culte solaire, lieu même de sacrifices ? (…). Le bélier était-il comme le taureau, lié au mythe solaire, ou est-ce un autre animal de même aspect ?

Voilà de quoi nous plonger dans des abîmes de réflexion. (…) ».

Dans ce contexte d’essai d’interprétation de cette gravure rupestre basque, le recours à la mythologie basque s’impose à priori, en se référant aux immenses  travaux de Barandiaran recueillis dans son Diccionario illustrado de mitologia vasca. (Barandiaran, J.M. de.1972) (3)

Nous avons aussi fait appel à  l’ethnologue Thierry Truffaut, (Truffaut, Th. 2005), que nous remercions vivement  pour  l’étude qu’il a bien voulu consacrer à cette gravure sous l’angle de la mythologie basque et dont nous présenterons les principales réflexions au cours de ce travail.

Parmi les innombrables  éléments recueillis par Barandiaran, nous en avons relevé quelques uns  qui ont pu inspirer le  concepteur de cette représentation.

Concernant l’œil, on note tout naturellement  les relations avec le soleil. Au chapitre

EGUZKI. « soleil », « lumière solaire »,. Un très vaste développement est consacré aux diverses interprétations du mot Eguzki, en particulier au fait que le soleil est très fréquemment assimilé à un œil, et à son importance dans le monde conceptuel basque (4).

2 - LES VOLUTES OU SPIRALES

Elles sont au nombre de trois et ne sont pas aisées à interpréter. Plutôt que de les considérer comme de simples ornements, il semble préférable de s’orienter, là encore, vers la recherche de leur signification symbolique.

Comme pour l’œil, l’origine  et les significations de la volute, ou de la spirale - qui font partie des archétypes universels - se perdent dans la nuit des temps.

Ainsi, toujours dans le « Dictionnaire des Symboles » on peut lire : «  (…) La spirale, dont la formation naturelle est fréquente dans le règne végétal (vigne, volubilis) et animal, (escargot, coquillage), évoque l’évolution d’une force, d’un état. (…) Elle se rattache au symbolisme aquatique de la coquille, au symbolisme de la fertilité, de la féminité.( double volute, cornes etc.). Elle représente (…) la permanence de l’être sous la fugacité du mouvement. (…)La spirale est en fait un symbole cosmique. C’est un motif que l’on trouve souvent gravé sur les dolmens ou monuments mégalithiques ».

Une autre interprétation de la volute, réside dans son assimilation symbolique et schématique à une corne. De ce point de vue, les deux volutes qui encadrent l’œil central pourraient, en effet, être assimilées sans difficulté  à des cornes. Avec le museau busqué déjà signalé, l’hypothèse d’une représentation d’ovin ( bélier, bouc) pourrait aussi être avancée.  Mais ces « cornes » sont plus évoquées que réellement figurées ; ceci est d’autant plus étonnant que la qualité de l’œuvre  nous laisse à penser que l’auteur aurait très bien su représenter  de « vraies  cornes » s’il l’avait désiré ; et que dire de la volute qui entoure l’œil gauche de l’animal, enroulée en sens inverse de la « corne »  gauche ? simple élément décoratif ?

Si l’on admet l’assimilation des deux  volutes latérales à des cornes, le Dictionnaire des Symboles nous indique que le symbolisme de ces dernières est celui de la puissance, comme d’une façon générale, celui des animaux qui les portent. Les guerriers de divers pays  ont porté des casques à cornes…(5)

Parmi les animaux à cornes, le bélier, ce mâle instinctif et puissant, symbolise la force génésique qui assure la reconduction du cycle vital, les cornes de bélier étant, en outre, de caractère solaire (6). Th. Truffaut apporte encore d’importants éléments de réflexion avec les lignes suivantes : « Il existe aussi dans la mythologie basque, dans la grotte d’Okina en Alava et en Guipuzkoa dans celle d’Aketegi, à Zégama, la présence d’un mouton appelé Aari, qui appartient au monde de la déesse Mari ; il lui sert d’oreiller et ses cornes de dévidoir lorsqu’elle file. Il se pourrait que dans les Hautes Pyrénées, à Louden-Vielle, nous retrouvions une divinité similaire sous le nom de Arixo-déo, déjà cité par Sacaze dans les divinités de l’époque gallo-romaine ; Arinda la donnerait comme diminutif  basque de Aari. ( Arinda, 1985) ».

Dans l’hypothèse où, notre représentation - l’animal est très stylisé –, serait un bouc, celui-ci symbolise aussi la puissance génésique, la force vitale, la libido, la fécondité. Mais, nous indique le Dictionnaire des Symboles,  cette similitude devient parfois opposition : car, si le bélier est principalement diurne et solaire, le bouc est le plus souvent nocturne et lunaire. Animal impur, tout absorbé par son besoin de procréer,  il n’est plus qu’un signe de malédiction qui prendra toute sa force au Moyen Age. Les échos que nous transmettent les récits de P. de Lancre sur les Sabbats en Pays Basque  et les akhelarre, sont assez démonstratifs à ce sujet ; nous y reviendrons.

Il  est aussi intéressant de noter ce qu’il en est dit dans la mythologie basque : « AKHERBELTZ « bouc noir » : génie représenté sous l’aspect d’un bouc noir, qui, dans certains cas, remplace MARI  (…) Il a des facultés curatives et exerce une influence bénéfique sur les animaux que l’on place sous sa protection. C’est pourquoi, quand on désire que le troupeau ne soit pas victime d’une maladie, on élève dans l’étable un bouc qui doit être noir ». Il peut donc être une protection contre l’adur, le mauvais œil.

Avant d’en terminer avec la signification possible des volutes,  rappelons qu’elles sont ici au nombre de trois. Sans nous étendre longuement sur ce fait, peut-être fortuit, disons  tout de même que le chiffre Trois  est universellement considéré comme fondamental, il exprime un ordre intellectuel et spirituel. Nous avions  déjà  signalé le triangle central, sur le « museau de l’animal, les 3 yeux, les 3 volutes…

3 -  LA  BOUCHE , LA GUEULE.

Largement incisée dans une roche soigneusement régularisée, cette bouche, cette gueule, grande ouverte, attire d’emblée l’attention.

Le Dictionnaire des symboles nous informe que la bouche, ouverture par où passent le souffle, la parole, et la nourriture, est le symbole de la puissance créatrice, et tout particulièrement de l’insufflation de l’âme ainsi que d’un  degré élevé de conscience.

Contexte géographique et mythologie basque..

Nous rappellerons avoir déjà souligné la présence, ici, du gouffre et de l’abri sous roche. Quels peuvent-être les rapports avec la mythologie basque, et que nous dit J.M. de Barandiaran à ce sujet ?

LEIZE« abîme », « caverne ». Les cavernes et les abîmes du pays sont présents dans de nombreux mythes (…) généralement comme demeures de génies. (…) Nombreux sont ces êtres surnaturels qui apparaissent sous forme de taureaux, de chevaux, de chèvres, de moutons et autres animaux.

MARI. C’est une divinité féminine, elle a fini par occuper plusieurs fonctions qui étaient celles de divers génies de Vasconie et d’ailleurs. Elle est considérée comme le chef des génies (…).

Les aspects de Mari sont multiples, humaines, animales, etc. «  (…) Les figures animales, comme celles du taureau, du mouton, du bouc, du cheval, du serpent, du vautour, etc. auxquels font allusion les récits mythiques relatifs au monde souterrain, représentent donc Mari et ses subordonnés, c’est à dire les génies terrestres ou les forces telluriques auxquels le peuple attribue les phénomènes du monde (…).

Les demeures de Mari «  (…): Le monde souterrain est le séjour habituel de Mari, et ces régions communiquent  avec la surface de la terre grâce à divers conduits que sont les grottes et les gouffres.(…) Quant aux offrandes à Mari : (…) ce qu’on peut faire de mieux à coup sûr, c’est de se rendre à son antre pour lui offrir un mouton (…).

Interprétations proposées.

Compte tenu de la multiplicité des lectures qui semblent proposées sur cette représentation et du grand nombre de leurs significations, en terme de pensée mythique, il n’est pas possible d’en donner une interprétation unique et définitive. Lesquelles ont influencé l’auteur ?  quelle est la part de sa propre imagination ? de sa propre fantaisie ?

 Nous explorerons  quelques pistes de réflexion, laissant  au  lecteur tout le loisir de parcourir les autres…

-a)- Dans le cadre du pastoralisme, M.Duvert, à qui nous avons montré des reproductions de la gravure, nous a fait part de ses nombreuses  réflexions, ce dont nous le remercions ici vivement. Il  conçoit, certes, l’hypothèse d’un simple  « berger-poète », au dessin spontané, qui a pu exprimer dans cette représentation, ses rêves et  ses croyances. La cascade, la vasque de rétention, la banquette naturelle offerte par le rocher sur la  gauche du site, en font un lieu de réunion éminemment convivial, sans parler de la possibilité d’abreuver les troupeaux.

Par contre, il ne pense pas que ce « berger-poète » ait à voir avec un réalisateur de stèles discoïdales, car le dessin,  assez « mou », échappe à toute normalisation, contrairement à l’œuvre d’un tailleur de stèle. Mais M. Duvert pose aussi  la question de savoir si l’auteur de cette gravure l’a exécutée en suivant sa propre inspiration, ou s’il travaillait d’après un modèle déjà vu ailleurs. Peut-être s’agit-il aussi d’une œuvre commanditée par un ou  des tiers, ayant envoyé un émissaire chargé de la réaliser ensuite  en  ces lieux si particuliers, ( et  dans quel but ?).  De toute façon, nous l’avons déjà souligné, le sculpteur qui a réalisé cette représentation n’est pas n’importe qui, il n’est pas venu là les mains vides ni en improvisation ; nous avons à faire à un « art savant », riche en symboles s’exprimant dans un contexte particulier. Cette représentation est là pour signifier quelque chose, elle donne à ce lieu une valeur toute particulière.

 Le lieu  de réalisation de cette gravure a son importance : en montagne, à moyenne altitude, et d’accès relativement aisé, mais hors des grandes voies de passage, et loin des lieux habités.  Ce site est  imprégné de pastoralisme, tant dans son contexte général que local.

Il ne faut cependant pas oublier  qu’il y eut aussi, au cours des temps, toute une population  de charbonniers, de mineurs, de carriers et  de dissidents  de toutes sortes.

Toujours dans le cadre du pastoralisme, il est difficile de ne pas faire allusion aux bergers de la protohistoire et à leurs croyances, déjà si élaborées, eux  qui furent les premiers occupants des lieux et qui nous ont laissé tant de vestiges. Nos fouilles ont montré que toutes les étapes de l’édification d’un monument aussi « simple » qu’un baratz, (un cromlech) ne sont qu’une suite de gestes symboliques dont il serait fastidieux de rappeler ici le détail ; nous invitons le lecteur curieux  à se reporter à la lecture de nos articles écrits sur ce thème ( Blot, J.1996 ; 2003 a ;. 2003 b). Pour notre part, nous ne voyons aucun inconvénient à émettre l’hypothèse que l’auteur de cette gravure ait pu avoir pour monument funéraire un des nombreux  baratz  du voisinage. Le  talent de ce sculpteur a très bien pu le faire accéder à la  catégorie des notables, (chaman  par exemple), ayant droit à ces monuments réservés, d’après les résultats des fouilles, à  un petit nombre d’individus, soigneusement sélectionnés.

On sait aussi que les anciens Basques, sous l’occupation romaine, et bien après encore, continuèrent d’ adorer  des représentations d’animaux cornus (bovidés), à « symbole solaire » sur le front, ou entre les cornes ( Navarre, Haut Aragon) et des divinités locales (Aherbelste ou Herauscorrtsehe en  sont deux exemples), ou même sources, fontaines etc. Cette gravure d’un possible  bouc ou d’un  bélier, en bordure d’une vasque, sacraliserait-elle ce lieu ?

- b) - Il ne faut cependant pas oublier  qu’il y eut aussi, au cours des temps, toute une population  de charbonniers, de mineurs, de carriers et  de dissidents  de toutes sortes :

 une certaine partie de la population des montagnes a longtemps été fluide, dangereuse, contestataire, échappant à toutes normes ; ce non conformisme les opposant aux habitants  policés de la plaine, à la société à laquelle ils ne s’étaient jamais intégrés. Réfugiés en montagne, certains devaient même mener plus ou moins la vie sylvestre du « Basajaun » de la mythologie basque.

Dans ce contexte, on ne peut manquer de penser à ce qu’écrit  J.M.de Barandiaran, au chapitre AKHERBELTZ de son Dictionnaire Mythologique : «  (…) La sorcellerie, qui eut tant d’écho en Vasconie au XVI et XVIIèmes siècles, donna une particulière notoriété à cette vieille représentation  du génie Akerbeltz. Il était adoré, (tout du moins on le suppose) dans l’Akelarre, ou lande du bouc, par les sorciers et sorcières, de nuit, les lundi, mercredi et vendredi. Ceux qui s’assemblaient dansaient et offraient à leur dieu des pains, des œufs et de l’argent. A en juger par la description de ces réunions, elles devaient être l’expression d’un mouvement clandestin, enraciné dans de vieilles croyances. Ce mouvement finit par cristalliser l’opposition contre la religion chrétienne et, peut-être, de façon plus sournoise, contre l’organisation sociale en vigueur, ou officiellement reconnue dans le pays. Dans le territoire vascon, on signale plus de quinze lieux de culte de ce type : on les désigne souvent sous le nom d’Akelarre ( lande ou pré du bouc). (…)

Le lieu de cette représentation, éloigné des habitations, à proximité d’un abîme, avec abri sous roche et vasque d’eau, se prêterait volontiers à des manifestations  hétérodoxes, qualifiées de « Sabbat de sorcières », le site devenant alors un AKHELARRE. Les participants, contestataires de l’ordre établi, de la religion imposée,  « sorciers » et « sorcières », échappés des procès en sorcellerie,  pouvaient en effet  aisément se grouper   et donner libre cours  à leurs fantasmes sur le terrain  gazonné s’étendant  devant la vasque. Les descriptions que nous avons par P. de Lancre ( Lancre, P. de,1982), des Sabbats des XVI et XVIIe siècles  sont assez évocatrices. On y voyait, dit-on, « Satan » présidant à la réunion et apparaissant sous la forme d’un bouc…La gravure, qui a été faite ici - signifiante pour des initiés - est-elle précisément une évocation de ces rites, l’œil entre les cornes pouvant être un émetteur d’ « adur » (ou mauvais sort) envers ceux, par exemple, qui se seraient opposés aux sorciers ? 

Dans le cadre de cette réflexion, Th. Truffaut nous propose aussi l’interprétation suivante :  

  «  Cet œil frontal pourrait aussi renvoyer à l’idée de « mauvais œil »  appelé BEGIZKO en basque. Il s’agit plus d’une faculté de faire du mal, une énergie mystérieuse pouvant causer préjudice à autrui, que d’un génie propre. Mais, malgré cela, je me demande si les anciens n’en n’avaient pas une représentation sous la forme d’un génie ?

J’ai été étonné de découvrir récemment, sur internet, une photographie d’un géant créé pour le carnaval de Tardets, cyclope et cornu comme un bélier …appelé BEGUIZKO.  En fait ce personnage évoque aussi  beaucoup le cyclope TARTARO de la mythologie basque.

 

Un très volumineux ouvrage vient compléter notre étude : « Le langage de la déesse », du à une archéologue ethnologue, Marija Gimbutas (+ 1994), et rédigé dans le droit fil de la pensée de J.M. de Barandiaran. Comme ce dernier, elle pense que  : «  l’essentiel du contenu de cette religion préhistorique ( qu’elle expose) a été conservé. », car ses concepts transcendent le temps et l’espace. Pour elle, les diverses divinités  identifiées dés le paléolithique supérieur, se sont fondues en une entité unique, la Grande Déesse, symbole de l’unité de la nature, du perpétuel renouveau. «  Cette déesse n’a rien à voir avec le panthéon des dieux indo-européens. Elle a du survivre au processus d’indo-européanisation, et elle s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui, de génération en génération (…) ».Parmi les nombreuses survivances  de cette déesse, l’auteur cite le célèbre mythe montagnard basque de MARI. 

De toute la symbolique étudiée dans cet ouvrage, nous ne citerons que quelques extraits concernant   les seuls signes visible sur cette sculpture. Le chapitre  traitant de la signification de l’œil – et des symboles qui lui sont associés, apporte de nombreuses preuves archéologiques et linguistiques du caractère interchangeable de l’œil, du soleil et de la divinité. Plus loin, à propos du serpent, l’auteur précise que : «  l’association picturale  des yeux et des serpents, ainsi que la représentation des yeux par des enroulements de serpents, était fréquente en Europe de l’ouest et du sud-est. (…). Et, plus loin : «  Le dynamisme attribué au serpent est une obsession humaine très ancienne et récurrente : on pensait  que son énergie émanait de l’eau et du soleil ». Le serpent, ou la spirale qui lui est assimilé, est symbole de vie, d’eau, de féminité, de régénération créatrice. Traitant du bélier, M. Gimbutas écrit : « (…) Le bélier continue à être identifié comme un animal consacré à la Déesse-Serpent tout au long de l’âge du Cuivre et de l’âge Bronze. ». Elle ajoute plus loin : « La signification du bélier de la vieille Europe a survécu jusqu’aux temps modernes,  On peut encore voir le déesse basque (Mari), avec un bélier pour monture ; parfois elle file des écheveaux de fil d’or  et se sert des cornes de son bélier comme bobine. ». Le bélier est lui aussi intimement lié au serpent ( comme l’œil ), : « parce que les cornes du bélier sont  enroulées comme un serpent, il a plus de puissance puisqu’il est investi de l’énergie vitale du serpent. ».Enfin l’auteur souligne avec insistance l’association du bélier et du chiffre 3, remarquable par sa fréquence : le bélier peut arborer 3 cornes, les figurines  peuvent être marquées du motif des 3 lignes etc. Déjà, au paléolithique supérieur on note des motifs gravés, 3 fois répétés sur des plaquettes d’os : lignes droites, serpents, spirales etc. Or il est remarquable que  notre sculpture offre 3 spirales ( les deux « cornes » et celle de l’œil gauche), 3 yeux et même, en son centre, un évident triangle.

 

 Pour en  terminer avec les essais d’interprétation, nous pensons d’un grand intérêt de présenter ici quelques extraits d’une communication personnelle de Mme Isaure Gratacos  archéologue, anthropologue et ethnologue bien connue, spécialiste de la culture pyrénéenne. Elle a bien voulu nous faire part de son opinion – en insistant bien sur ce terme -  à propos de cette sculpture, dont nous lui avions transmis photos, dessins et description. Cette communication nous est parvenue après la rédaction de cet article, mais nous paraît parfaitement le compléter, et le conclure  ( c’est nous qui avons utilisé les caractères gras) :

« Lorsque j’ai vu la gravure(…), c’est Akherbeltz qui m’a sauté aux yeux. Puis une seconde « lecture »m’a fait plutôt pencher pour  marro, le bélier. Car, si l’on s’en tient à la seule apparence, il est un fait que la gravure évoque plutôt un bélier qu’un bouc, par le bel enroulement spiralé des cornes  et par le profil. Mais la distinction entre les deux est-elle importante ? Dans les diverses variantes du récit mythologique qui les mettent en scène, on passe du bélier que monte Mari à l’entrée de la caverne d’Aketegi et de celui qui lui sert d’oreiller dans un gouffre d’Anboto, à Akherbeltz, le bouc noir, qui est Mari elle même. En fait, la symbolique qui les accompagne est la même, qu’il s’agisse de l’ovin ou du caprin.

On court le danger de s’engager, avec le commentaire de cette symbolique, sur les sentiers périlleux de l’interprétation : notre vielle culture pyrénéenne est celle de la parole, et, en l’absence de document écrit,  nous manquons des clés sémantiques qui nous permettraient d’accéder aux codes symboliques qui furent ceux de la culture paléo-vasconne. (…) Pourtant, ici, je me risque à l’hypothèse, tant cette gravure me paraît d’une évidence  prototypique. Si l’on en croit les interprétations de l’art graphique néo et proto chez les divers auteurs contemporains, les éléments constitutifs de cette tête animale présentent, en effet, une apparente unité symbolique :  toutes ses composantes – enroulement spiralé des  cornes, enroulement spiralé autour de l’œil, l’œil lui même – sont associées au soleil ou sont symboles solaires,  et ramènent donc à la divinité féminine partout présente en Vasconia, puisqu’elle  est la Nature dans tous ses aspects. Dans la mythologie, Akherbeltz  lui-même est fréquemment associé à Mari. (…).La présence de la gravure prés de l’eau, en une position intentionnelle, puisqu’il ne s’agit pas d’un bloc « in situ », est fort intéressante, et va dans le sens d’une attribution à Akherbeltz-Marro-Mari : l’eau est associée à la féminité dans toutes les cultures du monde. (…) Il est vrai que, sur ce bélier,  cet œil au singulier, peut faire penser à Tartaro et autre Basa Jaun.  Et il est vrai que les contaminations thématiques, ça existe. Mais il est tout aussi vrai que le mélange du bélier bénéfique avec les cyclopes Torto, Anxo ou Alabi, cyclopes qui sont le danger et la cruauté, paraît très peu probable.

Donc, le bélier protecteur, bénéfique, solaire, symbole de vie et du féminin ? …

Ou le bouc protecteur, bénéfique, solaire, symbole de vie et associé au féminin ?… ».

Conclusion.

L’étude de cette sculpture rupestre s’est révélée d’autant plus difficile qu’il s’agit, à notre connaissance d’une oeuvre unique, sans équivalents en Pays basque, dans l’état actuel de nos recherches et de nos connaissances.  Cette unicité pose déjà, en elle-même un  problème. Les gravures relevées par exemple de manière exhaustive sur les rochers en vallée d’Ossau, ne montrent rien de semblable (Dugène, J.P. 1994).

 Cette sculpture - quelque soit son auteur - tant  par ses qualités artistiques que par sa charge symbolique, nous ouvre un monde de réflexions et de questions pour lesquelles, hélas, seules des hypothèses peuvent être proposées.

Parce que nous avons à faire  à une représentation  non pas figurative mais uniquement constituée de symboles, nous partageons totalement l’opinion de M. Duvert, quand il dit : « C’est un masque, on entend la déesse ( Mari ?), qui rigole derrière ou qui parle, mais pour dire quoi ? ».

Dernière minute.

Lors de notre dernière visite sur le site, en fin 2008, nous avions  constaté que des promeneurs avaient allumé un grand feu prés de la dalle de la sculpture dont la  base avait ainsi été  fissurée dans sa totalité. Nous avons alors  décidé de faire effectuer en urgence un moulage de la sculpture avant que ne surviennent d’autres dégâts, moulage destiné à être exposé au Musée Basque. Grâce à l’accord  de ce dernier, nous sommes revenus sur les lieux  avec Francis Meyrat, en mai 2009, accompagnés de Bruno Hurault, céramiste à Saint –Pée – sur – Nivelle, qui a parfaitement exécuté ce moulage. Nous avons pu, hélas,*  constater, lors de cette venue, qu’un foyer important avait à nouveau été allumé, mais cette fois à la base d’un volumineux  bloc de grés situé à 0,40m au sud-est de la dalle de la sculpture. Ce bloc est posé sur le sol, et le feu l’a fait éclater en plusieurs fragments. Le fait n’aurait eu que des conséquences minimes, si F. Meyrat ne nous avait fait remarquer que la face supérieure de ce bloc de grés, plane, lisse et horizontale était porteuse de trois  plages de polissage, orientées nord-sud. Ces trois plages évoquent le polissage d’outil en pierre (hache ?), plus qu’en métal ; nous n’avons pas noté de rainures d’affûtage ou de raffûtage.

 Enfin, nous avons remarqué un très probable cromlech, qui nous avait échappé jusqu’alors, situé à moins de deux mètres au sud-est de la dalle de la sculpture. Il semble bien qu’il soit  formé de deux cercles concentriques. Le cercle extérieur, de 2,70 m de diamètre, est délimité par une quinzaine de pierres, au ras du sol ; une partie du secteur Est a été recouvert par les colluvions issue de la colline contre laquelle il s’appuie. Le cercle intérieur, délimité par une douzaine de pierres, mesure  1,40m de diamètre ; le centre est lui aussi marqué par quelques petits blocs rocheux.

La présence toute proche de ce  polissoir et de ce cromlech, ne rends que plus troublante l’hypothèse que cette  sculpture soit contemporaine de ces éléments, sans pour autant ignorer qu’un argument de proximité n’est pas un élément de datation…

 

*  C’est un  souci de protection du site qui nous a incité à ne pas donner plus de précisions quant à la localisation de cette sculpture, celles-ci ayant été données aux autorités compétentes.

 

Remerciements.

Nous tenons  ici à remercier encore très  vivement  pour leur aide et /ou leurs suggestions, messieurs: J. Altuna, M.Duvert, M. Etchehandy, I. Gratacos. B. Hurault, F. Meyrat, J.B.Orpustan, R. Pochelu, Th. Truffaut, C.Urrutibéhéty.

Notes.

(1) - C’est précisément ce que suggère ici Th. Truffaut : « (…) il est toujours bon de rappeler qu’en mythologie le dieu ou le génie du lieu ne pouvant souvent pas être directement nommé par interdit culturel, c’est par d’autres rapprochements, artifices, ou jeux de mots que procédaient alors les populations ». 

(2) - Cette conception mythique de l’œil  fait partie des archétypes universels..

Une brève incursion dans le panthéon égyptien ( Guirand, F. 1935), nous montre que, dés le milieu du IVème millénaire, apparaissent les premières divinités, présentant, elles aussi une analogie, au moins formelle, avec les « religions » préhistoriques dont elles dérivent. On y retrouve en effet, comme en Europe, des constantes curieusement proches  de tout ce que nous ont enseigné les études de préhistoire générale. Phénomène de convergence ou inertie de l’Histoire, ces pratiques condensent une longue évolution intellectuelle vécue au fil des milliers de générations antérieures dont elles restituent l’aboutissement. ( Otte, M. p112). Le soleil a de très nombreux noms et donne lieu à des interprétations extrêmement diverses ( Ré, Hathor, Horus, Thot, etc.).

 En Europe, on retrouve cette équivalence œil-soleil sur certaines statuettes ou monnaies de l’âge du Fer ( monnaie gauloise trouvée à Rouen) ou même une transformation probable de  l’œil en symbole solaire ( monnaie de Jersey).

La désignation basque du soleil  sous le terme d’EGUZKI, comme le rappelait si justement J.B. Orpustan, pourrait bien dater de ces époques. Notons encore  (Furon, R.1966), que c’est aussi au Chalcolithique  que se répandent dans toute l’Eurasie les autres signes solaires, symboliques, dont un des plus connu reste la svastika ou lauburu.

(3)  Dans la mythologie basque, Barandiaran avait été frappé par l’observation suivante : il n’y a pratiquement pas une ouverture de la terre ( gouffre, grotte) qui ne soit le siège d’une manifestation le plus souvent zoomorphe ; tout se passe comme si les mythes basques mettaient en scène et animaient le bestiaire des grottes habitées par l’homme préhistorique. Sans entrer dans le détail, disons simplement que, pour Barandiaran, cette coïncidence troublante entre mythes et sites pourrait relever d’un phénomène d’ « imprégnation » ; mais une certaine « permanence » paraît aussi compléter « l’imprégnation », dans la mesure où il semble exister un certain parallèle entre les phases culturelles révélées par l’archéologie et certains types de mythes.

« La mythologie basque mobilise et met en scène les mêmes représentations artistiques-religieuses du peuple aquitano-cantabrique du paléolithique (…) Les mythes solaires, lunaires et telluriques, de même que les croyances relatives au ciel bleu, aux nuages, aux sources et aux rivières, semblent incorporés à la mythologie basque depuis le néolithique, sous l’influence de la culture indo-européenne primitive ».(Barandiaran, J.M de 1972.).

(4) - L’orientation vers l’Est des dolmens, c’est-à-dire vers le soleil levant, nous rappelle l’importance de ce dernier dans les croyances de l’époque, concernant en particulier le renouveau de la vie après la mort

 (5) - La charge symbolique  de ces attributs remonte à fort loin : en effet, avant même les premières représentations du Paléolithique  supérieur, on trouve déjà, au paléolithique moyen ( 100.000 à  40.000 ans avant J.C.) des dépôts de vestiges animaux, encornures, ramures, sur les premières sépultures de l’humanité en particulier, et comme le souligne M. Otte: « (…)  les bovinés et cervidés sont les plus nombreux, soit deux des espèces qui connaîtront la plus fastueuse prospérité dans l’histoire des symboles religieux ou des attributs mythiques ».( Otte, M.1993.p.54) 

(6) - Le bélier a même été divinisé dans l’Antiquité comme nous le rappelle Th. Truffaut :

« Les cornes représentées ( ici) sont des cornes formant une spirale et non pas des cornes droites ou des ramures de cervidés (…). La seule représentation connue d’un dieu bélier est le dieu Amon en Egypte. Il est en outre plusieurs fois représenté dans la célèbre allée d’entrée du temple de Karnak. Dans l’antiquité, son culte s’est développé en Grèce sous le nom de Zeus-Amon puis dans l’Empire romain sous le nom de Jupiter-Amon. Il s’agit d’un homme avec des cornes de bélier bien rondes et enroulées ».

Bibliographie.

 

Arinda, A. A. ( 1985). Magia y religion primitiva de los Bascos. Ed. AAA Bilbao.

Barandiaran, J.M de. (1972.)- Diccionario ilustrado de mitologia vasca. La Gran Enciclopedia Vasca – Bilbao.

Blot, J. (1982 ) - Des rites funéraires protohistoriques  ont-ils persisté en Pays Basque jusqu’ au Moyen Age ? Kobie n° 12.

Blot ,J. (1983) – Les monolithes en Pays Basque de France. Bulletin du Musée Basque n° 99.

Blot, J. (1995) - Contribution à l’étude des cercles de pierres en Pays Basque de France. Bulletin de la Société Préhistorique Française, Tome 92 CRSM n° 4.

Blot, J. (1996) – Le cromlech Meatse 12. Compte rendu de fouilles 1994. Bulletin du Musée Basque n°146.

Blot, J. (2003 a) - Le cercle de pierres ou baratz, Meatse 11. Compte rendu de fouilles 1996. Bulletin du Musée Basque n°160.

Blot, J. (2003 b) - Le message des architectures protohistoriques. Bulletin du Musée Basque n° Hors série.

Chevalier, J. et Gheerbrant, A. (1982) – Dictionnaire des Symboles. Ed Robert Laffont/ Jupiter.

Dugène, J.P. ( 1994) - Mémoires de pierres. Les roches gravées par les bergers de la Vallée d’Ossau. Musée Pyrénéen. Ville de Lourdes

Duvert, Michel. (1993) - Dictionnaire illustré de mythologie basque. De José Miguel de Barandiaran, traduit et annoté par Michel Duvert. Elkar (Donostia, Baïona).

Furon, R

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 13:50

ADDITIF   2011

 

à  l’INVENTAIRE des  MONUMENTS  PROTOHISTORIQUES  inédits

 

en  PAYS BASQUE de  France

 

 

 

 

Cet additif complète les deux précédents, concernant les années 2009 et 2010.  Là aussi,  on trouvera parfois des descriptions de « monuments » que nous qualifions de « douteux » ou même que nous rangeons dans une catégorie à part, celle des «  cas particuliers ». Nous nous sommes déjà expliqué à ce propos. Les coordonnées sont relevées au GPS ( Garmin) et données en unités WGS 84. Les monuments sont décrits par communes, dans l’ordre alphabétique. Les chiffres en gras renvoient à la bibliographie de notre INVENTAIRE de 2009.

 

 

ALDUDES

 

Tumulus-cromlech n° 1 Belaun ouest

Commune des Aldudes

Situation : coordonnées : N = 43°05’55’’    O = 01° 27’31’’ Alt : 810m.

Sur un replat au flanc du mont Eyharce, dominant le col de Belaun.

Description : On note un léger relief circulaire, de 5,50m de diamètre et de 0,30m de haut, délimité par 8 pierres de calibre variés ; deux d’entre elles en secteur nord, semblent avoir été arrachées  à l’extérieur du cercle, et mesurent respectivement 0,50m et 0,70m dans leur plus grand axe ; monument douteux.

Historique : monument découvert par F. Meyrat en avril 2010.

 

Tumulus- cromlech n° 2 Belaun ouest

Situé à 25 mètres à l’Est du précédent.

Description : Structure ovalaire de 5,70m de long, suivant un axe EO., et 3,70m de large, mesurant 0,30 à 0,40m de haut, constituée de pierres de calibre variés, surtout visibles dans la périphérie sud. Monument douteux.

Historique : Monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Tumulus Belaun Est

Commune des Aldudes.

Situation : Coordonnées : N = 43°06’01’’        O = 01°27’18      Alt = 760m.

Description. : Tumulus de 3,60m de diamètre,  et 0,40m de haut environ, constitué de petits blocs calcaires mobiles. Monument douteux.

Historique : monument découvert par F. Meyrat en avril 2010.

 

Tumulus de Zarkindegui

Commune des Aldudes.

Situation : Coordonnées : N = 43°06’27’’   O = 01° 26’31’’   Alt : 760m.

A environ une centaine de mètres à l’ouest de la BF 119..

Description :  tumulus de 8,50m de diamètre, et de faible hauteur, érigé sur un terrain en légère pente vers le nord,  il est constitué d’un amoncellement de petites pierraille de grés ; on note une dépression centrale de faible profondeur.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Cromlech Berdaritz n° 1

Commune des Aldudes.

Situation : N = 43°06’41’’  O = 01°26’32’’        Alt : 735m.

Il est à environ 80 mètres à l’E.NE.,.de la BF.118.

Description : on distingue un cercle d’environ 5,50m de diamètre, , érigé sur un terrain en légère pente vers le NE. Il est matérialisé par un bourrelet de terrain contenant de nombreuses pierres ceci étant particulièrement bien visible dans les secteurs NE. et Sud. Le centre est le siège d’une dépression peu profonde. Monument douteux.

 

Cromlech Berdaritz n° 2

Il est situé à 30 mètres à l’O.SO., du précédent.

Une dizaine de pierres au ras du sol  délimitent un cercle de 2, 60m de diamètre contenant une pierre centrale. Monument douteux.

Historique : un de ces deux monument a été trouvé en 2002 par J. Capbodevilla et I. Zabala, l’autre par J. Blot en avril 2010.

 

Tumulus de Berdaritz

 Commune des Aldudes.

Situation. Coordonnées : N = 43°06’44’’     O = 01° 26’22’’     Alt 685m.

Il est situé à 56 mètre à l’ouest de la BF 117.

Description : ce monument, probable, dont il ne reste que la moitié, a en effet été amputé par la passage des engins agricoles utilisés pour mettre en valeur la prairie à au nord de la clôture de barbelés qui passe  au milieu de ce monument. Tumulus de terre semble-t-il, de 6mètres de diamètre et 0,45m de haut.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Dolmen Urrixka 4

Commune des Aldudes .

Situation : Coordonnées :  N = 43°06’54’’  O = 01°26’06’’      Alt : 810m.

Description : Erigé sur un replat au pied d’un arbre, on note un tumulus pierreux, formé de dallettes de grés triasique, mesurant 8m de diamètre et 0,45m de haut. De la chambre funéraire centrale, orientée NS.,  il reste une dalle de chevet et  la paroi nord formée par deux dalles verticales. La première mesure 1,59m de long,0,33m de haut et 0,23m d’épaisseur ; la seconde, qui n’est pas dans son prolongement mais débute à l’extrémité de son bord ouest, mesure 0,97m de long, 0,50 m de haut et 0,15m d’épaisseur ; la dalle de chevet est perpendiculaire au niveau de la moitié de la première dalle ci-dessus décrite, et ne dépasse pas 0,20m de haut. ( Rappelons que le dolmen Urrixka 2, que nous avons découvert en 1986, a été publié au Chapitre 1 de notre Inventaire)

Historique : monument découvert par F. Meyrat en avril 2010.

 

Rappelons ici les coordonnées :

Du dolmen Urrixka 1 : N = 43°06’49’’     O = 01°26’09’’        Alt : 760m.

Du Tumulus-cromlech Urrixka 3 : N = 43°06’50’’   O = 01° 25’34’’   Alt : 840m

 

 Cas particulier.

Dalle plantée de Eyharzeko lepoa.

Située à 20 mètres au sud de la BF 125. Dalle verticale de grés rose , orientée S.SE, de 1m de long, 0,46m de haut et 0, 23m d’épaisseur. Son bord supérieur présente des traces très évidentes d’épannelage. Pas de traces de tumulus ; s’agit-t-il d’un vestige dolménique ?

Dalle découverte par J. Blot en avril 2010.

 

 

 

BANCA

 

Cromlech de Lepeder

Commune de Banca.

Situation : Carte IGN  1346 ouest – St.-Etienne-de-Baigorry

Coordonnées :   N = 43°08’18’’        O = 01°23’45’’         Alt = 780m

On le trouve à l’Est du col de Lepeder, et presque à l’extrémité de la croupe orientée ouest-est,  née au sommet du mont Antchola. De ce site, on a une vue panoramique magnifique.

Description :   une quinzaine de petits blocs de schiste ardoisier, la seule pierre locale, délimite un cercle de 3 de diamètre ; au centre se distingue un amas  de  ces mêmes pierres.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

 

                              Cromlech de Lepeder

Lepeder

 

.                                   Monolithe d’Ichtauzkolepoa n° 1

ichtauzkolepua1

 

Cromleh Ichtauzkolepoa 2

Commune de Banca..

Situation : Même Carte que précédemment.

Coordonnées : N = 43° 08’16’’  O = 01° 24’38’’    Alt : 1000m.

Il est situé à 3mètres au sud sud-est du cromlech n° 1 découvert par J. Blot et  publié en 1973 ( 19, p.202.), et à une vingtaine de mètres au NO de le route…ils  n’ont heureusement pas été touchés par ces tout proches travaux routiers…

Description :  Cinq pierres en grés rose, au ras du sol, délimitent un cercle 2,50m de diamètre.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Monolithe d’Ichtauzkolepoa  1

Commune de Banca.

 Situation : Coordonnées : N = 43°08’13’’     O = 01°24’45’’    Alt : 970m.

 Au dessus de la naissance d’un petit ruisseau et à quelque mètres à l’Est de la piste pastorale.

Description :  Belle dalle de grés rose rectangulaire,, couchée au sol suivant un axe SO-NE, mesurant  2,64m de long, 1,57m de large et 0,34m d’épaisseur. Quoique ne présentant pas de traces évidentes d’épannelage, sa situation auprès de points d’eau, de pistes pastorales, et de si abondants pâturages, rend fort probable son rôle de « Muga ».

Historique : deux dalles couchées  ont été découvertes par I Gaztelu en novembre 1997, au niveau de ce col, « des deux côtés du ruisseau. », sans que nous ayons plus de détails Dans notre prospection d’avril 2010, nous avons trouvé 4  éléments susceptible d’être retenus, dont les 2 dalles  ici décrites,  mais qui sont du même côté du ruisseau….voici la seconde :

 

Monolithe  d’Ichtauzkolepoa n° 2

Situation : à 25 mètres environ au NE du précédent monolithe. Altitude :975m

Description : Belle dalle de grés rose, couchée au sol selon un axe NS., mesurant 2,40m de long, 0,78m de large, et 0,25m d’épaisseur. Peut-être y aurait-il quelques traces d’épannelage le long du côté Est. Il est difficile de savoir si une ou les 2 dalles ont joué (en même temps ?)le rôle de « Muga ».

Historique :  Dalle découverte par I. Gaztelu en novembre 2007 (ou J. Blot en avril 2010…).

 

 

                       Monolithed’Ichtauzkolepoa n°2 

ichtauzkolepua2

                                  

 

                            Cromlech Antchola n°1.   

antchola1           

 

Cromlech Antchola n° 1

Commune de Banca.

Situation : Coordonnées : N = 43°08’26’’   O = 01°24’41’’      Alt = 1086m.

Il est situé sur un petit replat, dans la montée vers la  BF.106 en partant du col d’Ixtauz, à une trentaine de mètres à l’ouest de la pente ouest abrupte du mont Antchola.

Description : De nombreuses petites pierres ou dalles de grés disposées en couronne de 2,50m de diamètre, entourent un amas central du même type.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Cromlech Antchola n° 2

Il est situé à 9mètres à l’ESE du monument précédent, sur terrain plat.

Description : environ 13 pierres au ras du sol délimitent un cercle de 2,60m de diamètre

Historique : monument ( douteux ?) découvert par J. Blot en avril 2010..

 

Cromlech Antchola n° 3

Commune de Banca.

Situation : au niveau de la BF 106.    Alt : 1100m.

Description : On note, entourant l’implantation de la BF 106, un léger relief circulaire de 6 mètres de diamètre environ, fait de  petites dalles de grés ; de plus  il semble que l’on puisse distinguer quelques pierres d’un éventuel péristalithe. Il ne semble pas cependant pas que l’on puisse attribuer au renforcement de l’implantation de la BF.106 ce  relief tumulaire. Monument douteux, mais possible, l’implantation d’une borne frontière au milieu d’un monument  n’étant pas exceptionnelle…

Historique : monument découvert par I. Gaztelu, en novembre 2007.

 

Monolithe  fendu d’Antchola

Commune de Banca.

Situation : Coordonnées : N = 43°08’33’’ O = 01°24’36’’  Alt : 1118m.

Il est située à une vingtaine de mètres  au S-SO de la BF 105.

Description : Volumineux bloc de grés rose  rectangulaire couché au sol suivant un axe EO., mesurant 1,96 m de long, 1, 38 de large à sa base et 1, 19 dans sa partie moyenne.(la séparation étant incluse) et 0, 43m d’épaisseur. Il semble présenter des traces d’épannelage à son bord nord. A l’évidence il est séparé en deux moitiés égales, soit par l’action du gel… ou de l’homme.

Historique : monument découvert par F. Meyrat en avril 2010.

 

 

                 Monolithe fendu d’Antchola

antcholamono

 

                          Tumulus-cromlech d’Ichtauz

ichtauz

 

Tumulus-cromlech d’ Ichtauz

Commune de Banca.

Situation :  A  5 mètres au N-NE de la BF 110.  Alt : 970m.

Description : on note un une quinzaine de pierres de dimensions  variables, enfouies dans le sol qui délimitent un tumulus de faible hauteur et de 3m de diamètre environ.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

 Tumulus Ichtauz n° 1

Situation :  à une trentaine de mètres au N-NE de la BF 110. Alt : 970m.

Description : Tumulus pierreux  de faible hauteur et de 3,60m de diamètre à la surface duquel apparaissent de nombreuses petites dalles de grés rose ; pas de péristalithe visible. Ce monument, comme le précédent, sont, ou à cheval sur la ligne frontière, où très légèrement à l’ouest de celle-ci,  ce qui ne les empêche pas de faire  partie intégrante de l’ensemble des vestiges protohistoriques d’Ichtauz ; c’est pourquoi nous les avons cité ici.

Historique :  monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

Tumulus Ichtauz n° 2

Situation : au niveau de la BF 111.  Alt : 960m.

Description : très exactement comme pour le cromlech de  la BF 106, ci-dessus décrit, on note un très léger relief tumulaire circulaire de 3,50 de diamètre entourant la base de la borne frontière, fait de nombreuses petites pierres entièrement recouvertes de mousse. Il n’y a pas de    péristalithe visible.

Historique : Monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

 

                           Tumulus Ichtauz n°1 

ichtauz1

 

                                                     Tumulus Ichtauz n° 2.

ichtauz2


 

Cromlech de Pago Zelhai

 Commune de Banca.

Situation : N = 43° 07’20’’    O = 01°25’33’’       Alt : 894m.

Il est à 50m au sud de la BF.114.

Description : Une dizaine de pierres au ras du sol, délimitent un cercle (approximatif), de 2,80m de diamètre. Monument douteux ?.

Historique : Découvert par J. Blot en avril 2010.

 

  

Cromlech de Pago Zelhay. 

pago zelay mono

      

 

Monolithe de Pago Zelhay.

pago zelay mono


 

Monolithe de Pago Zelhay

Commune de Banca.

Situation :  N = 43° 07’22’’       O = 01°25’32’’    Alt : 900m

Il est à 40mètres au NE de la BF 114..

Description : Bloc de grés triasique, de forme grossièrement parallélépipédique, couché au sol suivant un axe N.NO-S.SE. Il mesure 3 m de long,1,57m de large à sa base et 1,35m à son sommet. Son épaisseur est variable : maximum à la base : 0,60m et moindre au sommet  en partie enfoui dans le sol, et donc difficilement appréciable  Il présente des traces d’épannelage sur ses bords sud-est et sud-ouest.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

 Cas particuliers :

 

Pierre couchée d’Ichtauzkolepoa

Elle est située plus bas  que le monolithe n°1, à 10m au sud du petit ruisseau.

Coordonnées : N = 43° 08’12’’   O = 01° 24’46’’    Alt : 960m.

Bloc de grés rose couché au sol selon un axe EO, mesurant 1,80m de long 0,49m de large  et 0,31 m d’épaisseur. Très douteux. Découverte par J. Blot en avril 2010.

Pierre plantée d’Ichtauzkolepoa 

Elle se trouve au nord  de la précédente,  de l’autre côté du ruisseau, sur le terrain en pente, et à 10m au N de la piste pastorale. Coordonnées : N = 43° 08’15’’ O = 01° 24’46’’ Alt : 985m.

Cette pierre de grés rose, émerge du sol  sur une hauteur de 0,94m, et mesure 0,56m à sa base visible et 0, 26m d’épaisseur.  Seule cette position dressée attire l’attention.  Très douteux ; borne actuelle ?, effet du hasard ?  Découverte par J. Blot en avril 2010.

Deux tumulus-cromlechs d’Antchola

En montant du col d’Ichtauz vers le sommet d’Antchola, à une dizaine de mètres à l’ouest de la piste, prés d’ un gros rocher, il semble que l’on puisse  voir deux monuments ( ?) très semblables à des tumulus-cromlechs, distants l’un de l’autre de 5 mètres environ, selon un axe NS., sur un terrain assez pentu. Coordonnées : N = 43°08’22’’   O = 01° 24’40’’  Alt : 1045m.

 Ils mesurent tous deux environ 6 mètres de diamètre, et sont constitués de pierres inclinées , disposées semble-t-il de façon circulaire  autour d’autres pierres en désordre au centre. Monuments  découverts par J. Blot en avril 2010.

Tumulus pierreux de Pago Zelhay

Coordonnées : N = 43)07’23’’        O = 01° 25’31’’     Alt : 905m.   

Situé à quelques dizaines de mètres à l’est du monolithe, et au N de la BF 114. se trouve un amas de dalles triasiques , étalé sur une surface de 10 mètres environ, et sur terrain en pente vers le sud ; quelques dalles plantées et inclinées, au centre de l’amas pourraient évoquer ( ??) les restes d’une chambre funéraire.

 

 

 

 

ITXASSOU

 

Tumulus Atharri 1 :

Commune d’Itxassou.

Situation : Coordonnées : N + 43°19’10’’      O = 01°25’16’’   Alt = 355m

Le monument est situé à environ 350m à l’Est du col de Legarre, tangent au sud de la piste.

Description : Il s’agit d’un tumulus circulaire de 5,30m de diamètre, et quelques centimètres de haut, constitué de nombreuses  pierres de petites dimensions,  profondément enfouies dans le sol. On distingue parfaitement  la quasi totalité de sa périphérie, sauf le tiers sud-sud est  qui est recouvert, ainsi que la partie centrale du monument, par un amoncellement de pierrailles mobiles qui ont été déversées dessus à l’occasion d’aménagements relativement  récents de la piste et de ses environs. Est-ce un tumulus dolmenique ou un tumulus simple ? au vu des dimensions nous opterions  plus volontiers pour le seconde hypothèse.

Historique : monument découvert par J. Blot en avril 2010.

 

 

 

Tumulus Atharri 1

atharri


 

Tumulus Atharri 2 :

 Commune d’Itxassou.

Situation :  coordonnées : N = 43° 19’10’  O = 01°25’11’’ Alt : 360m.

On le trouve à environ 80m plus à l’est, légèrement en surplomb de la piste au moment où elle aborde le plateau,  cachée, à gauche,  par des touffes de touyas.

Description : comme précédemment, le monument est en grande partie recouvert par des apports récents de pierraille ; néanmoins on distingue parfaitement la moitié nord de la périphérie du tumulus circulaire originel sous-jacent, de 4,40m de diamètre et quelques centimètres de haut. Là encore, nous optons pour un tumulus simple. A noter, juste à côté un autre important amas de pierraille dont il est impossible de dire si il recouvre ou non un autre tumulus.

Historique : monument découvert en avril 2010 par F. Meyrat.

 

 Cas particulier :

 Pierre couchée de Legarreko-Lepoa.

Commune d’Itxassou. Coordonnées :  N = 43°19’12’’    O = 01°25’35’’   Alt : 345m.

On peut voir cette pierre dans le jardin de la maison qui jouxte l’angle de la route  au niveau du col de Legarre, à 6m au nord du portail, repoussée contre la haie. Ce bloc, de gneiss semble-t-il, couché au sol,  affecte la forme d’un parallélépipède rectangle  de 2 mètres de long, 0,98m de large à sa base et 0,48 au sommet qui est tronqué,  et 0,45m d’épaisseur.

Cette pierre est intéressante par sa situation dans le col et le fait qu’elle semble présenter des traces d’épannelage sur toute sa face nord.

Pierre découverte par F. Meyrat en avril 2010.

 

                       

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:54

                   

II- Additif  2009

 

 à l'Inventaire des monuments inédits

 

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( Les chiffres en caractères gras renvoient à la bibliographie de l'ensemble des monuments protohistoriques  du Pays basque de France de ce présent Inventaire).

 

BANCA.

 

 Les monuments protohistoriques que nous avons trouvé sur la longue crête qui, dans la vallée des Aldudes, s'étend à l'est, du mont Argaray au Lindus, ont déjà fait l'objet de  deux publications (  17 - et chapitre 1 du présent Inventaire).

Quelques monuments ont cependant été involontairement omis, et nous les proposons ici. Avant tout, nous ferons remarquer combien il est difficile, dans ce secteur, d'identifier de façon sûre certains monuments dont l'architecture est fort discrète, parfois en grande partie recouverte de végétation, et surtout dont le matériau, de dimensions souvent modestes, se délite si facilement ; nous sommes loin ici de la qualité des pierres de l'Artzamendi par exemple, dont les belles dalles de grés rose se prêtent si bien à de splendides architectures, comme celles du col de Méatsé. Ceci explique que certains vestiges présentés puissent être tenus pour douteux...

 

Axistoi

On compte sur ce sommet 3 monuments : 2 cromlechs et un tumulus ( voir 17 et chap. 1).

 

Laurigna

Laurigna nord :

Sur le versant nord de ce mont, on compte 1 tumulus pierreux (traversé par le barbelé) et 2 cromlechs, dont un aussi traversé par le barbelé alors que le second lui est tangent. ( voir 17)

 

Tumulus Laurigna sud.

Commune de Banca.

Situation : à 100m environ au nord- nord-est de la BF. 160, sur une petite éminence naturelle.

Description : Tumulus terreux, de 7 m de diamètre  et 0,40m de haut  avec deux pierres bien visibles en secteur nord et nord-ouest.

Coordonnées

Historique : découvert par nous en novembre  1974. Nous le publions ici car il nous semble être distinct, au moins quant à la situation, du tumulus décrit par J.M. de Barandiaran sous le nom de Traikarlepo ou Beai ( 12 ; p.247, n°7).

 

Turaor-lepoa :

Commune de Banca.

Ce col a lui aussi fait l'objet de publications ( 17 - et chapitre 1). On y décrit maintenant 7 monuments.

Précisons quelques points : entre le n° 3 et le n° 4 il y a plutôt 6 mètres que 3.

Enfin le cromlech décrit sous le nom de n°  2 de Turaor dans notre publication antérieure (17) doit être rattaché à Turaor Lepoa  sous la dénomination de Turaor -lepoa 5 :c'est en effet lui que nous avons décrit sous ce nom dans le chapitre 1 du présent ouvrage.. Le n° 2 de Turaor est décrit ci-après.

 

 

Cromlech Turaor- lepoa 6.

Situation :  le cromlech n° 6 est à environ 16m au nord nord-est du n° 2.

Coordonnées :

Description : cercle peu visible de 5m de diamètre environ.

Historique : découvert par nous en septembre 1978.

 

Tumulus Turaor- lepoa 7.

Commune de Banca.

Situation :  au sud des précédents monuments, à environ 150m au nord nord-est de la BF. 162.

Description : Tumulus pierreux de 5 m de diamètre et 0,40m de haut environ.

Historique : découvert par nous en septembre 1978.

 

Mont Turaor :

On peut, avec quelques réserves, décrire 5 monuments : le n° 1(tumulus) est décrit à la référence 17. L'ancien n° 2 de cette publication est devenu le n° 5 de Turaor-lepoa-

 

Cromlech Turaor n°2 :

Commune de Banca.

Situation : à 30 m au nord de la BF. 163, sur le replat du sommet.

Description : environ 5 pierres pourraient délimiter un cercle de 3,20 m de diamètre.

Historique : découvert par nous en septembre 1978.

 

Rappelons que le Tumulus n° 3 a été décrit dans le chapitre n°1 de cet ouvrage.

Peut être y aurait-il un n° 4 à environ 30m au sud du n°1 ?

 

Tumulus Turaor  n° 5,

Enfin il existe un tumulus pierreux, de 6m de diamètre et 0,40 de haut, à environ 280 pas au sud de la BF. 163.

 

Un monolithenous avait été signalé en août 1989 par Luis Millan San Emeterio ( San Sebastian), gisant entre les BF.163 et 164 que nous n'avons pas retrouvé.

 

Par contre nous signalerons un bloc rocheux, régulier qui a été très probablement amené  là où il se trouve maintenant ( mais depuis quand ? ), à 9m au nord  nord-est de la BF. 165, prés des fils barbelés. Il s'agit d'un bloc  parallélépipédique, sans inscription visible, mesurant 1,40 m de long, 0,78m de largeur et 0,38 m d'épaisseur.

 

Méhatzé

Les 5 monuments du col de Méhatzé ont été décrit dans notre publication ( référence  17) et au chapitre 1 de cet ouvrage.

 

 Par contre sur la pente qui s'élève au sud de ce col, entre les BF 166 et 167,  on peut voir 2 tumulus :

Tumulus Méhatzé Sud 1

Commune de Banca.

Situation : à 80m au nord de la BF. 166 et à 10m à l'ouest de la clôture barbelée.

Description : petit tumulus circulaire de 3m de diamètre et 0,30m de haut au sommet duquel apparaissent quelques pierres.

 

 

Tumulus Méhatzé Sud 2.

Situation : à 26m à l'ouest du précédent, au voisinage immédiat de la piste pastorale.

Description : Tumulus bien visible de 6m de diamètre et 0, 40 de haut environ, formé de blocs rocheux .

Historique : ces deux monuments nous ont été signalés en août 1989 par Luis Millan San Emeterio ( San Sebastian).

 

 

BEHORLEGUI

 

Monolithe d'Ithurrotché.

Béhorlégui.

Situation :  carte 1446 ouest.

Coordonnées : N = 43,1040° - W = 01,0595° en degrés décimaux.

Alt .1040m .

Il est situé au niveau du col d'Apanicé, au lieu dit Ithurrotché, sur le bord droit d'un petit chemin goudronné, qui part vers le nord, à environ 100 m de son détachement de la D.117.

Description :

Le monolithe ( photo1) gît sur un sol légèrement incliné vers le nord ( sur le versant de la Bidouze) ;  il a la  forme d'un parallélépipède rectangle de calcaire compact, assez régulier dans l'ensemble, mesurant  4m de long ; dans sa partie médiane la plus large, il mesure 0,70m et 0,61 m d 'épaisseur. Sa base, de section rectangulaire,( 0, 70 m de large et 0,7 m d'épaisseur) est assez régulière et plane dans son ensemble, Son  sommet orienté plein nord  présente des

traces d'épannelage - afin de lui donner sa forme pointue ( 0,37 m dans sa partie la plus large)- qui sont bien visibles au niveau de son bord nord-ouest. Il ne semble pas y avoir eu d'autres retouches, mais on doit signaler, le long et au milieu du bord ouest du monolithe, un bloc de pierre du même type, qui pourrait bien avoir été détaché du bloc d'origine afin de lui donner sa forme régulière définitive. Comme d'habitude en Pays Basque, c'est un bloc naturel

 d'emblée très proche des formes et mensurations désirées qui a été choisi et amené en ces lieux, et il n'a donc eu à subir que peu de modifications.

On remarque enfin qu'il est situé tout à coté de la naissance même d'un petit ruisseau permanent ; la présence de ce point d'eau confirme le très probable rôle de borne pastorale de ce monolithe, dont l'environnement archéologique est riche.

Histoire : ce monument nous a été signalé en 2006 par Jacques Casaubon.

 

Monolithe de Béhorlégui.

Béhorlégui.

Situation

Nous dirons ici quelques mots de ce curieux rocher , que l'on pourrait qualifier d' « anthropomorphe », ( photo.2) et que toute personne traversant le village de Béhorlégui ne peut manquer d'apercevoir au dernier virage en sortant du bourg, en direction du

col d'Apanicé, sur le côté gauche de la route.

Description.

Il s'agit d'un bloc de calcaire gréseux compact de 1,85 m de haut, modelé par l' érosion qui lui a donné une allure anthropomorphe : on peut en effet -  avec un peu d'imagination, et en regardant de l'ouest - distinguer une partie supérieure renflée ( la tête), séparée du thorax par un rétrécissement bien marqué. Encore doit-on faire remarquer que cette « tête » était encore plus nette avant que les transports successifs( nous en reparlerons), ne lui aient enlevé d'importants fragments

On peut distinguer ensuite le segment sous-jacent, assimilable au thorax, avec la naissance des épaules, surmontant un « abdomen » volumineux ( 1,40m de large), dont il est séparé par un nouveau rétrécissement ; un troisième rétrécissement annonçant les membres inférieurs...Si nous devions évoquer une ressemblance, ce serait avec les «  Déesses- Mères » du Néolithique d'Europe ou du Proche-Orient, aux formes  généreuses.

Histoire.

C'est J. Casaubon qui, en mai 2008, nous a mis en relation avec le héros de cette histoire. Il y a quelques décennies en effet, le maire de Béhorlégui - à l'époque Jean Cubiat - se rendant en voiture vers les pâturages d'Apanicé, vit sur sa droite, au col de  Landerre, à quelques dizaines de mètres en contre bas de la route, ce bloc de pierre aux formes curieuses. Il avait été déplacé à cet endroit lors des touts récents travaux de creusement de la D.117., mais  semblait avoir séjourné sous terre, comme le laissait supposer sa teinte, et la terre dont il était encore abondamment enveloppé. Quelques jours plus tard, le monolithe avait disparu. C'est tout à fait fortuitement que J. Cubiat le revit,  dans une propriété privée, à Ordiarp. Considérant que cette pierre appartenait à sa commune, le maire de Béhorlégui obtint donc que ce monolithe y

soit ramené ; toutefois, pour éviter toute nouvelle disparition, il jugea préférable de le disposer à sa place actuelle...

Ce monolithe « anthropomorphe », a-t-il été vu comme tel dans le passé, quand il était à l'air libre ? a-t-il fait l'objet de dévotion en des temps lointains ? nous ne le saurons jamais,.mais rien n'interdit de le penser...

 

Tumuli de Mugarco.

Béhorlégui.

Situation :

Au sommet de la colline dénommée « Mugarco » par les bergers, à 500m au nord nord-est des bergeries d'Elhorta.

Coordonnées : 43,1301° - W = 01,0762°, en degrés décimaux.

Alt. 1083m.

Description :

Au sommet de cette colline on peut distinguer deux petits tumuli, en forme de galettes, circulaires, chacun mesurant  1,80m de diamètre et 0,25m de haut. Le plus au sud est séparé du second, au nord-ouest, par environ une dizaine de mètres. Ils sont essentiellement

constitués de terre et de petits galets du calcaire environnant, bien visibles en particulier à leur  périphérie.

Histoire :

Nous nous sommes rendus sur les lieux en mai 2008 avec J. Cazaubon sur les indications du berger Lérissa, de la maison Aristalde de Béhorlégui.

 

BIRIATOU

 

Tumulus d'Osingozelaya.

Commune de Biriatou

Situation

Au flanc sud-est du mont Osingozelaya qui domine, à l'ouest, le Col des Poiriers dit aussi de Pittare , riche de ses 6 tumulus -cromlechs. Il se trouve à l'extrémité d'un petit replat, à 340m d'altitude, et à 40m environ au sud de la piste.

Coordonnées : N = 43,3179 - W = 01,7178° en degrés décimaux.

Description

Tumulus pierreux,  de 10m de diamètre, fait d'un amoncellement de petites dalles de grés rose. Sa hauteur est difficile à apprécier, entre 30 et 50 centimètres. On note une importante excavation dans le secteur sud est, comme si le monument avait fait l'objet d'une fouille clandestine.

Histoire : monument découvert en mai 2009.

 

IROULEGUI

 

Jarra - (Erramonénéa)

Les dolmens d'Arrondo et d'Artxuita du mont Jarra sont bien connus (13 -  page 6 et 7.).Nous voudrions ici décrire sommairement un « dolmen » qui nous a souvent été signalé à tort, car il s'agit d'un accident naturel, pouvant, en effet, prêter à confusion.

A) Ce faux dolmen est situé dans une prairie, à 140m au sud sud-est de la maison Erramonénéa. Ses différents éléments constitutifs, en grés rose,  peuvent faire croire aux restes bien conservés d'un dolmen (photo.3), à la chambre funéraire ouverte à l'est, et dont le montant nord, vertical, mesurerait 1,50m de long et 1,10m de haut ainsi que 0,50m d'épaisseur ; la dalle de chevet, verticale, située à l'ouest nord-ouest mesurerait  0,70m de haut et 0,45m d'épaisseur. Divers éléments rocheux , au sud du montant nord, et au nord-ouest de cet ensemble pourraient faire croire à l'autre montant de la chambre funéraire et à un reste de la dalle de couverture.

Il ne s'agit en fait que d'un seul bloc rocheux éclaté probablement par le gel, dont aucun des éléments n'est véritablement enfoncé dans le sol. Même le propriétaire des lieux pense qu'il s'agit d'un dolmen...

B) Erramonénéa nord : ce bloc rocheux nous avait été signalé en 1996 par Inaki Gaztelu( San Sebastian) comme pouvant être un monolithe.

Il est situé à 150m au nord nord-est de la  maison Erramonénéa, au milieu d'un bois de châtaignier, et à 50m au nord nord-ouest d'une petite bergerie située au bord d'une prairie entourée d'un muret de pierres sèches. Ce bloc rocheux (photo. 4 ) mesure 1,30 à  1,40 m  de haut, 1m de large à la base et 0,80 m d'épaisseur. Si sa situation, isolé au sommet d'une légère éminence naturelle, laisse à penser à qu'il n'est pas venu là naturellement, sa forme, ses dimensions et le fait qu'il ne soit que posé sur le sol ne nous incite pas à le classer dans les « monolithes »  au sens où nous l'entendons, à savoir comme ancienne borne pastorale...

C) Erramonénéa Sud.  Nous avons noté ( avril 2009),  à 50 m au sud sud-ouest de la  maison Erramonénéa en lisière d'un bois de châtaignier ) une pierre couchée au sol (photo.5 ),  rectangulaire, mesurant 2,40m de long, 1m de large et 0,35m d'épaisseur en moyenne. Une base plus large et plus épaisse ( 1,20 de large et 0,70m d'épaisseur) contraste avec l'autre extrémité, de dimensions plus modestes ( 0,50m de large et 0,13m d'épaisseur), arrondie, plus fine,. qui semble avoir été épannelée. Cette pierre était couchée dans le champ, et les engins agricoles butaient souvent dessus, de sorte que le propriétaire l'a fait extraire et transportée à quelques mètres au nord de son emplacement initial. Cette dalle pourrait peut-être ( avec les réserves d'usage) avoir été une borne pastorale, quand elle était érigée, si elle l'a été.

 

 

 

ITXASSOU

 

Nous décrirons trois nouveaux possibles monolithes  dans le mont Artzamendi.

 

Monolithe Iguzki.

 

Itxassou.

Situation. :

Au flanc nord-ouest du pic Iguzki. La route qui mène au col de Méatsé et aux émetteurs de l'Artzamendi, effectue un Z avec  deux angles droits ; le monolithe est visible à environ 60m en contre bas  du deuxième virage en montant,  érigé sur un terrain en pente. On notera la présence à environ 80m à l'ouest, d'un point d'eau sous forme d'un petit  ruisseau.

Coordonnées :N = 43,2706° - W = 01, 4260° en degrés décimaux. Altitude : 640m.

Description.

Il s'agit d'une importante dalle de grés rose, de forme grossièrement trapézoïdale et  inclinée à 55° vers  le nord-est ' Photos 6,7, et 8 ) Sa base, enfouie dans le sol, est orientée sud-est nord-ouest .

 Il semble qu'elle ait pu être plus verticale dans le passé comme le suggère un bloc rocheux sur lequel elle prend appui au sud-est, et qui paraît s'être en partie brisé sous son poids.

Les mensurations de ce monolithe  sont les suivantes : 2,30m de hauteur, 2,80m à la base, épaisse elle même de 0, 80m ; l'épaisseur au sommet n'étant que de 0, 52m. Il n'y a pas de traces d'épannelage. Il   semble peu probable, compte tenu du contexte géologique et de ses dimensions, que cette dalle ait pu adopter de façon naturelle cette position sur la tranche,. La  situation de cette dalle  à flanc de montagne n'est pas sans nous rappeler le monolithe Iparla 1  ou ceux d'Athékaleun ou Gaztenbakarre (dans la Rhune).

Histoire. : découverte par nous en 1982.

 

Monolithe de Méatsékobizkarra

Itxassou.

Situation.

Il est situé à 80m au sud sud-ouest du très beau cromlech entourant la borne frontière n° 81

( qui l'a massacré), et se trouve en bordure d'un chemin relativement récent, creusé au bulldozer. Il semble donc que sa position actuelle ne soit pas l'ancienne, mais elle ne  doit en être éloignée que de quelques mètres au maximum.

Coordonnées N = 43,2736° - W = 01, 4130°, en degrés décimaux. Altitude : 750m.

On notera, là encore, la présence d'un point d'eau tout proche, à une dizaine de mètres au nord. Il est par ailleurs intéressant de constater que ce monolithe ainsi que celui déjà décrit par nous sous le nom de monolithe de l'Artzamendi ( 20.- p.16 et 34 -  p.10), se trouvent tous deux à proximité d'une borne frontière ( la borne 82 pour ce dernier)  et il n'est pas exclu que ces pierres soient les ancêtres directs de ces deux bornes frontières ; on note par exemple que le monolithe ici décrit possède un repère bien visible, sous forme d'une croix profondément gravée sur sa face supérieure. On connaît des monolithes,  possédant  eux aussi des inscriptions « modernes », qui jouent encore le rôle de borne frontière comme à Eyharcé ou à Gorospil).

Description.

Il se présente sous la forme d'un imposant bloc de grés rose couché  sur le sol, ( phot. 9

et 10 ),de forme grossièrement triangulaire, orienté nord-ouest sud-est. Long de 3 mètres, il présente une épaisseur variable :  la base, qui mesure 1,96m de large est  épaisse de 0,20m ; la partie médiane, de 1,57m de largeur est épaisse de 0,55m, et le sommet de 1,22m de large, ne mesure que 0,28m d'épaisseur. On ne note pas de traces d'épannelage, mais, sur sa face supérieure, une croix gravée de ½ centimètre de profondeur  mesurant 0,16m x 0,16, située à 0,30m du bord droit et à 1,02m de la base.

Histoire : ce monolithe  nous a été signalé par Francis. Meyrat en juin 2008.

 

Monolithe de Zelaïkogaina. ( ou de Menditipikobizkarra)

Itxassou.

Situation.

Il se trouve  à 70 mètres à l'ouest sud-ouest du cromlech dénommé Mendittipia par J.M.de Barandiaran ( 3 -  p.205).

Coordonnées : N = 43,2771° - W = 01,4030°, en degrés décimaux. Altitude :730m.

Description :

On note un bloc de grés rose - couché sur le sol selon un axe est-ouest - de forme grossièrement parallélépipédique ( phot.11 et 12 ), mesurant 2,52m de long, 0, 80 m dans sa plus grande largeur,( due à un renflement sur son bord sud), et 0, 42 m de large à ses deux extrémités. Son épaisseur, que l'on ne peut vraiment apprécier que sur son bord  sud, ( le nord étant en partie enfoui sous terre) atteint 0, 28 en moyenne. Certes, cette pierre isolée au milieu du pâturage, est assez remarquable ; toutefois ses dimensions fort modestes laissent planer un sérieux doute sur son éventuel rôle de monolithe-borne pastorale... à noter qu'à une quinzaine de mètres au nord, il  semble que l'on puisse évoquer la présence d'un cromlech de 6 mètres de diamètre,  dont 6 pierres sont visibles .

Histoire : nous avions repéré cette pierre dés le début de nos prospections dans cette montagne en 1970, et ne l'avions pas retenu ;  L. Millan San Emeterio ( San Sebastian) a de nouveau attiré notre attention sur cette pierre en 1985, aussi  avons nous préféré la publier ici plutôt que de commettre une éventuelle omission.

 

 

SARE.

 Dolmen Ameztia 2

Commune de Sare.

Coordonnées : N = 43,2932° ; W = 01,6105°

Altitude : 440m

Situation :

A environ   deux cent  trente mètres au nord-nord ouest du dolmen d'Ameztia publié par nous en 1971 (15.. page 14 ). A partir du col d'Olhain, prendre le sentier ascendant direction sud  ouest.  Sur la partie plane, en haut de la colline, au niveau d'un petit col, se trouve un dalle verticalement plantée dans le sol. Continuer 80 pas sur le sentier  en direction nord-nord est, le monument est visible tangent à la piste sur son côté gauche,  un terrain très légèrement en pente.

 Description :

 on distingue les restes d'un petit tumulus pierreux d'environ 5 m de diamètre, constitué de blocs de grés, certains  pouvant atteindre  le volume d'un gros pavé, ou  même plus.. On ne distingue pas de péristalithe nettement défini. Une dalle en grés, ( phot.13), orientée  SO-NE., de 1,15 m de long, 0, 25 m de large et 0,45 de haut, est profondément enfoncée dans le sol dans la partie SE de ce tumulus.  A une trentaine de centimètres au nord, on distingue au ras du sol deux dalles brisées, contiguës, dont l'ensemble atteint 0,40m, pour ce qui en est visible et 0,15 d'épaisseur. L'ensemble de ce éléments  paraît bien pouvoir être considérée comme les   vestiges d'une modeste chambre funéraire.

Historique :

Ce monument nous a été signalé par Michel Duvert en mars 2009. A noter  qu'il ne ressemble en rien aux descriptions que fait J.M. de Barandiaran des dolmens Arribeltz 1 et 2 qui devraient être dans les environs ...( ?). Nous ne les avons jamais vu. 

 

Cromlech d'Ametzia.

Commune de Sare.

Situation :

Coordonnées : N = 43,2908° - W = 01,6035°. Altitude :210m.

Il est situé au pied de la colline Ametzia, qui prolonge au sud les crêtes de Faague., au bord de la piste antique, partie de Harotzegikoboeda et qui rejoint le col Kondediagalepoa. On le trouve sur un petit replat à 50m à l'est du franchissement par la piste d'un petit riu qui descend d'Ametzia.

Description :

Petit cercle de 2,50 m de diamètre, délimité par  une dizaine de pierres, au ras du sol, plus visibles et plus nombreuses en secteur est.

Historique : découvert par nous en mai 2009.

 

Dolmen de Faague.

Commune de Sare.

Coordonnées : N = 43,2910° ; W = 01,6182°

Altitude : 271m.

Situation :

Sur un replat  transformé en une belle fougeraie, non plantée d'arbres, au flanc sud du petit sommet dénommé Faague sur les cartes IGN (552 m d 'altitude). Ce replat fait face au mont Ibantelly, de l'autre côté de la  D-406 reliant  Sare à Vera.

Description

On distingue facilement, sur ce replat dénudé, ce qui reste de ce très probable monument.  Les éléments les plus visibles sont les deux dalles ( phot.14 ), qui apparaissent sur le côté est  de cet ensemble pierreux. Une grande dalle en grés légèrement inclinée vers le nord ouest et orientée SO-NE, mesure 1,40 m de long ; son épaisseur est de  0,34 m  à son extrémité SO et de 0,45 m à l'autre extrémité. Sa hauteur est de 0,80m.

Une seconde dalle, bien visible se dresse à 0,47 m au sud ouest de la précédente, et perpendiculaire à l'orientation de cette dernière. Rectangulaire, plane sur ses deux faces, elle mesure 0,88 m de haut, 0,15 m d'épaisseur en moyenne et 0,47 m de large. Elle présente des signes d'épannelage à son bord nord ouest.

Il semblerait qu'une troisième dalle, faisant partie de la structure initiale de la chambre funéraire, ait été brisée presque au ras du sol , n'ayant plus de visible que sa base  à environ 0,80 au nord ouest de la précédente et presque dans son prolongement.  Elle  mesure quelques centimètres de haut, 0, 70m de long, et de 0,25m à 0,19 m de large à ses extrémités.

On peut enfin se poser la question du rôle et de la position initiale d'un bloc rocheux parallélépipédique, situé à une quarantaine de centimètres au nord ouest de la seconde dalle

décrite, basculé vers le sud est,  et dont la base, n'est plus insérée dans le sol ; il mesure 0,95mde haut, 0, 50m de large en moyenne et 0,35 m d'épaisseur ; il présente des traces d'épannelage à son sommet.

Ces structures sont visibles  dans ce qui a pu être initialement un tumulus pierreux. Toutefois il nous semble que celui -ci a fait l'objet de remaniements profonds (ayant pu affecter aussi la chambre funéraire). On voit en effet très nettement qu'il existe une structure carrée( ?) d'environ 5m x 5m, faite de blocs plus ou moins tangents et volumineux., dont les 3 dalles précédemment décrites seraient parties constitutives au sud est  et au sud ouest. De nombreux autres blocs sont visibles, en désordre, à l'intérieur de cette structure. Tout ceci n'est pas sans nous rappeler le dolmen Generalen Tomba, dans les Aldudes, qui a lui aussi subi ce genre de transformation  ( pour en faire un modeste abri pastoral.).

Historique :

Ce monument a été découvert par Alfonso Martinez en 2000.

 

Monolithe de Faague.

Commune de Sare.

Coordonnées :  N = 43,2913° ; W = 01,6216° en degrés décimaux

Altitude : 270 m.

Situation.

En bordure de la vieille  piste pastorale qui,  partie de la D.506 , 1500 m avant la borne frontière 36, se dirige  en montant vers le nord ouest. pour rejoindre un très beau col, à 600m,  où se trouve la borne frontière 32. Arrivée à l'aplomb des rochers de Faague, mais, bien en dessous,  à 270 m d'altitude, cette piste traverse une très belle fougeraie, dénuée d'arbres, dont elle en longe la lisière sud sur une centaine de mètres. Cette fougeraie  est délimitée à l'est et à l'ouest par deux  ravins parcourus par chacun par un ruisseau.

Le monolithe se trouve en bordure de piste, côté nord, à l'extrémité ouest de la fougeraie, à une trentaine de mètres après que le  terrain ait amorcé sa déclivité vers l'ouest.

Il est situé, à 300m à l'ouest du dolmen précédent.

Description :

Ce monolithe affecte la forme, classique en Pays basque, d'un pain de sucre orienté nord sud, à base nord ( phot.15 et 16 ). Ce bloc de grés mesure 2,90 m de long, 1,70 m dans sa partie moyenne, la plus large .Son épaisseur varie de  0,50 m à sa base à 0,37 m  au sommet.

Il semble bien qu'il y ait des traces d'épannelage à sa base, et tout le long du côté ouest  jusqu'à la pointe, ceci ayant eu pour effet de donner une certaine symétrie avec le côté opposé, aux formes naturelles.

On remarquera la situation classique de ce monolithe, en bord de piste pastorale, prés de points d'eaux et au milieu de pâturages ; nous avons déjà émis l'hypothèse que les monolithes (ou Muga en basque = borne), puissent , en effet, être des bornes  ayant  servi de points de ralliement pour régler les différents pouvant survenir entre pasteurs, dés les temps protohistoriques,  quant à l'exploitation des pâturages et des points d'eaux. De plus, il est  particulièrement curieux de noter que ce monolithe se trouve  exactement  à l'aplomb de la borne 36, et donc  des Tables de Lizuniaga, elles mêmes toujours consacrées aux accords pastoraux.

Comme le faisait remarquer J.M. de Barandiaran, ces accords, compte tenu de la  richesse des environs en monuments protohistoriques, peuvent fort bien remonter à ces lointaines époques. Par ailleurs, il n'est pas  certain que ce fond de vallon, étroit, humide, boueux dans le passé -  mais où passe l'actuelle D.506 -  ait  été très favorables dans la protohistoire, aux déplacements des troupeaux ou aux réunions de pasteurs, ni que le monolithe originel, dont les Tables ont repris le rôle ensuite, ait été à cet emplacement dés le début.

  C'est pourquoi - mais ce n'est qu'une hypothèse - ce monolithe de Faague, placé  au bord d'une belle  piste pastorale - reliant elle aussi Sare à Vera -  au milieu de pâturages dégagées,  pourrait -  avec quelques probabilités - être considéré comme le véritable ancêtre des Tables de Lizuniaga...

Rappelons qu'il n'y avait, à ce jour, que 2 monolithes connus dans la Rhune, que nous avons déjà publiés : Gastenbakarre ( 34, page 1) et Athekaleun ( 34, page 2). Les chiffres gras renvoient à la bibliographie générale.

Historique :Ce monument  a été découvert par nous en mars 2009.

 

Le dolmen Gaztenbakarre 4.

Commune de Sare.

Situation.

On le trouve sur le petit replat  qui s'étend au nord-ouest  du  filon  rocheux dont l'altitude est indiqué 271 sur la carte IGN. Il est à  environ 9 mètres au nord-est du chemin qui est passé devant le réservoir d'eau situé  200m plus bas, à vol d'oiseau. La piste, à son niveau, est encore légèrement ascendante, avant d'arriver, à environ 80 mètres de la, sur le replat qui donne  naissance à  la piste qui descend, à  gauche, vers le menhir de Gaztenbakarre.

Coordonnées :N = 43,3139 ° - W = 01,5969° en degrés décimaux ; altitude 270m.

Description :

Erigé sur terrain presque plat, il présente un tumulus d'environ 5 m de diamètre, entouré d'un probable péristalithe ; il est constitué  de petites dalles de grés et de blocs amoncelés, au milieu duquel se distingue une chambre funéraire orientée plein est  Celle-ci est délimitée,

 ( phot.17 ),.à l'est, par une petite dalle de grés, presque couchée sur le sol, mesurant 0,72m à sa base et 0,28m de haut. Au nord, la paroi est formé  par 3 dalles de grés local, très inclinées   

 vers  l'intérieur de la chambre : la première, la plus à l'est, mesure 0,70m à sa base, et 0,42m de haut, la suivante s'intercale en quelque sorte entre les deux et leur est presque perpendiculaire : elle mesure 0,48 m de long et 0,50 de haut ; la troisième dalle, la plus à l'ouest, mesure 1,40m de long à sa base, et 0,46m de haut.

Historique.

Ce monument a été découvert par Alfonso Martinez en 2000.

 

Les cromlechs de Gastenbakarre

 

Cromlech n° 1

Commune de Sare.

Situation.

On le trouve à 9m au nord-nord  ouest du dolmen précédent.

Description.

Une petite murette de dalles superposées, particulièrement visible dans le secteur sud sud-est, délimite un cercle de 5m de diamètre  dont le centre paraît avoir été légèrement excavé ( fouille ancienne ?)

Historique

Monument découvert en mai 2009.

A noter, à 80 mètres au nord-est, il existe un tumulus terreux de 4m de diamètre  et 0,30m de haut, au sommet  duquel on distingue 4 dalles, orientées deux à deux selon un axe nord-est, sud-ouest. Leurs longueurs respectives sont de 0,88 et 0,50m  pour les dalles au sud-est et  0,44 et 0,90m pour celles au nord-ouest. S'agit-t-il d'un petit tumulus dolménique ?

 

Nous  avons noté trois autres cercles au sud est  de ce dolmen, sur le replat déjà cité,  au nord-ouest de la cote 271. 

Coordonnées : N = 41,3139° - W = 01,5968° en degrés décimaux.  Altitude :270m.

Cromlech n°2

Il est situé à 20 mètres à l'est du dolmen. 

Quinze à vingt  petites dalles de grés, au ras du sol, délimitent un cercle de 2,30 m de diamètre. Elles sont plus abondantes et plus grandes dans le secteur sud du cercle.

Cromlech n°3

 Situé à 15 mètres  au sud est  du précédent. Une  vingtaine de petites dalles blanches bien visibles, profondément enfoncées dans le sol, délimitent un cercle de 3,20 m de diamètre. Elles sont plus abondantes dans le secteur ouest du cercle. Une dalle rectangulaire, plus importante que les autres (0,46m x 0,46m) apparaît dans le secteur sud-est.

Cromlech n°4

 Le plus au sud est de ces  trois derniers cercles, à 15mètres  au sud est du précédent. Il mesure 3 m de diamètre, et est délimité par une  quarantaine  de petites dalles de grés gris, au ras du sol. En secteur ouest du cercle, là où elles sont plus nombreuses, ( phot.18) l'une d'elles est un peu plus saillante que les autres (0,20m de haut).

Historique.

Un de ces quatre cercle a été découvert par Alfonso Martinez en 2002; nous avons trouvé les trois autres en mai 2009.

 

Les dolmens de Gaztenbakarreko erreka
Commune de Sare.

 Ces trois dolmens se trouvent en contre-bas de la piste qui part du menhir de Gaztenbakarre, en direction du sud-ouest. et à environ 100 mètres de celui-ci.

Dolmen n°1

 Le plus proche de la piste, à  40m environ à l'est sur un léger replat.

Coordonnées :N = 43,3129° - W = 01,6000°, en degrés décimaux. Altitude :266m.

Tumulus pierreux de dalles et de blocs de grés, de 5m de diamètre environ, très peu élevé. De la chambre funéraire, orientée est-ouest, il ne reste que deux dalles ( phot.19) . La première, presque verticale, est une dalle trapézoïdale présentant des traces d'épannelage, de 0, 94m de haut, mesurant 1,40m à la base, 0,40 au sommet, et 0,25m d'épaisseur à sa base. Le seconde qui lui est perpendiculaire  à son extrémité ouest, est de dimensions plus modestes : 0,70m à la base, 0,45 de haut et0,10 m d'épaisseur, légèrement inclinée en dedans.                          .

Dolmen n°2.

Situé à 40m environ à l'est du précédent, et légèrement plus bas ( altitude 254m).

Tumulus pierreux de 6m de diamètre et de faible hauteur, au centre duquel se voit une seule  dalle légèrement inclinée, de forme rectangulaire ( phot.20), et présentant des traces d'épannelage. Elle mesure 0,98m à sa base, 0,80m de haut et 0,16m d'épaisseur. L'axe de cette dalle est nord-sud ;  il ne reste en place aucune autre dalle de la chambre funéraire, orientée est-ouest., exceptée, gisant  sur le flanc sud-est du tumulus une belle dalle de 1,20m de long et 0,90 de large.

Dolmen n° 3.

Il est situé à 10mètres à l'est du précédent et légèrement plus haut ( 255 m d'altitude).

Tumulus bien visible de 5,70 de diamètre, formé de gros blocs de grés gris. De la chambre                                

funéraire orientée est  nord-est, ouest sud-ouest, il ne reste en place qu'une dalle presque

verticale, de forme grossièrement rectangulaire, mesurant 0,75 m à sa base, 0, 80m de haut et 0,13m d'épaisseur ( phot.21 ). A côté d 'elle, au sud, gît un bloc de grés  qui a pu faire partie des parois de la chambre.

Historique : Ces trois monuments ont été découverts par Iñigo Txintxurreta en 2009.

 

Dolmen  Gaztenbakarreko bidea.

Commune de Sare.

Il est situé à environ 200m  au sud du menhir, à une vingtaine de mètres en contre-bas de la piste. Coordonnées : N = 43,3123° - W = 01, 6001° en degrés décimaux. Altitude : 270 m.

Erigé sur un terrain en légère pente, on note un tumulus pierreux  de 5 m de diamètre et de faible hauteur, délimité par un très probable péristalithe, ( phot.22).

De la chambre funéraire, orientée est nord-est, ouest sud-ouest, il ne reste que la dalle ouest, rectangulaire, mesurant 1,20 m à sa base  et 0,47 m de haut, légèrement inclinée vers l'est.

Historique :

Monument découvert par nous en mai 2009.

 

Dolmen  Iratzeburua.

Commune de Sare

 Il est situé à une centaine de mètres au delà et au dessus de la bergerie en ruine que longe la piste. Coordonnées : N = 43,3092° - W = 01,5992° en degrés décimaux. Altitude :300m.

Erigé sur un terrain en pente, on note un tumulus de faible hauteur d'un diamètre d'environ 6m constitué de terre et de quelques pierres peu visibles. Au centre, la chambre funéraire, orientée nord-est, sud-ouest,  est nettement délimitée  par un ensemble de dalles émergeant de quelques centimètres au dessus du sol, ( phot.23 et 24 ). Au sud, une dalle  légèrement inclinée vers le nord, mesurant 0,47m à sa base, 0,40 au sommet , 0, 38m de haut et  0,11m d'épaisseur. A l'est , et perpendiculaire à la précédente, une seule dalle de 0,63 de long, 0,20m de haut et 0,6m d'épaisseur. Enfin à l'ouest, deux dalles : l'une de 0,95m de long, 0, 20m de haut et 0,10 m d'épaisseur, l'autre , la chevauchant de quelques centimètres, mesure 0,60m de long, 0, 32m de haut et 0,8 m d'épaisseur.                                                      

Historique.

Ce monument nous a été signalé par L Millan San Emeterio en mars 2009.

 

Cromlech  Iratzeburua.

Commune de sare.

Situé à une centaine de mètres au sud sud-ouest du monument précédent.

Coordonnées : N = 43,3096° - W = 01,6010° en degrés décimaux. Altitude : 350m.

Sur une très légère éminence, on note  un cercle de 5 mètres de diamètre, avec une légère dépression centrale, délimité par une couronne de nombreuse petites dalles de grés plus ou mois superposées.

Historique.

Monument découvert par nous en mai 2009. 

 

Monolithe Iratzeburua.

Commune de Sare.

Situé à une cinquantaine de mètres au nord-est du monument précédent.

Coordonnées : N = 43,3098° - W = 01, 6017° en degrés décimaux. Altitude : 370m.

Monolithe de grés local,  couché sur le sol, en forme de pain de sucre, ( phot 25 et 27) mesurant 4,40m de long,1,60m de large et 0,25m d'épaisseur en moyenne.  Il semble présenter, à sa pointe, les traces d'enlèvements contribuant à lui donner sa forme en pointe (phot.26 ).

Certes, ce monolithe ( douteux ?) n'est pas au voisinage immédiat  d'un point d'eau, mais à proximité d'un cromlech et d'un dolmen, et  à la limite sud-ouest des pâturages, délimités, d'une part par l'abrupt de la crête d'Altxangue, et par  le monolithe de  Gaztenbakarre, d'autre part.  

Historique.

Monolithe découvert par nous en mai 2009.

 

Cromlechs et tumulus de Kondendiagako lepoa.

.Nous ne voulons pas  attribuer indûment à la commune de Sare ce qui revient à celle de Vera. Si nous traitons ici de ces monuments, c'est, d'une part, à cause de leur extrême proximité avec la ligne frontière, d'autre part du fait qu'ils se trouvent à l'arrivée, à ce col, d'une important et antique piste pastorale reliant Sare à Vera.

Siuation :

Au col Kondendiaga -  où se trouve la borne frontière 32 -  situé juste au dessus du col de Lizuniaga.

Coordonnées : N = 43,2937 - W = 01,6279. Altitude : 316 m.

Description.

Tous ces monuments apparaissent sur un sol gazonné, parfaitement dégagé de toutes autres pierres par ailleurs.

Cromlech n°1.

Il est situé à 10 mètres au sud sud-ouest de la « Venta Negra », et à 30 mètres au nord nord-est de la B.F. 32.

On note une légère surélévation de terrain en forme de couronne de 3 mètres de diamètre, à la surface de laquelle apparaissent une vingtaine de pierres, au ras du sol mais  bien visibles. Quelques pierres marquent le centre du cercle. On allume malheureusement  parfois des foyers  au centre de ce monument...

Cromlech n°2.

Tangent sud du précédent. Cercle de 3 m de diamètre, délimité par quelques pierres apparaissant sur une légère surélévation en couronne surtout marquée en secteur est ; on note une pierre centrale.

Cromlech n° 3

Monument douteux. On note cependant, à un mètre à l'ouest sud-ouest du n°1, une dizaine de pierres qui paraissent délimiter un cercle de 2 m de diamètre.

Tumulus.

Situé à 6 mètres à l'ouest nord-ouest du n° 1. On remarque une quinzaine de pierres groupées en un amas circulaire dont la surface apparaît au dessus du sol. Hélas situé sur une zone de grand passage, il a été fortement détérioré.

Historique.

Monuments découverts en mai 2009.

 

Cromlech (s) de Sayberri ?

Commune de Sare.

Situés très exactement au milieu du col de Sayberri, au pied du  mont du même nom, (506 m altitude) -  à 1 kilomètre au sud est des grottes de Sare. Coordonnées : N = 43,2610° - W = 01,5850° ; altitude :471m.

On note une dizaine de blocs rocheux, délimitant un premier cercle approximatif de 3,50m de diamètre. A  4 mètres au nord, peut-être  existe-t-il  un deuxième cercle de 3,50m de diamètre lui aussi, délimité par une quinzaine de pierres de moindre volume, au ras du sol. Enfin, à 5   mètres à l'ouest de ce second vestige, il pourrait y avoir deux cercles tangents, mesurant chacun 3 mètres de diamètre, aux éléments là encore difficilement visibles.

Historique.

Ces monuments nous ont été signalés par J. Régnier en mai 2009.

 

URRUGNE

 

Les cromlechs d'Oneaga.

Commune d'Urrugne.

Situation.

Dans le petit col, au sud-est du mont Oneaga, où passe la piste qui se rend au dolmen du même nom. Coordonnées : N = 43,3212° - W = 01,6991, en degrés décimaux. Altitude 305m.

Description

Ces 5 cromlechs sont très difficiles à voir et seul le n° 5 est absolument certain. Néanmoins, nous dirions que les 4 autres sont très probables.

Cromlech n° 1
Trois chênes sont alignés selon un axe nord -sud sur la gauche de la piste quittant le chemin empierré et traversant le gazon du col. ( l'arbre du milieu est mort et en partie abattu).Le cromlech se trouve immédiatement au nord du  3ème arbre,  soit à environ 30 mètres de la naissance de la piste. Cercle de 8m de diamètre, délimité par  une dizaine de pierres, au ras du sol. Une pierre est visible au centre.

Cromlech n° 2.

Il est pratiquement tangent,  au nord du précédent. Cercle de 6 m de diamètre, délimité par une quinzaine de pierres, toujours au ras du sol.

Cromlech n° 3

Situé à 1m du précédent. Cercle de 3,50m de diamètre, délimité par une dizaine de pierres au ras du sol.


Cromlech n° 4 : situé à 3 mètres au nord du n°2. Un cercle de 5m,20 de diamètre serait délimité par environ 8 pierres, toujours au ras du sol.

Cromlech n° 5

 On le trouve à l'est de la piste se rendant au dolmen ; il est à environ 30 mètres à l'ouest du cromlech n°2

Si il n'y a que 5 pierres pour délimiter un cercle de 6m50 de diamètre, au moins sont-elles bien visibles : tout d'abord, dans le secteur nord, on note 3 dalles dépassant légèrement la surface du gazon. Les deux plus longues mesurent 0,76m de long et sont séparées par une troisième plus petite de  0,18m de long ; la quatrième dalle, de 0,40m de long, se trouve en secteur est, et la cinquième, au sud.

Nous n'avons pas noté de sixième cromlech, quoique qu'il nous ait été signalé...

Historique.

  Les cromlechs 1,2,3 et 4 ont été découverts par Luis Millan et Alfonso Martinez en 1997. Le cromlech n° 5 par Aïtor Martinez et Afonso Martinez en 1997. Un cromlech n° 6 a été découvert par Luis Millan en 1997.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:43

I - Nouveaux vestiges protohistoriques inédits en Pays Basque de France.

 

 

Introduction

                                   

 

                         En début 1971, nous commencions dans le Bulletin du Musée Basque (BMB), une série de publications intitulées : « Nouveaux vestiges mégalithiques en Pays Basque ». Nous l’avions interrompu en  fin 1975.

.                        Nous avions, en effet, été amené à pratiquer des fouilles de sauvetage d’urgence, avec l’accord de la Direction des Antiquités Historiques d’Aquitaine, sur certains de ces monuments menacés de dégradation ou de disparition. La publication des résultats de ces fouilles au cours des années suivantes, nous à empêché de continuer celle de nos prospections, qui se poursuivaient cependant  par ailleurs.

                          Nous présentons donc ici les résultats  des trente années suivantes de recherche des monuments protohistoriques  dans les trois provinces du Pays Basque : Labourd, Basse Navarre et Soule ; on ne s’étonnera donc pas du nombre important de

monuments inédits cités. Ils sont classés par ordre alphabétique, selon les provinces et les communes.

 

I - Nous avons préféré le titre de « Nouveaux vestiges protohistoriques inédits » à celui de : « vestiges mégalithiques » dans la mesure ou le « mégalithisme » de ces vestiges  est tout à fait relatif…

Nous  tenons encore à préciser que tous ces monuments, bien qu’ inédits, avaient  cependant été pris en compte dans les études statistiques dont nous avons antérieurement fait état dans d’autres travaux.

 

                            Nous avons éliminé de l’étude tout ce qui, par définition, sortait  du cadre des « monuments », à savoir les grottes et les camps protohistoriques, ces derniers ayant fait l’objet, en particulier, des remarquables travaux du général F. Gaudeul.

 

Comme pour les vestiges déjà publiés, beaucoup de ceux ici décrits, et en particulier les dolmens, ont subi de multiples détériorations dont les moindres ne sont pas les fouilles clandestines, parfois  fort anciennes, effectuées pour rechercher des  « trésors » qui n’ont bien évidemment jamais existé dans ces tombes de modestes pasteurs de montagne de la protohistoire. Nous ne ferons qu’évoquer, au chapitre des dégradations et même des destructions complètes, les multiples « aménagements » du territoire, sous toutes leurs formes, faits sans concertation préalables avec les autorités compétentes (DRAC.  etc.)…

                             Les dimensions souvent très faibles de beaucoup de ces monuments sont elles  aussi à mettre en rapport avec le contexte pastoral que nous venons d’évoquer ; comme dans le passé, nous avons encore  préféré citer un monument « douteux »  plutôt que de l’omettre, l’expérience de nos fouilles nous ayant prouvé que la modestie d’un monument n’excluait pas son authenticité.

                              En ce qui concerne les monuments érigés au voisinage d’une frontière, lorsqu’ils en sont peu éloignés, nous avons pensé que leur intérêt résidait aussi dans leur répartition géographique, le long d’une voie de passage, dans un col ou sur une ligne de crête. Nous n’avons donc pas tenu compte, à quelques mètres près, des caprices d’une frontière dont le tracé est de toute façon bien  postérieur à la date de construction de ces monuments, ne voulant pas exclure de la description une partie d’un tout.

Enfin, il y a fort longtemps que nous ne sommes allé sur certains  des lieux décrits, et nous avons parfois eu, depuis, la désagréable surprise de constater que  certains monuments avaient été totalement rasés, comme nous le signalons dans le texte. Il est fort probable que d’autres, ailleurs, ont subi le même sort ; cela donne d’autant plus de valeur à cette publication qui demeure l’unique témoignage de leur existence.

 

 

II - A cette publication de monuments inédits, nous venons d’ajouter un additif 2009 qui en contient lui aussi de nombreux.

 

III -  Nous avons complété ce travail par un inventaire complet de tous les monuments connus à ce jour - en y incluant, ceux de l’additif 2009 -  classés par communes dans les trois provinces.

 

IV - Enfin une bibliographie, relativement succincte.

 

 

Docteur Jacques Blot .   

                                                                                                                                                                     Saint-Jean-de-Luz.

                                                                                                                                                                              Février  2009.                      .

 

 

*       Nous entendrons, ici, sous ce terme, d’une part  les monuments funéraires à inhumation comme les dolmens, ayant été construits pour certains  depuis environ 3500 ans avant JC., ainsi que les monuments à incinération qui leur sont postérieurs, tels les tumulus, les cercles de pierres, ( ou cromlechs, ou baratz en basque), et  les tumulus-cromlechs, et, d’autre part, les menhirs ou monolithes.

 

Une dernière  remarque : bien que le terme de « baratz » soit le plus correct, en Pays Basque, pour désigner les cercles de pierres de nos montagnes, nous avons repris le terme de « cromlech » utilisé par nos devanciers, afin de préserver, dans ce travail, une certaine continuité dans la dénomination des monuments.

 

 

 

 

.NB : Les localisations  des monuments ont été réalisées avec le logiciel « Carto-Explorer »  et sont exprimées en coordonnées Lambert II étendu NTF,  identiques  à celles des cartes IGN Série Bleue au 1/25 000.

D’autres localisations, plus récentes, l’ont été avec le logiciel « Rando-Explorer, » et sont exprimées en degrés décimaux

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:40

                           

LABOURD.

 

 

Arcangues.

 

Tumulus de Dornarieta.

Arcangues.

Situation :

Carte :1244 est Espelette.

287,798 – 1832,595.

Alt. 83m.

Il est situé à gauche de la route qui de Saint-Pée mène à Arcangues, un peu avant le lieu-dit Dornarieta, au sommet d’une petite éminence, cote 83,  qui domine un virage important de la route.

Description : Important tumulus terreux de 12m de diamètre et 1,20m de haut, érigé sur un sol en très légère pente vers l’est.

Histoire : monument découvert en octobre 1971.

 

Ascain

Dolmen Arguibele 3

Ascain.

Situation :

Carte 1245 est  Espelette.

278,595 – 1822,640

Alt.150m.

Il est situé à 12m à l’ouest nord-ouest du dolmen Arguibele 1, à 5m à l’ouest du n° 2. déjà décrits (Blot J. 1971.p. 30), et à 4m à l’ouest de la piste pastorale, elle-même orientée nord-sud.

Description : Tumulus pierreux formé de nombreux fragments de dalles de grès, mesurant 7m de diamètre et 1,50m de haut.

La chambre funéraire est signalée par une dépression centrale au bord sud  de laquelle on note une grande dalle couchée mesurant 1,60 de long et 1m de large ; s’agit-il du couvercle ?

Peut-être y aurait-il une ébauche de péristalithe.

Histoire : dolmen découvert en janvier 1973.

 

Dolmen Arguibele 4

Ascain.

Situation : à 2m au nord du précédent.

Description : On note un modeste tumulus mixte, à prédominance  pierreuse, d’un diamètre de 6m, et de 0,30m de haut. La chambre funéraire, centrale, est orientée est sud-ouest  nord-est, et mesure 1,80m de long, 0,55m de large, et 0,40m de haut ; elle est délimitée par trois dalles de grès rose, bien visibles : 2 au nord nord-ouest, l’une de 0,60m de long et 0,35m de haut  l’autre de 0,90m de long et 0,40m de haut , séparées l’une de l’autre par 0,20m,  et une autre dalle au sud-est de 0,90m de long et 0,30m de haut.

Histoire : dolmen découvert en janvier 1973.

 

Dolmen Arguibele  5 :

Ascain.

Situation : à 2m au sud-ouest du précédent.

Description : Tumulus pierreux bien visible de 10m de diamètre, et 0,70m de haut ; onze pierres périphériques pourraient faire partie d’un possible péristalithe. La chambre funéraire est bien visible sous la forme d’une dépression centrale dans laquelle apparaissent  seulement 2 petites dalles ; mais il est très difficile d’en apprécier l’orientation et les dimensions.

Histoire : dolmen découvert en janvier 1973.

 

Tumulus-cromlech  Olhette 1.( voir planche 8)

Ascain.

Situation :

Carte 1245 ouest.

275,988 – 1823,245.

Alt.40m.

Il est à environ 500m à l’est du hameau d’Olhette, à droite de la route qui se dirige vers Ascain, et à 25m au sud de cette route, dans la propriété privée du Docteur Robert. Nous pensons utile de re-décrire ce monument, retrouvé  par nous en 1970, mais déjà publié  (Veyrin P. et Dop P. 1935, p. 219).

Description :  Pierre Dop a le premier décrit ce monument comme un tumulus mixte à prédominance pierreuse de 8m de diamètre et 0,60m de haut entouré d’un très beau péristalithe  formé de dalles (en nombre non précisé) dont les dimensions pouvaient atteindre 0,80 à 1m de long et 0,20 à 030m de haut. Quand nous avons retrouvé ce monument en 1970,  ces dalles avaient  été arrachées depuis longtemps  et le monument très détérioré.

Histoire : monument découvert par  Duhart J. en 1934.

 

Tumulus  Olhette 2.

Ascain.

Situation : à environ 100m au nord du précédent, , mais de l’autre côté de la route et à 15m de celle ci.

Description : Tumulus mixte de pierres et de terre de 18m de diamètre et 0,70m de haut. Il est en partie dissimulé par des accacias.

Histoire : monument découvert en mars 1972. Il a été depuis  rasé par l’aménagement d’un lotissement et la construction d’une maison.

 

Tumulus  Olhette 3.

Ascain.

Situation : Il est situé à 25m au nord nord-est du n°2.

Description : Tumulus mixte de pierres et de terre, de 18m de diamètre et 0,50m de haut.

Histoire : découvert en mars 1972. Il a depuis été  lui aussi rasé par la création

 d’un lotissement.

 

Tumulus  Olhette 4.

Ascain.

Situation : Il est situé à 100m à l’ouest du n°1,  et, comme lui, au sud de la route Olhette-Ascain. Il est  dans une vaste prairie de  la propriété « Sainte-Hélène » séparée  de celle du Dr Robert par un petit chemin bordé d’une haie. On note 4 tumulus :  le premier décrit se trouve le plus à l’est.

Description : tumulus mixte de terre et de pierres (en général des galets) de 11m de diamètre 1m de haut.

Histoire : découvert en mars 1972.

 

 

Tumulus   Olhette 5 .

Ascain.

Situation :  il est à 0 40m au nord nord-ouest du précédent.

Description : Tumulus terreux, en partie amputé de son quart sud, d’un diamètre de 11m       et 0, 30m de haut.

Histoire : découvert en mars 1972.

 

Tumulus   Olhette 6.

Ascain.

Situation : Il est à environ 4m à l’ouest sud-ouest du n°4.

Description : tumulus mixte de terre et de galets de 16m de diamètre et 0,80m de haut.

Histoire :  Découvert en mars 1972.

 

Tumulus Olhette 7.

Ascain.

Situation :  Il est à 5m au nord-est du n°6. 

Description : tumulus terreux de 13m de diamètre et de 0,30m de haut.. Quelques pierres se voient à sa périphérie,  sans que l’on puisse parler de péristalithe.

Histoire : découvert en mars 1972.

 

 

Biriatou

 

Tumulus de Faalégui.

Biriatou.

Situation :

Carte 1245 ouest

270,813 – 1820,468.

Alt. 496m.

Ce tumulus est érigé très exactement au sommet de la colline qui domine au nord  le col de Pittare, dit aussi col des Poiriers.

Description : Tumulus pierreux  imposant de 16m de diamètre et 2m de haut, formé de blocs de grès de la taille d’un pavé, ou plus volumineux ; ils sont plus visibles dans  la moitié sud-ouest du tertre. La périphérie est bien soulignée par de nombreux blocs, sans que l’on puisse cependant parler de « péristalithe ».

Histoire : découvert en mars 1997.

 

Tumulus de Mandale.

Biratou.

Situation : carte 1245 ouest.

Coordonnées :

Alt. 480m.

Tumulus pratiquement tangent à la frontière, et à 100m à l’ouest de la borne n° 573.

Description :Tumulus essentiellement pierreux, mais recouvert de terre ; bien visible, il présente un diamètre est de 10 m et une hauteur d’environ 1m.

Histoire : découvert en mai 1989.( J. Blot).

 

 

Espelette

 

Tumulus de Gaztelaenea.

Espelette.

Situation :

Carte 1245 est.  Espelette.

286,303 – 1822,868.

Alt. 93m.

Il est situé à droite et à 30m environ du chemin qui relie Gaztelaeneakoborda à la ferme du même nom.

Description :  Tumulus de terre bien visible, d’un diamètre de 15m et 0,80m de haut

Histoire :  monument découvert en janvier 1973. Il a été complètement rasé par des labours ultérieurs.

 

Tumulus Ouronea.

 Espelette 3-4

Situation 

Carte 1245 est. Espelette.

291,840 – 1822,030

Alt.120m.

Il est à environ 100m au nord nord-ouest de la borne IGN 146, dans un champ, et à 150m au sud de la jonction de la route Espelette- Aïnhoa avec celle venant de Souraïde.

Description : Tumulus de terre de 14m de diamètre et 1m de haut.

Histoire : Découvert en avril 1974.  Il a été depuis rasé par des labours.

 

 

Hasparren.

 

Tumulus Haitzeder 1.

Hasparren.

Situation :

Carte 1344 ouest. Hasparren.

300,430 – 1830,536.

Alt. 90m.

Les 3 monuments de ce nom se trouvent dans les landes communales d’Hasparren.

Le n°1 est situé le long d’une piste pastorale qui le longe sur son flanc nord.

Description :  Tumulus terreux de 16m de diamètre et 1,70m de haut ; une piste passe sur son flanc nord.

Histoire : monument découvert en mai 1972.

 

Tumulus Haitzeder 2. (Enseigne).

Hasparren.

Situation :

Même carte.

300,647 – 1831,163.

Alt. 150m.

Il est à 600m au nord-est du précédent, à droite de la piste pastorale, quand on se dirige vers le nord.

Description : Tumulus de terre de 15m de diamètre et 1m de haut.

Histoire : découvert en mai 1972. Ce monument a été rasé par des labours ultérieurs.

 

Tumulus Haitzeder 3.

Hasparren

Situation.

Même carte.

299,670 – 1831,655.

Alt 154m.

Il est situé à  900m au nord-ouest du précédent et à 4m au nord du chemin se rendant à  « Pilota-Plaza. » et venant de  « Ensenia-Zaharrea ».

Description : Tumulus de terre de 16m de diamètre et 0 ,80m de haut.

Histoire : découvert en mai 1972. Monument rasé par des labours ultérieurs.

 

Tumulus  Pelloeneko Oyana. 1.

Hasparren.

Situation :

Même carte.

304,840 – 1832,853.

Alt.126m.

Il est situé à 30m au sud-ouest de la maison Irunagekoborda.

Description : Tumulus terreux de 19m de diamètre et 1,50m de haut, qui présente à son flanc est une importante dépression qui pourrait bien résulter d’une fouille ancienne.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Tumulus  Pelloeneko Oyana  2.

Hasparren.

Situation:

Même carte.

305,755 – 1832,210.

Alt. 159m.

Il est à 1400m au sud-est du précédent, et à proximité immédiate d’ un carrefour de  deux pistes pastorales.

Description : Tumulus terreux de 25m de diamètre et 1,20m de haut. Une piste passe sur son sommet où apparaissent quelques pierres sans ordre apparent.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Helette

 

Tumulus Garralda  3.

Hélette.

Situation :

Carte 1345 est. Iholdy.

309,783 – 1820,488.

Alt.330m.

Nous avons décrit ( Blot J. 1973, p.195),   un dolmen, un tumulus-cromlech  (n°1) et un tumulus simple (n° 2). Le tumulus n° 3 est situé à 2m à l’ouest du n°2.

Description :Tumulus en terre de 7m de diamètre et 0,40m de haut.

Histoire : monument découvert en juin 1975.

 

 

Itxassou.

 

Dolmen  d’Arrokagaray.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest.  Cambo-les-Bains.

297,947 – 1819,980.

Alt.319m.

Il est situé  au sud  du chemin qui parcours  le plateau  presque au sommet du mont Arrokagarray, à 30m à l’ouest d’un   volumineux  amas rocheux.

Description :  La piste empiète sur la périphérie nord-ouest du tumulus pierreux qui mesure environ 10m de diamètre, et 0,80m de haut. La chambre funéraire, orientée ouest sud-ouest, est nord-est,  mesure 1,50m de long, 0, 50m de large et 0,85m de haut. Elle est délimitée par deux grandes dalles de grès  :  une au sud, presque verticale de  1,40m de long  et 0,85m de haut ; l’autre au nord, de mêmes dimensions semble t-il, mais presque couchée, et en partie enfouie sous la terre. Pas de table visible.

Histoire : dolmen découvert en avril 1972. Les dalles centrales ont depuis disparu. (2004).

 

Tumulus Arrokagarray  1.

Itxassou.

Situation : à  environ 250m à l’ouest du précédent, sur le même plateau,  à environ une cinquantaine de mètres avant la dernière montée vers le sommet.

Description : On note un amas de volumineux blocs rocheux qui a été déposé, relativement récemment, à cet endroit, en vrac, avec un engin de terrassement. Il  semble bien, toutefois, que ce dépôt ait été effectué sur un substrat  tumulaire pré-existant, de 20m de diamètre et d’une hauteur difficile à apprécier maintenant, mais qui devait avoisiner 0,50m environ. Ce tumulus est formé de petits blocs rocheux de la taille approximative d’un pavé, dissimulés sous la couche herbeuse très drue.

Histoire : découvert en décembre 2003.

 

Tumulus  Arrokagaray 2

Itxassou.

Situation :

Même carte

297,603 – 1819,955.

Alt 850m.

Il est sur le sommet plat du mont Arrokagaray, à environ 250m à l’est du point culminant  et à l’endroit où s’amorce la descente vers le plateau où sont érigés les 2 monuments précédents.

Description :  Tumulus mixte de forme ovale, à grand axe est-ouest,  mesurant 22m x 16m et près de 2m de haut. Des blocs de pierre sont particulièrement visibles en  son  quart sud sud-est.

Histoire : découvert en avril 1972.

 

Cromlech Ezuretta 2.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-les-Bains.

293,468 – 1817,318.

Alt 620m

On le trouve au flanc sud du mont Ourezti – lui même au sud du Mondarrain -  et à 100m au nord du col Ezuretta.

Il est situé sur un sol en légère pente  vers le sud, à 4m à l’ouest sud-ouest du n°1, qui est un très beau cercle  de 6m de diamètre, formé de 17 pierres bien visibles, découvert par JM de Barandiaran en 1941. (Barandiaran JM. de,1949, p.205).

Description :  Il semble que l’on puisse décrire 2 cercles concentriques : un cercle extérieur de 10m de diamètre, constitué de 12 pierres, et un cercle intérieur de 8m de diamètre délimité par 21 pierres. Les pierres constitutives de ce monument sont, dans l’ensemble, plus visibles dans le quart  sud-ouest. Au centre apparaissent  les sommets de 3 petites dalles.

Histoire : monument découvert en octobre 1974.

 

Cromlech Ezuretta 3.

Itxassou.

Situation : à 15m au sud-ouest du précédent, édifié sur un sol plat.

Description :  Cromlech légèrement surélevé, mesurant 6,80m de diamètre, formé de 19 pierres ne dépassant le sol que de quelques centimètres.

Histoire : découvert en octobre 1974.

 

Tumulus  Ourezti 1.

Itxassou.  

Situation :

Carte 1345 ouest

293,745 – 1817,754.

Alt. 690m.

Il est situé sur le petit sommet au nord-est  du pic Ourezti, et est tangent à la crête rocheuse qui le borde  à l’ouest 

Description :  tumulus pierreux de 6m de diamètre et 0,30m de haut,  édifié sur un sol plat, fait de blocs  de quartzite enfoncés dans le sol ; au centre, quelques dalles au ras du sol pourraient appartenir à la chambre funéraire. Il semblerait que les pierres périphériques soient disposées en couronne, sans que l’on puisse parler de péristalithe.

Histoire :  découvert en mars 1971.

 

Tumulus Ourezti  2.

Itxassou.

Situation : Il est à 8m au nord-est du précédent..

Description : Tumulus pierreux de 6m de diamètre et 0,30m de haut présentant une légère excavation centrale dans laquelle  3 dalles, dont une atteint 1m de long, pourraient faire partie de la chambre funéraire.

Histoire : découvert en mars 1971.

 

Tumulus Iguzki 3.

Itxassou.

Situation.

Carte 1345 ouest.

293,947 – 1815,125.

Alt. 580m.

Il est situé à 20m au sud-ouest du cromlech n°2 que nous avons  déjà décrit ( Blot J. 1972, p. 17).

Description : Tumulus mixte  de terre et de blocs calcaire de grès local, mesurant 6,50m de diamètre et 0,40m de haut. Au centre est visible une dépression de2m de long et un de large ; trace d’une fouille ancienne ?

Histoire : Monument découvert en janvier 1973.

 

Tumulus Iguzki 4.

Itxassou.

Situation : il est à 3m au sud-ouest du tumulus n°3.

Description : Tumulus mixte, de terre et de pierres, de 6 à 7m de diamètre et 0,90m de haut. Il semble délimité à sa périphérie  par une couronne de pierres calcaires blanches particulièrement visibles en secteur ouest. Au centre il existe un petit amas pierreux, aux éléments assez mobiles.

Histoire : monument découvert en janvier 1973.

 

Tumulus Iguzki 5.

Itxassou.

Situation :

Même carte.

293,653 – 1815, 658.

Alt. 403m.

Il est sur un replat dominant à une cinquantaine de mètre à l’est la route menant aux émetteurs de l’Artzamendi, et à 10m à l’ouest d’un double pylône électrique ; sol légèrement en pente vers l’ouest.

Description : Tumulus de terre de 5,50m de diamètre et 0,80m de haut ; il existe au centre une dépression de 2m de diamètre et 0,30 de profondeur : fouille ancienne ?

Histoire : découvert en janvier 1973.

 

Tumulus Itxassou 1.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-le-Bains.

296,435 – 1822,398.

Alt. 85m.

On trouve  2 tumulus  dans la propriété Hirriberia, sous les arbres, à l’est de la route Cambo-Louhossoa.

Description :  Le tumulus n°1 est formé de  terre et de galets,  possède un diamètre de 25m et  une hauteur de 0,80m. Un passage de bulldozer l’a considérablement  aplani depuis la première observation.

Histoire : monument découvert en mars 1968.

 

Tumulus Itxassou 2.

Itxassou.

Situation : Il est tangent au nord-ouest du n°1.

Description :   Constitué lui aussi de terre et de galets, il a été  lui aussi très remanié par  le passage d’un bulldozer ; il  mesurait initialement 12m de diamètre et 0,70m de haut.

Histoire :  découvert en mars 1968

 

 

Tumulus Itxassou  3.

Itxassou.

Situation : à une cinquantaine de mètres au nord-ouest, dans un champ  de l’autre côté de la route.

Description :  ce  tumulus a été rasé par la préparation d’un lotissement. Nous n’avons aucune notion de ses dimensions, et  n’avons pu que constater, sur le sol, une nappe circulaire de galets, d’environ une vingtaine de mètres de diamètre  et des traces de charbons de bois au centre ; pas de fragments de céramique visibles.

Histoire : découvert en mars 1968.

 

Tumulus Itxassou 4.

Itxassou.

Situation

Même carte.

296,860 – 1821,388.

Alt.60m.

Il est situé dans un pré, à 50m à l’est de l’ancienne  route qui va de Cambo à Louhossoa, en face de l’embranchement qui conduit à l’église d’Itxassou, au lieu-dit « les cinq cantons » et au sud-ouest de la nouvelle route.

Description : Tumulus terreux de 16m de diamètre et 0,80m de hauteur ; monument douteux.

Histoire : découvert en mars 1968.

 

Les monuments du col de Méatsé (Artzamendi).

Itxassou.

Situation.

Carte 1345 Ouest, Cambo-les-Bains.

294,928  -  1815,140.

Alt. 716m.

Ce col, situé entre le mont Artzamendi au nord-est, et le mont Iguski au sud-ouest,  est le siège d’une importante nécropole.

 

Histoire  et descriptions sommaires. (Voir plan n° 1)

Le site de Méatsé a été découvert par JM. De Barandiaran,  en 1943, qui signale ( Barandiaran JM de. 1949 a ), un dolmen  (dolmen de Iuskadi) et 3 cromlechs au niveau du col (groupe Méatséko-Lepoa ), avec, au  sud-ouest de celui-ci, les 5  cercles du groupe Iuskadi, et au nord-est le groupe Méatseko-Bizkarra avec 3 cercles, dont un contenant la borne  frontière n° 81 en son centre. Par la suite ce col fit l’objet, sous la pression des circonstances, de nombreuses interventions  qui permirent de  mieux connaître le nombre des monuments et d’en préciser les architectures.

 

Dés 1970, nous remarquons que le cromlech n° 10 a été amputé de son tiers nord-ouest par le passage de la route, et que des éléments de son coffre central apparaissent dans la coupe, alors que son voisin immédiat, au sud-ouest, le cromlech n° 9,  est toujours intact.

Nous effectuons une fouille de sauvetage sur 2 cistes ( numéros 4 et 7 du plan ), qui ne font que préciser leur structure, et sur le cromlech  n° 1, menacés par des engins de terrassement. (Blot J. 1970. ) Ce dernier cercle mesure 5,50m environ de diamètre, et il est formé d’une alternance régulière de petits amas de dalles  horizontales  séparées par des dalles plantées de chant et de façon radiale. Au centre un volumineux coffre, à grand axe nord-ouest sud-est, formé d’une dalle mesurant 1,30m de long  et 1,10m de large  reposant sur 7 montants, dont le plus important est un bloc de grès de 1,50m de long, disposé horizontalement au nord-ouest sur le sol préalablement décapé ( comme cela a été la règle pour tous les monuments de cette nécropole). Six autres dalles de modestes dimensions complètent ce coffre. A part  un semis de particules carbonées, réparti dans l’ensemble du monument, il n’y avait ni mobilier ni dépôts d’ossements humains calcinés.

En 1971 et 1973,  les travaux sont poursuivis par Cl Chauchat sur le n° 1, ( Chauchat  Cl. 1977,p. 323), dont il achève de dégager  la totalité du péristalithe ainsi que sur le cromlech n°2, tangent au précédent qui laisse apparaître une petite partie de sa couronne et son caisson central, à grand axe ouest nord- ouest est sud-est,  constitué d’une dalle reposant sur 4 montants verticaux, et sans autre dépôt  que des particules de charbons de bois qui ont pu être datées : ( Ly 881 )  mesure d’âge : 2380+-130 (BP ) , soit en date calibrée (BC) : 800-165.  Le caisson n° 5 est dégagé, mesurant environ 0,90m  x 0,90m, formé d’une dalle horizontale reposant sur 5 petits montants verticaux ; pas de mobilier, ni charbons de bois, ni dépôts osseux. Le cromlech n° 6, a fait l’objet d’une fouille complète : une couronne de dalles de grès empilées les une sur les autres, inclinées vers l’extérieur, réalisant une murette de pierres sèches de 4m de diamètre et 0,50m de large, entoure un caisson central. Ce dernier est formé d’un petit cercle de 1,20m de diamètre  constitué de petites dalles plantées obliquement  s’appuyant sur une dalle de couverture horizontale. Pas de mobilier ni de dépôts d’aucune sorte.

Le cromlech n° 7, tangent  au sud-ouest du précédent, n’a été que très partiellement dégagé, mettant au jour une petite portion d’un péristalithe mesurant environ 3m de diamètre, constitué de dalles empilées de façon désordonnée, et un coffre central  rectangulaire de1,10m de long et 0,50m de large à grand axe orienté nord-est sud-ouest, avec une dalle de couverture reposant sur 4 dalles verticales ; ni mobilier, ni dépôts.

Tous ces monuments, après leur fouille, ont été laissé à l’air libre, à la vue de tous et ils donc été considérablement dégradés dans les mois suivants, non seulement par les intempéries, mais en servant aussi bien de foyer de camping que de dépotoirs pour les promeneurs ou l’armée en manœuvre...

Devant un tel massacre du patrimoine archéologique, nous  avons décidé, avec l’accord du Directeur de Antiquités Historiques d’Aquitaine, de procéder à l’avenir, après toute fouille, au recouvrement total des monuments.

 

En 1979,  nous reprenons les fouilles de sauvetage, cette fois sur le monument contenant le  caisson n° 5, que nous fouillons totalement  (Blot J. 1979).  Tout  autour du caisson apparaît un véritable pavage de dalles disposées horizontalement, délimité à sa périphérie par une  petite murette circulaire, continue, de 6m de diamètre et 1m de largeur, formée de nombreuses petites dalles de grès sans ordre apparent ou soigneusement empilées et inclinées, suivant les endroits, rappelant la disposition constatée au cromlech  n° 6. A l’extérieur de cette murette gisaient sur le sol, à intervalles réguliers de grandes dalles mesurant 0,50m x 1m et paraissant avoir été initialement plantées verticalement, comme l’était encore l’une d’entre elles ; la dénomination de tumulus-cromlech n° 5 nous a paru dès lors totalement justifiée.

   

En 1992 et 1993 nous fouillons en totalité  le cromlech n° 8, dont  la très belle architecture a été partiellement endommagée par un engin de terrassement ( Blot J. 1997 a , p.115). La couronne périphérique mesure 4,30m de diamètre et elle est constituée de petits amas de dallettes  horizontales,  séparés les uns de autres par des dalles verticales disposées de façon radiale. Au centre se trouve un coffre dont la dalle de couverture repose sur 7 montants verticaux ; de  petites dallettes rendent ce réceptacle «  étanche  », tandis que de nombreuses  autres dalles sont disposées en « pelure d’oignon » autour de ce coffre, plus à titre décoratif, semble-t-il, que de soutien. Aucun mobilier ni dépôts osseux, mais de nombreux petits amas de charbons de bois disséminés dans et hors le coffre central nous ont permis d’avoir une datation au 14C : Gif  9573 : mesure d’âge :  2960+-50 BP, soit  en date calibrée ( BC.). :1313-1004. Lors de la fouille nous avons pu constater la présence d’un cercle tangent au sud sud-est (le futur n°11).

 

 En 1994, nous intervenons sur le cromlech n° 12, ( Blot J. 1996 a, p.167. ), dégradé par le passage des tous-terrains, et dont  la structure est, elle aussi, très élaborée : il mesure 5m de diamètre, et sa couronne externe, ou péristalithe, est formée de 2 types d’éléments : un cercle interne de petites dalles groupées en amas distincts mais tangents les uns aux autres, et un cercle externe, discontinu, de grandes dalles disposées tangentiellement aux précédentes. Au centre , un coffre à grand axe orienté sud-ouest nord-est, constitué d’une belle dalle de couverture reposant sur 4 montants ; il est complètement stérile ;  aucune datation n’a pu être effectuée. Disposés sur les dalles du péristalithe, nous avons recueillis un outil, façon « chopping-tool » qui a pu servir a épanneller les dalles de ce monument, et un galet de poudingue en forme d’œuf. Nous voyons, dans ces dépôts, et tout particulièrement dans le dernier, un geste symbolique par excellence car, pour beaucoup d’ethnologues, l’œuf est un symbole de la vie future, celle qu’il recèle en lui à l’état potentiel.

En 1994 encore, une prospection électrique (étude de la résistivité des sol), est effectuée par Mr Martinaud, à la recherche de monuments rendus invisibles par les colluvions issues des deux sommets encadrant le col. Des « anomalies  électriques », ( auxquelles nous attribuons des lettres majuscules ), vont ainsi faire l’objet de sondages et parfois de fouilles plus complètes au cours des années suivantes, afin de déterminer si il s’agit de vestiges d’origine anthropique ou d’éléments naturels.

 

 En 1995, nous effectuons ainsi des sondages ( Blot J. 1995 a.)  dont un au voisinage immédiat du cromlech n°8,  sur C 11, qui confirme bien l’existence d’un autre cercle, et aux points A, X1, Q, U. ( voir plan).Le sondage au point U révèle  une structure de dallettes empilées en position horizontale, l’ensemble formant un arc de cercle pouvant être interprété comme la fraction d’un cercle de pierres de 7m de diamètre environ. Au  point Q, il existe une grande dalle de couverture reposant en partie sur des montants verticaux, le tout très difficile à interpréter : on peut supposer qu’il y a  1 ou peut-être 2 caissons, dont l’un possède une grande dalle de couverture, et une fraction de cercle de pierres faisant partie de cet ensemble, à l’évidence d’origine anthropique.

 

 En 1996, nous effectuons la fouille complète du cromlech n° 11 ( Blot J. 2002, p.81), tangent au n° 8, qui met en évidence un cercle de  4m environ de diamètre, une architecture semblable à celle de son voisin, et aussi soignée, avec amas de dallettes horizontales séparées par des dalles verticales ; deux galets de poudingue, en forme d’œuf, ont été recueillis entre et sur les dalles de ce péristalithe. Le caisson central, rectangulaire, à grand axe nord nord-ouest, sud sud-ouest mesurant  1,15m x1m,  n’est formé que par une dalle de couverture reposant sur 4 montants verticaux, sans dallettes ou blocs complémentaires de calage. Quelques petits dépôts de charbons de bois avaient été effectués dans et hors  le coffre central ; nous les avons recueillis pour datation. Résultat : Gif 10284 :  mesure d’âge : 2705+- 75 (BP),  soit en date calibrée ( BC ) : 1041-605. Il est donc plus récent que son voisin, ce que les  modifications architecturales, au point de contact, avaient clairement évoqué.

Nous effectuons aussi des sondages ( Blot J. 1996 b ), aux points  A1, C, U5, T, S, P. Le point U5 révèle un coffre  probable (centre d’un cromlech ?), avec des charbons de bois . En   S, on note un volumineux bloc de grès de 1,10m de large,  de part et d’autre duquel s’appuient deux dalles verticales, avec présence de charbons de bois…pourrait-il s’agir d’un  monolithe couché ( ?).

 

En 1997, les sondages ( Blot J. 1997 b), portent sur les points  E, F, G, H, D, I, J, L, et L. . les points H et L  représentent deux  cercles très probables. Le point  E correspond au péristalithe du caisson du cromlech n°2, péristalithe déjà  partiellement dégagé par Cl. Chauchat  en 1973. On note une structure  en dalles de grès rose,  présentant des traces d’épannelage,  empilées les unes sur les autres d’une façon assez désordonnée, et sans dalles verticales  ; le cercle ainsi délimité a 4,50m de diamètre.                          

Le point F correspond  à l’environnement du caisson n° 4, que nous avions fouillé en 1970. On dégage ainsi  un amoncellement de  dalles de grès rose, disposées tout autour du caisson de manière plus ou mois désordonnée, le tout  correspondant parfaitement à un tumulus pierreux, dès lors appelé tumulus n° 4.

 

En 1998, nous pratiquons des sondages étendus sur les deux derniers points cités ( Blot J. 1998.)  :

Le point H correspond bien au cromlech n° 3, dont on voit parfaitement le péristalithe en secteur nord nord-est et sud sud-ouest, du même type que celui du  cromlech n° 8, c’est à dire  une alternance d’amas de petites dalles horizontales, séparées par des dalles verticales en position radiale ; ce cercle mesure 5m de diamètre. Le caisson  central, mesurant 1,30m x 0,90m, à grand axe est-ouest ; il est constitué par une dalle de couverture reposant sur 4 blocs parallélépipédiques, avec de nombreux petits blocs de calage ; pas de mobilier ni de fragments osseux calcinés, seulement un léger semis de particules de charbons de bois à l’intérieur du monument, mais qui n’ont pas pu permettre de datation.

Le point  L  met en évidence l’architecture d’un autre cercle avec son petit coffre central, monument que nous dénommons cromlech n° 13. Le péristalithe, dont le diamètre atteint 4,90m, est, là encore, formé par des assemblage de dallettes  horizontales séparées par d’autres verticalement disposées ;  le caisson central, mesurant  1,10m x 0,75m, à grand axe nord-ouest sud-est, présente une dalle couvercle reposant sur 4 autres dalles verticales, sans petits blocs de calage, ni dépôts osseux ; par contre il existait un semis de particules carbonées à tous les niveaux  du monument et du coffre ; la datation au 14 C nous donne :  Gif 11091 :  mesure d’âge:  2640+- 70 ans(BP) , ce qui place ce monument à une époque plus récente que Méatsé 8 et Méatsé 11, mais plus ancienne que Méatsé 2 (voir aussi  le tableau des datations en fin de texte ). Enfin  un petit galet  de poudingue, de la forme et de la taille d’un œuf, avait été disposé entre péristalithe et coffre central, en secteur est sud-est.

 

Ce bref bilan des travaux effectués à Méatsé permet de comprendre que nous ayons pu faire une certaine approche du symbolisme sous-jacent au rite d’incinération ( Blot J. 1995 b) et (  Blot J. 2003, p.45.). Tout d’abord il est particulièrement perceptible dans le contraste entre la modicité des vestiges visibles au dessus de la surface du sol -  ceci  même immédiatement  après la construction du monument -  et la complexité réelle de ces architectures. Par ailleurs celles-ci sont très  riches en témoins de gestes symboliques – que nous constatons, même sans pouvoir en expliquer les motivations -   tels les semis de particules carbonées dans l’ensemble du monument, les dépôts de charbons de bois dans ou hors de la ciste centrale, ou  les dépôts de galets en forme d’œuf  sur la couronne extérieure,  tout ceci coexistant avec une absence de mobilier en général, et surtout avec l’absence (ou l’extrême discrétion) de restes humains.  On a évoqué la possibilité que les restes osseux aient été détruits par l’acidité du sol. Il n’en est pas toujours ainsi, car les charbons de bois neutralisent cette acidité, et nous avons par exemple trouvé des fragments de côtes, éléments particulièrement  fragiles, qui avaient été protégés par un environnement de charbons de bois (Errozaté) ; inversement, il est nous  souvent arrivé de ne pas trouver de restes osseux au milieu d’abondants dépôts carbonés…

Cette absence, voulue, est la preuve que ces monuments funéraires  sont plus des « cénotaphes », que des sépultures vraies (le cas unique du tumulus-cromlech Millagate  4, à Lecumberry, contenant la totalité des ossements incinéré d’un défunt, reste une exception tout à fait remarquable ).

 

Le cromlech Méatsékobizkarra 5.

Itxassou.

Situation :

Carte 1345 ouest.

295,113 – 1815,208.

Alt. 750m.

Trois cromlechs du groupe Méatsékobizkarra  on déjà  été décrit ( Barandiaran  JM de. 1949. p. 202) :

Le n° 1, contenant la borne Frontière n°80 en son centre, est le plus spectaculaire

Le n° 2, est tangent à l’ouest sud-ouest du n°1.

Le n° 3, un tumulus-cromlech, est à 8m à l’ouest du n° 1.

Nous même  avons publié en 1972 ( Blot J. 1972, p. 20.) un quatrième monument à 3m à l’ouest sud-ouest du n° 2.

Le n° 5 est situé à 38m à l’ouest du n° 1, sur un  sol en très  légère pente.

Description : cercle bien visible  de 3,70m de diamètre, délimité par 8 pierres.

Histoire : découvert en septembre 1972.

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Published by Dr Jacques Blot - dans Inventaire
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:35

 

Macaye.

 

Tumulus  de Larrondoa.

Macaye.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-les-Bains.

299,688 – 1821,898.

Alt. 315m.

Il est situé à l’ouest de la piste pastorale de crête qui longe le sommet d’une croupe étendue au nord nord-ouest  du col « Sendalepoa » (au nord de Louhossoa). Il est situé, à la cote 315, à 100m  a l’ouest sud-ouest  de la ferme « Larrondoa ».

Description :Tumulus mixte de pierres et terre, de 16m de diamètre et 0 ,80m de haut.

Histoire :  découvert en mai 1973. Il a depuis été rasé par les labours ; on pouvait voir après le premier passage de la charrue, la pierraille étalée sur une large surface circulaire, mélangée, au centre, avec des fragments de charbons de bois.

 

 

Saint-Jean-de-Luz.

 

Tumulus de Zamarina.

Saint-Jean-de-Luz.

Situation :

Carte 1245 ouest.  Saint-jean-de-Luz.

279,229 – 1828,514.

Alt. 80m.

Il est situé à gauche du chemin qui mène à la ferme « Zamarina », en face de  l’ancien dépôt d’ordures de la ville, à 20m au nord-est de la borne IGN 84.

Description : Tumulus de terre de 25m de diamètre et 1,50m de haut.

Histoire : découvert en janvier 1968. Il a été depuis rasé par de nombreux labours.

 

Saint-Pée-sur-Nivelle.

 

Tumulus de Larrekokurrutzea.

Saint-Pée-sur-Nivelle.

Situation :

Carte 1245 est Espelette.

286,795 – 1826,238.

Alt. 160m.

La croix d’un calvaire est érigée au dessus…Volontairement ? le tumulus ne paraît pas contemporain de ce calvaire, mais bien antérieur. L’ensemble se trouve à 15m  à l’ouest d’un réservoir d’eau en ciment.

Description : Tumulus terreux très aplati ( peut-être  par des labours anciens), de 10m de diamètre et 0,80m de haut.

Histoire : monument découvert en mars 1975. Peut-être y a t-il 2 autres monuments, douteux, l’un de 10m de diamètre à 60m à l’ouest nord-ouest, et un second à 20m au sud-est.

 

Tumulus  Opalazio.

Saint-Pée.

Situation :

Même carte.

286,832 – 1820,293.

Alt. 80m.

Il est situé dans une prairie au nord-est de la D. 305.

Description : Tumulus terreux de 16m de diamètre et 0,80m de haut.

Histoire : Découvert en mai 1972. Il a depuis été rasé par la construction de la maison Zamaldégia.

 

Tumulus de Serres.

Saint-Pée-sur-Nivelle.

Situation :

Carte 1245 est  Espelette.

279,128 – 1825,900.

Alt 65m.

Il est situé à 6 mètres à l’ouest du carrefour d’où descend une route vers les nouveaux lotissements d’Ascain, et la D 918.

Description : un calvaire est érigé sur ce qui pourrait avoir été  un tumulus antique ayant  alors servi de soubassement ; ce tertre a été ensuite  coupé dans sa partie nord-ouest par le passage  la route asphaltée et un mur de soutènement a été construit au niveau de la coupe pour éviter l’effondrement du calvaire.

On peut estimer les dimensions originelles du tumulus à 30m de diamètre et 1,90m de haut.

Histoire : découvert en juin 1973.

 

Sare.

 

Dolmen  Altsaan 3.

Sare.

Situation :

Carte 1245 est. Espelette.

279,560 – 1820,380.

Alt. 500m.

 JM de Barandiaran  ( Barandiaran JM de. 1946, p. 24) avait publié le dolmen n°1  (coordonnées : 279,450 - 1820,473 Alt 528m), et nous même le n°2  (Blot J. 1971, p. 26.), sous le nom d’Altsaan est. Tous les monuments suivants  sont échelonnés le long de la crête rocheuse de ce nom qui descend vers le sud-est.

Altsaan 3 est situé à 15m au sud du n°2.

Description : Petit tumulus pierreux, fait de fragments de dalles de grès, d’environ 5m de diamètre et 0,60m de haut. La chambre funéraire, quadrangulaire, orientée ouest-est, mesure 2,10m de long, 1,10m de large et 0,40m de profondeur ; elle est délimitée par de  petites dalles de grès rose local. Au sud : 3 dalles dans le prolongement les unes des autres, mais non jointives, ayant les mêmes dimensions :0,50m de long et 0,40m de haut. La paroi nord  est constituée de 2 dalles de mêmes dimensions que les précédentes, plus ou moins inclinées  vers le sol ; il en est de même pour les parois est et ouest. Il n’y a pas de couvercle visible

Histoire : dolmen découvert en octobre 1977.

 

Altsaan 4.

Sare.

Situation.

Carte 1245 est. Espelette.

279,850 – 1820,105.

Alt. 450m.

On trouve ce monument en  continuant à descendre la crête rocheuse vers l’est, à environ 300m au sud-est du précédent ; il est érigé dans le dernier petit col, près d’une échancrure qui fait communiquer les deux versants  de cette crête.

Description : Tumulus pierreux de 7m de diamètre. La chambre funéraire n’est pas centrale, mais dans le quadrant nord-est, peut-être du fait que le tumulus pourrait avoir été remanié par la construction d’un abri pastoral dans le secteur sud. Cette chambre, orientée est-ouest, mesure approximativement 2m de long et 1m de large. A l’ouest une dalle de chevet reste plantée et verticale de même qu’une autre  au sud ; 3 autres dalles, couchées,  complètent  les parois sud, est et nord.

Histoire : dolmen découvert en octobre 1977.

 

Dolmen Argaine 2 :

Sare.

Situation :

Carte 1245 est.  Espelette.

279,175 – 1819,970.

Alt.330m.

Ce dolmen n’a aucun rapport avec le dolmen du même nom décrit par JM de Barandiaran  au sud   sud-ouest des grottes de Sare. (Barandiaran  JM de. 1951, p.240, n° 267 ). Il s’agit d’une simple homonymie.

Argaine 2 est situé dans le petit vallon qui naît entre la crête d’Altsaan au nord et Athekaleoun et Ourkilepoa au sud. Il est visible  à 100m  au sud sud-est de la borde Argaïne et il  tangent au nord d’un chemin rural ; il  bénéficie d’une très belle vue dégagée à l’est.

Description :  Tumulus mixte de terre et de pierrailles, d’environ 11m de diamètre et 0,60m de haut. Une dépression centrale contient la chambre funéraire orientée sud-est nord-ouest, et mesurant 2,50m de long, 1,50m de large et 1,15m de profondeur. Il ne reste que 2 dalles limitant cette chambre :

Une dalle nord mince, mesurant 1,80m de long,1,15 de haut et une autre, à l’ouest, pratiquement perpendiculaire à la précédente, de 2,40m de long,et 0,50 de haut, beaucoup plus épaisse (près de 0,40m) et profondément enfoncée dans le sol. Pas de couvercle visible.

Histoire : dolmen découvert en septembre 1976

 

Dolmen Gastenbakarre 3.

Sare.

Situation :

Carte 1245 est.  Espelette.

280,468 – 1820,410.

Alt. 269m.

Nous avons décrit (Blot J. 1971, p.6) deux dolmens situés en un petit col au flanc nord est de Larraun, à environ 1000m à vol d’oiseau au nord du col de Saint-Ignace. Le n°1 a été complètement saccagé depuis par des « chercheurs de trésor » !

Il est à environ 150m au sud-est du n°2,  et à 3m au nord est du chemin qui monte vers Altsaan.

Description : On note un tumulus mixte de terre et de pierres de 11m de diamètre et 0,70m de haut. Au centre une chambre funéraire bien visible, orientée plein est, mesure 2m de long, 090m de large et 0,45m de profondeur. Elle est totalement vidée de son contenu puisque le fond en est visible, tapissé d’un petit dallage de plaquettes de grés, chose assez rare dans le cas de ces monuments dans notre région.

Quatre dalles délimitent par ailleurs cette chambre :

Au nord, une belle dalle, légèrement inclinée vers l’intérieur, mesure 1,70m de long et 0,45m de haut ; elle est prolongée par une seconde, de dimensions plus restreintes : 0,70m de long et 0,65m de haut.

A l’ouest, une dalle mesurant 0,90m de long et 0,30m de haut,  est perpendiculaire à la précédente.

A l’est, on note une dalle bien plus petite, de 0,50 de long et 0, 45m de haut.

Il n’y a pas de couvercle visible.

Histoire : Dolmen découvert en avril 1974.

 

Dolmen de Gorostiarria.

Sare.

Situation.

Carte 1245 ouest  Saint-Jean-de-Luz.

278,310 – 1820,632.

Alt 549m.

Il est situé à 30m à l’est du petit bois marqué 541 sur la carte IGN, et à 30m au nord des rails du funiculaire, sur un terrain  en légère pente  vers le sud. De ce col on a une très belle vue vers vers les montagnes à l’est.

Description. : Tumulus terreux recouvert d’herbe, de 9m de diamètre et  0,40m de haut. Cinq pierres à sa périphérie évoquent un possible péristalithe. Le tumulus paraît plus marqué  dans sa partie sud du fait de la légère inclinaison du terrain. La chambre funéraire, orientée est sud-est, mesure environ 1m de long,0,70m de large et  0,25 de haut ; elle est délimitée par 2  modestes dalles en grès rose local :

Au sud-ouest, une dalle de 1m de long,0,22 d’épaisseur et 0,25m de haut ; une autre, au nord-est de 0,35m de long et 0,25 de haut. Il n’y a pas de couvercle visible.

Histoire : dolmen découvert en octobre 1975.

 

Dolmen  Larria 4.

Sare.

Situation.

Carte 1245 est Espelette.

281,248 – 1814,515.

Situés au nord-ouest du mont Sayberry, les dolmens Larria 1, 2, et 3 ont été décrits  initialement en 1946 ( Barandiaran JM de. 1946, p.34) et le dolmen Larria 1 Nord l’a été en 1967 ( Chauchat Cl.,. et Tobie JL.. 1967 p.83).

Le dolmen Larria 4  est situé à 40m à l’est sud-est du n°3.

Description. : Tumulus pierreux tout à fait semblable à celui du n° 3, formé de petits blocs de grès rose. Il mesure 8m de diamètre et 0, 40m de haut, et il est adossé, au sud-ouest, à une crête rocheuse. Ce tumulus, bien qu’érigé au milieu de nombreux blocs de grès épars autour de lui et sur un terrain en très légère pente, est cependant bien  identifiable. Il n’y a pas de chambre funéraire visible, ni de dépression centrale ; peut être s’agit-il d’un monument vierge ?.

Histoire : monument découvert en septembre 1970.

 

Dolmen de Lezia.

Sare.

Situation.

Carte 1245 est. Espelette.

282,125 – 1815,463.

Alt. 210m.

Il est situé sur une petite colline qui domine immédiatement, au sud, la route qui arrive aux grottes de Sare, à environ 300m à vol d’oiseau au nord nord-ouest du parking de celles-ci.

Il est construit  à 20m au nord d’un amoncellement de gros blocs de poudingue, visible de loin.

 Description :  Tumulus pierreux de 10m de diamètre et 0,60m de haut, formé de blocs de grès rose local de la taille d’un pavé. De la chambre funéraire, orientée ouest-est, et qui devait initialement mesurer environ 2m x 1,10m, il ne reste que deux belles  dalles de grès rose en place, apparaissant dans une profonde dépression centrale. Le montant nord  mesure 1,70m de long, 0, 70m de haut et 0,20m d’épaisseur ; il est incliné vers le nord et présente des traces d’épannelage à son bord supérieur. Le montant sud, aux bords arrondis, ne présente pas de traces de régularisation ; il est  légèrement plus long que le précédent : environ 2m , et 0,30m de haut avec une épaisseur de 0,25m, et  très fortement incliné vers le nord. Ceci est du à la pression exercée sur sa face externe par le tumulus pierreux qui la recouvre entièrement, et qui est lui même édifié sur un terrain en pente vers le nord. On note sur le bord sud-est du tumulus  deux gros fragments de dalle, dont un partiellement enfoui ; ils pourraient représenter tout ou partie d’un montant ou de la table de couverture. De même, il existe  à 7m à l’est nord-est du tumulus un autre important fragment de dalle, dont un bord est épannelé ; est-ce une partie d’un montant ?

Histoire : Il nous a été signalé en mai 1999.

 

Tumulus-cromlech Airagarri 2.

Sare.

Situation.

Carte 1245 est Espelette.

278,995 – 1820,930.

Alt. 540m.

Le cromlech n° 1 a été décrit en 1949 ( Barandiaran JM de. 1949, p.206) et 1953 (même auteur 1953 p. 250 n°85.).

Il est situé sur le plateau très remanié par l’homme, à environ  70m au sud  sud-est de l’ancienne redoute en pierres sèches, et à 25m à l’est de la piste qui va de cette redoute au chemin Altsaan-Ihicelhaya.

Description : Petit tumulus mixte de terre et dallettes de grès rose, mesurant 3,50m de diamètre et 0, 20m de hauteur. Douze pierres délimitent la périphérie, dont une, très visible, de 0,40m de haut.

Histoire : monument découvert en février 1974.

 

Cromlech Airagarri 3.

Sare.

Situation. Sur le même plateau que le monument précédent,  et à 15m au sud sud-ouest de lui.

Description : Une dizaine de pierres délimitent un cercle de 2m de diamètre ;  en secteur ouest, l’une d’elles, mesurant 1m de long et 0,20 de haut est particulièrement visible.

Histoire : monument découvert en février 1974.

 

Tumulus d’Altsaan.

Sare

Situation.

Carte 1245 est Espelette.

280,207 – 1819,850.

Alt. 320m.

Il est situé sur un petit replat à 80m environ à l’est de l’extrémité rocheuse de la crête d’Altsaan, et à 100m au sud-ouest d’une bergerie. Le terrain est en légère pente vers le sud-est.

Description : Tumulus mixte de terre et de pierres de 10m de diamètre et 0,20m de haut, avec une légère dépression en son centre.

Histoire : monument découvert en septembre 1976.

 

Tumulus de Nabarlaz  ( ou Nayalaz).

Sare. (Etchalar).

Situation :

Carte 1245 est  Espelette.

279,930 – 1813,805.

Alt 430m.

Il est situé dans le col de ce nom, à 14m au sud-est de la borne frontière 50, donc en territoire d’Etchalar.

Description : Tumulus  de terre, à sommet aplati, de 5m de diamètre et 0,60m de haut.

Histoire : monument découvert en mars 1970.

 

Tumulus d’Olhayn.

Sare.

Situation :

Même carte.

279,757 – 1818,266.

Alt. 350m.

Il est situé au milieu d’un col, sur un terrain en très légère pente, à l’ouest du mont du même nom, et de la chapelle en ruine édifiée à son sommet.

Description :Tumulus pierreux, formé de petits galets et de débris de plaquettes de grès rose local, il mesure 6m de diamètre et 0,40m de haut.

Histoire : monument découvert en novembre 1974.

 

Dolmen de Xabaloa

Sare.

Situation.

Carte 1245 est  Espelette..

279,625 – 1816,325.  Alt. 170m.

Nous ne voulons pas terminer ce chapitre sur Sare sans évoquer un monument actuellement disparu, et que nous avons eu beaucoup de mal à localiser.

Ce monument, était érigé sur une petite colline située au flanc nord-est du mont Ibantelli, qui domine , au sud, le ruisseau Xabaloa ;  il était à 100m à l’ouest au dessus de la route qui mène à Etchalar, sur la gauche du chemin rural  reliant cette route à Xabaloa. Ce monument a été découvert en 1944 (Barandiaran JM de 1951, p. 243.).

Description : tumulus pierreux de 6m de diamètre et 0,60m de haut, au centre duquel 2 dalles verticales laissaient entrevoir la forme rectangulaire de la chambre funéraire, environ 1,50m  x 1m et 1m de profondeur, orientée est-ouest. La dalle du coté sud était marquée d’une croix gravée sur la face externe, tandis que l’autre avait un rhombe. Ces dalles ont été enlevées pour  la construction de la maison Mailuen Bordaberri. Il existe, très proche, sur cette colline, une borde neuve appelée « Axuria ».

 

Urrugne.

 

Dolmen Galbario 3.

Urrugne.

Situation :

Carte 1245 ouest  Saint-Jean-de-Luz.

271,132 – 1823,605.

Alt. 224m.

Les dolmens Galbario 1 et 2 ont été décrits en 1966, (Chauchat Cl. 1966, p.6). Coordonnées du n° 1 : 270,295 – 1823,603,  Alt. 190m. ; le n° 2 se trouve à 200m au sud du n°1.

Le n° 3  se trouve à environ 400m à l’est nord-est  de la Croix du Calvaire,  sur une petite éminence bien délimitée et bien visible.

Description : Tumulus mixte de terre et de pierres, de 8m de diamètre et 0, 80 de haut. La chambre funéraire rectangulaire, visible au centre, mesure 2,40m  de long et 0,60m de large et est orientée est-ouest. Près d’une trentaine de petites dalles de grès local en marquent les limites. La paroi sud est particulièrement bien délimitée par 9 d’entre-elles, de quelques centimètres de haut, mais  restées bien  verticales ;  il n’y a pas de couvercle visible.

Histoire : dolmen découvert en mars 1970.

 

Dolmen Usatuita 2.

Urrugne.

Situation

Même carte.

270,783 – 1823,003.

Alt. 260m.

Le dolmen n° 1 a été publié en 1966 (Cl. Chauchat 1966, p.10.)

Le n° 2  est à environ 9m au sud du n°1  et situé, comme le précédent en bordure de la piste pastorale, sur un terrain en très légère pente vers le nord, ce qui donne l’impression qu’il est plus épais dans sa moitié sud.

 Description. : Tumulus pierreux ovale de 7m x 6m de diamètre et 0,60 de haut dans lequel  une grande dalle de grès rose, inclinée vers le nord, forme la limite sud de ce qui reste de la chambre funéraire que l’on pourrait estimer avoir eu 2,50 de long, 1,70m de large, et qui orientée est-ouest semble-t-il.

Histoire : dolmen découvert en janvier 1970.

NB : à 3m au sud sud-est du n°1, on peut distinguer, à jour frisant, une sorte de bourrelet circulaire qui pourrait être le vestige d’un tumulus terreux de 6m de diamètre environ ; au centre, une dalle de grès rose  de 0,50m de long et 0,70m de haut pourrait être…une simple borne, ou  l’unique témoin des montants d’une chambre funéraire disparue.

 

Dolmen de Ziburukomendia.

Urrugne.

Situation

Même carte.

275,124 – 1821,259.

Alt. 310m..

Il est situé  sur un replat au flanc sud-ouest du  mont appelé « Montagne de Ciboure », en surplomb du col du Grand Descarga qui la sépare de Larraun (La Rhune).

Description. : Tumulus mixte de terre et de pierres (petits blocs de poudingue), mesurant 6m de diamètre et 0,40m de haut. Au centre une chambre funéraire rectangulaire à grand axe sud sud-ouest, nord nord-est ; elle est délimitée par 4 dalles de grès triasique perpendiculaires les unes aux  autres : à l’est, une dalle 0,90m de long et 0,50m de haut, à l’ouest une dalle de 1,20m de long et 0,60m de haut ; enfin au nord comme  au sud une dalle de 0, 50m de long et 0,30m de haut. Il n’y a pas de couvercle visible.

Histoire : dolmen découvert  en mars 1973. Ce monument a été complètement rasé lors de la plantation de conifères effectuée en 1974.

 

Tumulus-cromlech Larrauntiki 1.

Urrugne.(Vera de Bidassoa).

Situation :

Même carte.

276,632 – 1819,770.

Alt. 660m.

Il est situé, ainsi que les 2 monuments suivants, dans le col de Zizkouitz, entre  Larraun et Larrauntiki, à 10m au  sud sud-est de la borne frontière  22, donc en territoire de Vera de Bidassoa.

Description :  Petit tumulus aplati de 0,30m de haut et d’un diamètre de 4m, délimité par une quinzaine de pierres dont 11 sont  particulièrement visibles dans la moitié  sud. On note une petite dalle dans le secteur sud-ouest, à l’intérieur du monument. : fait-elle partie d’une ciste ?

Histoire : découvert en septembre 1975.

 

Tumulus-cromlech  Larrauntiki 2.

Urrugne. (Vera de Bidassoa).

Situation : à 8m à l’ouest sud-ouest de la borne frontière 22.

Description :  Tumulus aplati de 5m de diamètre et 0,30m de haut. Une quinzaine de pierres bien visibles en marquent la périphérie. On note une légère dépression centrale où apparaissent  4 petites dalles : ciste ?

Histoire : découvert en septembre 1975.

 

Tumulus Larrauntiki 3.

Urrugne. (Vera de Bidassoa).

Situation : Il est à 60m à l’ouest sud-ouest du n°2, au bord sud de la crête , un peu plus en altitude que les précédents, à l’altitude de 662m.

Description : Tumulus mixte mesurant 7m de diamètre et 0,30m de haut, à prédominance pierreuse, affectant une forme de couronne du fait d’une légère dépression centrale de 2m de diamètre.

Histoire :  découvert en septembre 1975.

 

Les cromlechs  de Mandale .

 

Urrugne.

Situation :

Carte 1245 ouest.  Saint-Jean-de-Luz.

272,350 – 1820,585.

Alt. 500m.

JM de Barandiaran a publié en 1953  ( Barandiaran JM de. 1953, p.251,n° 94 ) et décrit en 1962  (Barandiaran JM de. 1962, p.18) sur ce petit replat qui domine à l’ouest le col d’Ibardin, un groupe de 5 cromlechs : le n° 1 : 6 mètres de diamètre et 19 pierres périphériques ; le n° 2 : 5m et 13 pierres ; le n°  3 : 4m et 10 pierres ; le n° 4 : 7m et 11 pierres ; enfin le n° 5 : 8m et 4 pierres ; le matériau employé est la quartzite blanche abondante dans l’environnement du site. Pour certains de ces monuments, nous n’avons pas retrouvé, sur le terrain, les mêmes dimensions, ni le même nombre de pierres, ni les mêmes orientations ; enfin il nous a paru possible de proposer deux monuments supplémentaires. Nous reprenons donc, ci-après, une description rapide de  l’ensemble de cette nécropole (voir plan n° 2).

Le cromlech n°1, le plus au nord, mesure, suivant les axes, entre 5,70m et 6m. de diamètre, avec 19 pierres périphériques. Deux d’entre elles sont particulièrement remarquables : l’une, marquée A sur le schéma, plantée au nord-est, en forme de pain de sucre, mesure 0,70m de haut et 0,50m à sa base ; l’autre, marquée B, au sud, allongée, mesure 1,65m de long et 0,25m d’épaisseur.

Le cromlech n° 2 est situé à 9m au sud sud-est du précédent. Il mesure 6m de diamètre avec 20 pierres  périphériques. On retrouve, en plus de dimensions et d’un nombre de pierres  similaires, un autre point commun avec le n° 1 : les pierres A au nord-est et B au sud, ont sensiblement les mêmes positions, formes et dimensions.

Le cromlech n° 3 est à 4,30m à l’ouest sud-ouest du n°1. Il mesure 3,50 à  4m de diamètre et 7 pierres périphériques, au ras du sol, peu visibles.

Le cromlech n° 4 est à 21m au sud-ouest du n° 1. Il mesure 5,50m de diamètre avec16 pierres périphériques ; la pierre marquée A, au sud-est, mesure 0,70 à sa base et0,70m de haut.

Le cromlech n° 5 est à 2m au sud du précédent. On ne voit actuellement que 3 pierres  qui paraissent décrire un arc de cercle  ayant 6,50m de diamètre ; la plus volumineuse, au nord nord-est, marquée A mesure 0,70m à sa base et 0,30m de haut.

Nous proposons les deux nouveaux cercles  suivants :

Le cromlech n° 6, situé à 12m au sud-ouest du n°2, et à 3m au sud sud-ouest d’un volumineux conifère, le plus à l’ouest du groupe d’arbres à cet endroit.

Description :    cercle très discret de  3m  de diamètre, délimité par 5  pierres, profondément enfouies dans le sol et dont seuls les sommets sont visibles. Comme au col de Méatsé, dans l’Artzamendi (Itxassou),  on peut évoquer des colluvions  importantes venant, ici, du sommet de Mandale à l’ouest et qui ont d’ailleurs pu recouvrir totalement d’autres monuments sur ce site ; une prospection géophysique, comme celle qui a été pratiquée au col de Méatsé, pourrait répondre à la question.

Histoire : monument découvert en juin 1968.

Le cromlech n° 7  est  à  4,50m au sud-est du n° 1.

Description :  cercle de 7,50m de diamètre, délimité par 5 pierres .On note, au nord, une très volumineuse dalle de 1,50m de long, 1,30m de large et 0,15m d’épaisseur, à grand axe nord-ouest sud-est, en grande partie recouverte de mousse, laquelle  dissimule presque aussi en totalité les 4 autres blocs de quartzite, dans la moitié sud du monument.

Histoire : découvert en juin 1968.

 

Tumulus de Subisia

Urrugne.

Situation :

Même carte

275,933 – 1820,238.

Alt. 550m.

 Il est situé à une vingtaine de mètres au sud du petit col, au pied de Soubisia, en bordure de la piste pastorale.

Description :  tumulus mixte  terre et pierres de 6m de diamètre et 0,30m de haut ; monument douteux ?

Histoire ; découvert en octobre 1969.

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Published by Dr Jacques Blot - dans Inventaire
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:20

BASSE  NAVARRE.

 

 

                                                               Aldude.

 

Dolmen d’Arguibel,  (ou  Harguibel ).

Aldude.

Situation :

Carte1346 ouest.   Saint-Etienne-de-Baïgorry.

289,616 – 1795, 279.

Alt. 952m.

Il est situé au sud du mont Arguibel et à 12m au sud-est de la borne frontière n° 126. ( voir plan n° 3).

Description : Il n’y a pas de tumulus visible. On note, émergeant du sol une dalle horizontale, disposée à plat, grossièrement rectangulaire, orientée nord-ouest sud-est, mesurant1,70m de long et 0,90m de large, qui pourrait être la table (ou couvercle). Au nord, une deuxième dalle est visible, ( dalle de « chevet » ?) qui n’est pas perpendiculaire à la première, mais orientée est-ouest ; elle mesure 1m de long, 0,30m de haut et 0,40 d’épaisseur. L’ensemble évoque un coffre dolmènique peut-être encore vierge.

Histoire : dolmen découvert en août 1976.

 

Les cromlechs  d’Argibel :

 Aldude. ( Baztan).

Situation.

Carte 1346 ouest  Saint-Etienne-de-Baïgorri.

289,433 – 1795, 142.

Alt.960m.

JM de Barandiaran  ( Barandiaran JM de. 1962, p.13, et 1953, p.249, n° 35 et 36.) avait décrit sur une petite éminence à environ 130m  au nord-ouest de la BF 126 et dominant au nord-ouest  la ligne frontière deux cromlechs. Un premier cercle de 6m de diamètre, constitué de 11 pierres bien visibles (la plus haute mesure 0,90m de haut), et un second, à l’est du précédent, de 2,20m de diamètre, entouré de 8 pierres. N’ayant pas retrouvé sur le terrain ces données, nous proposons la description suivante : ( voir plan n° 3.)

 

Le cromlech n° 1, le plus à l’est, mesure 6m de diamètre, est entouré de 15 pierres ; il pourrait correspondre au n° 1 de JM de Barandiaran.

Le cromlech n° 2 est tangent au nord-ouest du précédent.

Quatorze pierres délimitent un cercle de 6m de diamètre.

Histoire : Monument découvert en octobre 1972.

 

Le cromlech n° 3 existe  à l’intérieur du n° 2, tangent à lui en secteur nord-ouest. Il mesure 2m  de diamètre, et est entouré  de 10 pierres environ. Cette présence, très nette ici,  d’un second cercle  à l’intérieur d’un premier, est tout à fait exceptionnelle, pour ne pas dire unique, à notre connaissance.

Histoire : monument découvert en août 1976.

 

Le cromlech n° 4. Il est tangent  au nord ouest du n°2.

 Une quinzaine de pierres délimitent un cercle de 2,50m de diamètre. Il est érigé sur un terrain en légère pente vers l’ouest.

Histoire : découvert en octobre 1972.

 

Le cromlech n° 5 :

Monument modeste et fort dégradé, visible au nord du n°1, et tangent à lui. Il mesure 3m de diamètre, et il serait  délimité par 4 à 5 pierres .

 

Le cromlech Argibel n° 6

 Aldude et Baztan.

Situation :

Même carte.

289,594 – 1795, 264

Alt.930m.

Il est situé à 20m au sud sud-ouest de la borne frontière 126 ; la ligne frontière est matérialisée par une barrière barbelée qui partage le monument selon un axe orienté  sensiblement nord-sud, de telle sorte que les ¾ de ce dernier sont en territoire du Baztan, et le reste dans les Aldudes.

Description : On peut en estimer le diamètre à 8m environ, bien que le seul quart nord-ouest du monument soit visible, matérialisé par un arc de cercle de 5 pierres ; l’une d’elles est un véritable petit monolithe couché au sol, orienté plein est, de 2,20m de long et 1,15m dans sa partie la plus large, et 0,20m d’épaisseur visible. Les 3 pierres au  centre du monument  font-elles partie d’une ciste ?

Histoire : monuments découverts en août 1976.

 

Tumulus Argibel 6.

 Aldude.

Situation :

Même carte.

289,550 – 1795,190.

Alt. 930m.

Il est situé dans le col, à 30m à l’est du monolithe d’Argibel et domine une pente abrupte vers l’est.

Description : Tumulus terreux de 9m de diamètre et 0,80m de haut, présentant une dépression centrale, résultat probable d’une fouille ancienne. Un éboulement de la pente a  amputé le secteur est de ce monument.

Histoire : monument découvert en août 1976.

 

Les monuments de  Zaho .

 Aldude.

Un ensemble de 4 monuments et un monolithe, localisés de part et d’autres de la frontière  a été décrit par JM de Barandiaran en 1948.(Barandiaran JM de. 1949 b , p.74.) Nous en donnons ici, très brièvement, les principales caractéristiques qui diffèrent cependant sensiblement de la description princeps, y ajoutant 4 nouveaux monuments (voir plan n° 4). 

Le n° 1, un tumulus-cromlech,  (altitude 997m), mesure 10m de diamètre et possède  une trentaine de pierres périphériques ; il est à 20m  au nord-ouest de la ligne frontière matérialisée par des barbelés, en territoire du Baztan.

 Le n° 2, un autre tumulus-cromlech, est situé à 20m à l’est  sud-est du premier,  dans le territoire des  Aldudes, et  mesure 9m de diamètre avec 26 pierres périphériques visibles avant la fouille de sauvetage que nous avons effectué en août 1983 ( Blot J. 1989, p.49) ; la datation obtenue est la suivante : ( Gif 6343) : mesure d’âge (BP) : 2640+-90, soit en date calibrée : 995-497 (BC). 

Le tumulus-cromlech  n° 3  est tangent au sud du précédent, et mesure 13m de diamètre et possède une trentaine de pierres périphériques. Il est à environ 120m au nord-est de la BF 128.

 Le n° 4, un tumulus,  (appelé dolmen par JM. de Barandiaran ), est situé à  100m au sud du n° 3 et à 20m  au sud-est du monolithe ; il mesure16m de diamètre et présente une importante excavation centrale.

Le  monolithe de grès rose, couché au sol, à grand axe orienté sud-ouest nord-est, mesure 4,90m de long, 1,30m de large et 0,50m d’épaisseur en moyenne.

 

 Nous ajoutons aux monuments ci-dessus un groupe de 4 nouveaux ; nous décrivons en premier le :

 

Tumulus Zaho  5.

Aldude

Situation :

Même carte.

289,358 – 1794, 760 ;  alt. 1000m.

Le n° 5 est tangent  à l’ouest du n° 4.

Description :Tumulus mixte de 6m de diamètre et 0,30 de haut ; on distingue bien 7 pierres à la périphérie - mais sans que l’ on puisse parler de péristalithe -  ainsi que 3 pierres centrales.

Histoire : découvert en août 1974.

 

Tumulus Zaho  6.

Aldude.

Situation :  Il est tangent à l’ouest du n° 5, et à 12m  au sud-est du monolithe de Zaho.

Description : tumulus de terre, de 5m de diamètre et 0,30m de haut ; on voit une pierre en secteur nord-ouest de sa périphérie.

Histoire : découvert en août 1974.

 

Tumulus  Zaho  7.

 Aldudes. ( Baztan).

Situation :  il est situé à 12m au nord-ouest de la borne frontière 128.

Description : Tumulus de terre de 7m de diamètre et 0,30m de haut, avec une pierre périphérique visible en secteur nord-ouest.

Histoire : découvert en août 1974.

 

Tumulus-cromlech  Zaho  8.

 Aldude.

Situation : Sur un petit replat qui jalonne la descente vers le sud-ouest  en venant du monolithe. Ce monument est à 150m de la BF. 128 et à 20m à l’est de la ligne frontière.

Description :  tumulus de 4m de diamètre et 0,40m de haut, délimité par 8 pierres, au ras du sol ; on distingue une très légère dépression centrale.

Histoire : découvert en août 1974.

 

Dolmen Urrixka 2.

Aldudes.

Situation

Carte 1346 ouest  Saint-Etienne-de-Baïgorri.

293,504  – 1797,989.

Alt 870m.

Il est situé au flanc sud-est du mont Urrixka ; rappelons que JM de Barandiaran avait décrit le dolmen n°1 au flanc sud-ouest de ce mont, un peu au dessus du col de Berdaritz à 680m d’altitude, et à quelques mètres de  ce n° 1,  un peu plus en altitude et à l’est, le dolmen dit :              « Jeneralen tomba »

Urrixka 2 est tout à fait en bordure  et à droite du chemin qui gravit cette colline, sur un replat très faiblement incliné vers le sud-est.

Description : (voir plan n° 5 ). Tumulus pierreux de 8 à 9m de diamètre et 0,40m de haut, constitué de gros blocs amoncelés à sec. Au centre une dépression signale la chambre funéraire  qui devait être, à l’origine, quadrangulaire, allongée, ouverte à l’est sud-est. Il n’en reste qu’un montant de 1,65m de long et 0, 45m de haut, incliné légèrement vers le sud ; sur ce support s’appuient deux fragments de la table du dolmen, brisée en 3 parties, dont une repose librement sur le côté ouest du tumulus.

Histoire : dolmen découvert en octobre 1986.

 

Tumulus-cromlech  (?) Urrixka 3.

Situation

Aldude.

Carte 1346 ouest, St Etienne-de-Baïgorri.

293,479 – 1797,989. alt. 890m.

Ce monument est situé sur un éperon  rocheux à  sommet plat, qui se dresse à 70m environ à l’ouest du dolmen pré-cité.

Description :  petite structure difficile à classer, circulaire, de 1 à 1,10m de diamètre, constituée  de petites dallettes, au nombre de 12 à 13, certaines disposées un peu en écaille de poisson, se superposant en partie, et formant une couronne enserrant 3 autres petites dalles disposées à plat. Cette structure, édifiée à l’extrémité de l’éperon rocheux, dominant le magnifique panorama  de la vallée des Aldudes entourée de ses montagnes, mais exposée en plein vent, évoque plus une structure funéraire que les vestiges d’un foyer de campeurs, par exemple. Monument douteux.

Histoire : monument découvert en juin 2003.

 

 

Le monolithe de Berdaritz.

Aldude. (Baztan).

Situation.

Carte 1346 ouest. St-Etienne-de-Baïgorri.

292,269 – 1797,395 ; alt. 690m.

Ce monolithe est situé au niveau des premiers mètres du flanc nord-ouest du mont Urrixka, couché sur un sol en légère pente ; il est à  60m au nord  nord-est de la BF. 117. Comme le monolithe d’Arguibel, auquel il ressemble beaucoup, ( Blot J.,1983 b, p. 23),  il est à proximité  (à 50m au nord) d’une source. Il lui ressemble encore non seulement par sa position dans un col , mais aussi par son riche environnement archéologique. Enfin il est important de souligner qu’il n’y a, dans un vaste rayon de plusieurs dizaines de mètres, aucune pierres, aucun bloc rocheux d’éboulis sur cette pente. Cette grande dalle est d’autant plus remarquable dans sa solitude…

Description : (voir plan n° 5). Il s’agit d’une grande dalle polygonale de grès rose triasique, à sommet  triangulaire, mesurant près de 5m dans son grand axe sud-est nord-ouest ; son sommet a été détaché, très probablement par l’action du gel. L’épaisseur moyenne est de 0, 20 à 0,30m. L’extrémité nord-ouest est  beaucoup plus mince que le reste de la dalle, et  on remarque des traces d’épannelage (flêches), sur le bord arrondi , au nord-est, et sur le bord sud-est du sommet.

Enfin il existe un bloc rocheux  massif enfoui dans le sol à proximité du sommet de ce  monolithe,  qui paraît « en place » et  ne présente, semble-t-il, aucun rapport  avec lui ; il est en particulier beaucoup plus épais.

Histoire : monument découvert en janvier 2004.

 

Arnégui.

 

Tumulus de Legarre.

Arnégui.

Situation :

Carte 1346 ouest.  Saint-Etienne-de-Baïgorri.

303,800 – 1792,355.

Alt. 737m

Il est situé sur un replat à l’est sud-ouest du pic Beillurti et à une quinzaine de mètres au nord de la route goudronnée qui relie la Voie Romaine à Arnégui.

Description : Tumulus de terre  à sommet aplati de 7m de diamètre et 0,40m de haut.

Histoire : découvert en août 1977.

Banca

 

Dolmen Abrakou :

Banca.

Situation :

Carte 1346 ouest.

294,150 – 1798,903.

Alt. 900m.

Il est érigé en bordure du chemin de ligne de crête qui rejoint Ichtauz à Abrakou-lepoa. Il est situé à 120m à l’est de la borne frontière n°112.

Description : Tumulus pierreux, d’environ 8 à 9m de diamètre et 1m de haut, formé de petits blocs de grès particulièrement visibles dans sa partie sud-ouest, et moins au nord-est où a poussé un arbre à environ 2m du centre.

Comme dans le cas du dolmen de Berdaritz, situé sur la même ligne de crête, à environ 2000 mètres  plus au sud-ouest, il semble que l’on puisse distinguer 2 chambres funéraires :

Une chambre au sud-est, orientée est-nord-est,  d’environ 1,50m de long et 0,80 de large, bien délimitée par 4 dalles dont 3 sont déversées vers l’intérieur de la chambre.

Une chambre à 1m au nord-ouest de la précédente, visible sous la forme d’une dépression  de 1,40m x1m, sans dalles visibles, sans doute le résultat probable d’une fouille ancienne ayant démoli la structure originelle. Il n’y a pas de couvercle(s) visible(s)

Histoire : dolmen découvert en août 1975.

 

Tumulus Axistoi 3.

Banca.

Situation.

Même carte.

299,220 – 1788,863.

Alt. 1220m.

Il est situé sur cette longue ligne de crête qui borde, à l’est, la Vallée des Aldudes.

Nous avons publié en 1972 (Blot J. 1972 b , p.196), deux cromlechs : le n° 1, de 4m de diamètre et 12 pierres, à  25m au nord-est de la borne-frontière n°157 ; le n° 2, à 12m au nord-est du précédent, mesure 4m de diamètre, et possède 5 pierres.

Le cromlech n° 3 est situé  à 100m au nord-est du n° 1, légèrement plus en altitude.

Description : Tumulus à prédominance pierreuse (nombreuses petites plaquettes de schiste), mesurant 5m de diamètre et 0,30 de haut. Une dépression centrale de 1m de diamètre et 0,30 de profondeur pourrait être la trace d’une ancienne fouille pratiquée au niveau de la ciste centrale.

Histoire : monument découvert en novembre 1974.

 

Cromlech d’Harrigorri.

Banca.

Situation.

Carte 1346 ouest.  Saint-Etienne-de-Baïgorri.

294,503 – 1801,495.

Alt. 1020m.

Il est sur la ligne de crête qui borde à l’ouest la Vallée des Aldudes, et au flanc sud-est du mont Autza, sur un petit replat  à une quarantaine de mètre à l’est de la verticale du rocher dénommé Harrigorri.

Description. : Cercle de pierres de 5,50m de diamètre, délimité par une vingtaine de pierres, au ras du sol.

Histoire : découvert en juin 1971.

 

Tumulus  Hortz-Zorroz 3.

Banca.

Situation :

Même carte.

279,392 – 1789,345.

Alt. 1023m.

Les 8 monuments qui suivent sont échelonnés sur  la longue crête montagneuse, étendue dans la Vallée de Aldudes selon un axe  sud sud-est nord nord-ouest, du mont Lindus au Munhoa. Nous avons déjà décrit  (Blot J.1972 b, p.192 ),  2 cromlechs en ces lieux. Le n°1 : 6m de diamètre et 30 pierres ; le n°2 : à 5m au sud du précédent, possède 13 pierres et un diamètre de 4m.

Le tumulus n° 3 est situé à 4m au sud sud-est du n°2.

Description :

Tumulus mixte de 4m de diamètre et 0,30m de haut. Une vingtaine de pierres apparaissent à la surface du tumulus, assez inégalement réparties.

Histoire : découvert en mai 1973.

 

Tumulus Hortz-Zorroz 4.

Banca.

Situation : il est à 2m au sud-ouest du n°2.

Description :  Tumulus mixte de 2,80m de diamètre et 0,30m de haut ; parmi quelques pierres qui apparaissent à sa surface, l’une d’elles est particulièrement visible  à la périphérie, au sud.

Histoire : découvert en mai 1973.

 

Cromlech Mehatzé 4.

Banca.

Situation :

Même carte.

279,973 – 1793,328,. Alt. 1168m.

Il est situé dans un petit col  au sud sud-ouest du mont Méhatzé sur la ligne de crête, entre les bornes frontières . 167 et 168. nous avons déjà décrit ( Blot J. 1972 b, p.204.) un cromlech et 2 tumulus en ce col : cromlech n° 1 : à 12m au sud-est de la BF. 167, il possède 15 pierres et un diamètre  de 4m ; le tumulus mixte n° 2 est à 15m au nord-est de la BF. 167, : 4m de diamètre et 0,40m de haut. Le tumulus n° 3 est à 18m à l’est du n° 2, et a 6m de diamètre et 0,40m de haut.

Le cromlech n° 4 est situé à 9m au  sud sud-est du n°1.

Description :  Cercle de 4m de diamètre délimité par 6 pierres, dont deux particulièrement visibles en secteur est : l’une de 1,m40 de long et 0,70m de large, l’autre de 1,50 x 1,30m.

Histoire : découvert en septembre 1972.

 

Cromlech  Méhatzé  5.

Banca.

Situation

Même carte.

Il est situé à 23m au nord du n° 3, et à 27m au nord-nord-est  du n°2.

Description : Cercle discret de 4m de diamètre délimité par 4 pierres. Nous avons du pratiquer une fouille de sauvetage en juillet 1977 (Blot J, 1983, p. 191), qui a mis au jour une couronne périphérique en double assise de petits blocs de pierre disposée autour d’une ciste centrale en forme de fer à cheval ouvert au nord-ouest . Le résultat de la datation au 14 C : (Gif  4470), mesure d’âge (BP) :  2730+- 100, soit en date calibrée : 1118-812  BC.

Histoire : monument découvert en septembre 1974.

 

Cromlech  Turaor 2.

Banca.

Situation:

Même carte.

299,745 – 1792,433.

Alt.  1181m.

Nous avons publié en 1972 (Blot J, 1972 b, p.202 ), le cromlech  Turaor n°1, situé à 75m au sud de la BF. 163.  Le n° 2   n’est pas celui cité dans cette publication (il devient  Turaor-lepoa n° 5, décrit plus loin).

Le cromlech Turaor n° 2 est situé sur le petit replat  au sommet  de Turaor, et à 30m au nord de la borne frontière 163.

Description : cercle de 3m de diamètre délimité par 5 pierres.

Histoire : découvert en juin 1979.

 

Tumulus Turaor  3.

Banca.

Situation : Ce troisième monument est à 120m au sud du n°1 et à 2m au sud d’ un important pointement rocheux.

Description : Tumulus pierreux de 5m de diamètre et 0,60m de haut, bien délimité à sa périphérie.

Histoire : découvert en septembre 1978.

 

Cromlech  Turaor-lepoa  4.

Banca.

Situation :

Même carte.

299,720 – 1791,685

Alt.1140m.

Dans la même publication, nous avons décrit (Blot J. 1972 b, p.200), dans ce  petit col 3 cromlechs  (1-2-3) ; nous en présentons  ici 2 supplémentaires.

Le n° 4 est à 3m au nord-ouest du n°3.

Description :  petit cercle de 2m de diamètre délimité par une dizaine de blocs pierreux.

Histoire : découvert en septembre 1978.

 

Cromlech Turaor-lepoa  5.

Banca.

Situation : à 80m au nord du n° 1.

Description :  cromlech légèrement surélevé,  de 3,60m de diamètre, délimité par une douzaine de pierres au ras du sol.

Histoire : découvert en juin 1979.

 

Béhorlégui.

 

Tumulus Arlotia 1

Béhorlégi

Situation.Carte 1346 est.  Saint-Jean-Pied-dePort.

319,606 – 1798,469.

Alt.736m.

Cet ensemble de tumulus est situé dans un col qui domine au nord-ouest  le village de Béhorlégi,  sur cette ligne de croupes  qui va de Iramunho à Hauscoa.  Le tumulus n° 1 est à 30m au nord nord-ouest du chalet d’Arlotia utilisé pour la chasse à la palombe, et du réservoir  cylindrique en ciment qui le jouxte.

Description : Tumulus terreux érigé sur sol plat, de 16m de diamètre et 1m de haut.

Histoire : monument découvert en juin 1971.

 

Tumulus Arlotia 2.

Béhorlégi.

Situation. Il est visible à 5m au nord nord-ouest du précédent.

Description : Tumulus terreux circulaire très net de 11m de diamètre et 0,80m de haut ; les évolutions d’un bulldozer ont amené tout à fait fortuitement 4 gros blocs de calcaire à son sommet…

Histoire : monument découvert en juin 1971.

 

Tumulus Arlotia 3.

Béhorlégi.

Situation. Il est situé à environ 200m au nord-est du précédent, à 150m à l’ouest d’un réservoir d’eau édifié à flanc de colline, et à l’ouest de la tranchée comblée de pierres qui recèle la conduite d’eau issue de ce réservoir.

Description : Tumulus terreux circulaire d’un diamètre de 11m et 0,50m de haut, édifié sur un terrain en très légère pente vers l’ouest ; il est très différent d’un « tertre d’habitat ».

Histoire : monument découvert en juin 1971.

 

Tumulus Arlotia 4.

Béhorlégi.

Situation. Il est situé à environ 60m au nord nord-ouest  du n° 3, et près d’un pylône métallique de soutien d’un poste de rabatteur de chasse à la palombe.

Description : Tumulus terreux de 11m de diamètre et 0,40m de haut.

Histoire : monument découvert en juin 1971.

 

Tumulus d’Ithurroché.

Béhorlégi.

Situation :

Carte 1446 ouest.  Ordiarp.

323,178 – 1794,530.

Alt. 1010m.

Il est tangent, au nord, à l’ancienne piste pastorale qui, au sud-est du pic de Béhorlégi, mène du col d’Apanicé à la fontaine d’Oxolatzé ; il est à 200m à vol d’oiseau à l’est de ce col. On le trouve sur un petit ressaut entre deux dépressions, à 50m au sud de la route goudronnée.

Description : Tumulus terreux très visible de 6m de diamètre et 0,50m de hauteur ; quelques pierres sont visibles à sa périphérie sans que l’on puisse parler de péristalithe.

Histoire : monument découvert en août 1973.

 

Bidarray.

 

Dolmen du Plateau Vert  1 :

Bidarray

Situation 

Carte 1345 ouest.  Cambo-les-Bains.

297,800 – 1816,463.

Alt.570m.

Dolmen situé à l’extrémité sud du Plateau Vert, et à une vingtaine de mètres au nord du chemin qui monte de Bidarray, un peu avant qu’il n’arrive en terrain plat. Il est à 100m à l’ouest d’une borde en partie ruinée, située dans un petit bosquet de hêtres.

Description : Tumulus terreux d’environ 8m de diamètre et 0,40 de haut, plus marqué dans sa partie nord, le terrain étant légèrement en pente vers le sud.

La chambre funéraire centrale, orientée nord nord-est  sud sud-ouest, est bien conservée et mesure 2,70m de long, 2m dans sa partie la plus large, au nord, et 0,70m de profondeur . Elle est délimitée, au nord, par une dalle de 2m de long ; à l’ouest par une dalle de 2,20m de long, 0,70 de haut  et 0,30m d’épaisseur. La paroi est se compose de  2  dalles dans le prolongement l’une de l’autre, inclinées vers l’intérieur : la plus grande, au nord, de 1m de long,  est doublée à sa face externe par 2 dalles plus petites. De la paroi sud, il ne reste que 2 dalles brisées et en partie enfouies qui ont glissé un peu à l’extérieur de la chambre funéraire.  Enfin à 1m au sud-ouest gît une  grande dalle de 1,70m de long, 1,20m de large, et 0,30m d’épaisseur, qui pourrait être un élément d’un montant latéral, ou plus probablement de la couverture ( ou table).

Histoire : dolmen découvert en octobre 1972.

 

Dolmen du Plateau Vert  2 :

Bidarray.

Situation :

Même carte.

296,930 – 1817,769.

Alt. 490m.

Dolmen très difficile à repérer ; situé  à l’extrémité nord du Plateau Vert, à environ 150m à l’ouest nord-ouest  d’une bergerie érigée près d’un pointement rocheux.

Description : Il n’y a pas de tumulus visible. La chambre funéraire mesure 2,30m de long, 0,80 de large, et 0,50m de haut ; elle est délimitée par 8 dalles en partie brisées. La paroi ouest est formée par 3 dalles alignées  selon un axe nord-sud ; la plus grande, au nord, mesure 1m de long à sa base et 0,40m de haut, les 2 autre ne font que 0,50m de long et 0,30m de haut. La paroi est  se compose de 3 dalles alignées selon un axe nord nord-est, sud sud-ouest, de longueur croissante, de 0,40m pour la plus petite au nord, à 1m de long pour celle du sud ; 2 autres petites dalles, au ras du sol, complètent cette paroi. Il n’y a pas de couvercle visible.

Histoire : Dolmen découvert en mars 1971.

 

Cromlech  Plateau Vert  4.

Bidarray. 600m.

Situation:

Même carte.

297,399 – 1816,921.

Alt. 600m.

 

Nous avons déjà décrit en 1972, (Blot J.,1972, p.22) près d’une borde, un tumulus (dénommé à tort « dolmen » ; il s’agit en fait du tumulus n° 3 du Plateau Vert ), au flanc nord-ouest du Plateau Vert.

Le cromlech  n° 4 est situé sur la partie la plus élevée de ce Plateau Vert, à 8m au nord d’une petite mare toujours bien visible.

Description : cercle de 3m de diamètre, légèrement surélevé, délimité par 15 petites dalles dont 5 dans le secteur ouest et 10 dans le secteur est ; la ciste centrale, de 1m x 0,50,  est délimitée par 5 petites dalles dont une nettement plus grande que les autres.

Histoire : découvert en juin 1971.

 

Tumulus-cromlech  Plateau  Vert  5.

Bidarray.

Situation :

Même carte

297,411 – 1816,986.

Alt. 600m.

Il est à environ 100m au nord du n°4, sur le début du plat de la cote 600.

Description : très beau tumulus-cromlech terreux de 14m de diamètre et 1m de haut entouré de 19 dalles, au ras du sol, mais nettement visibles, particulièrement en secteur sud sud-ouest.

Histoire :  découvert en juin 1971.

 

Cromlech  Plateau Vert  6.

Bidarray.

Situation :Il est situé à150m à l’est sud-est de la petite mare déjà signalée au n°4, et à 30m environ  au nord du rebord sud-ouest du plateau.

Description : Cercle de 3m de diamètre délimité par une vingtaine de dalles plus ou moins inclinées, couchées ; 2 seulement sont restées verticales. Deux dalles au centre pourraient faire partie de la ciste .

Histoire :découvert en juin 1971.

 

Tumulus-cromlech Iparla 1.

Bidarray.

Situation

Carte 1345 ouest. Cambo-les-Bains.

298,428 – 1811,993.

Alt. 830m.

Nous avons décrit en ( Blot J.1983 b, p. 13) un monolithe dalle (coordonnées : 298,623–1812,050.  Alt 740m) , érigé en bordure de la piste (actuel GR 10) qui, venant de Bidarray,  escalade  les premiers contreforts nord-est  des crêtes d’Iparla, et  arrive en terrain plat.

On trouve un ensemble de 6 monuments répartis sur un replat herbeux dominant,  au nord, le GR 10 d’une soixantaine de mètres environ. Le monument  n°1 est le plus important et le plus visible de cette belle nécropole ; nous commencerons par lui.

Description : Tumulus  de 6m de diamètre et 0,50 de haut, entouré de 14 pierres bien visibles, pouvant atteindre, au nord par exemple ,0,75m de haut et 0,70m de large.

Histoire : monument découvert en mai 1972.

 

Tumulus-cromlech Iparla 2

Bidarray.

Situation : à 7m à l’ouest sud-ouest du n° 1.

Description : Tumulus aplati de 10m de diamètre et 0,80m de haut, délimité par 14 pierres périphériques de 0,30 à 0, 40m de haut en moyenne.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Tumulus Iparla 3.

Bidarray.

Situation : à 3m à l’ouest nord-ouest du n°2.

Description : Tumulus de 4m de diamètre et 0, 40m de haut ; une vingtaine de pierres apparaissent en désordre à la surface de ce monument, mais il n’y a pas de péristalithe évident.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Cromlech Iparla 4.

Bidarray.

Situation : Il est à 6m à l’ouest sud-ouest du n°3 et à 10m à l’ouest sud-ouest du n°2.

Description : Cercle de 5m de diamètre, très légèrement surélevé, délimité par 5 petites dallettes disposées de façon radiale, perpendiculaires au tracé du cercle, ce qui est  exceptionnel en pays Basque ; nous avons cependant  revu ce type d’ architecture dans nos fouilles au col de Méatsé.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Tumulus-cromlech Iparla 5.

Bidarray.

Situation : il est à 4m au nord nord-ouest du n°4.

Description : Tumulus de 5m de diamètre et 0,30m de haut. Trois pierres bien visibles à sa  périphérie, en secteur sud, permettent de penser qu’il y a bien un péristalithe. On note une pierre centrale.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Cromlech  Iparla 6.

Bidarray.

Situation : Il est à 7m au nord-est du n°5.

Description : Cercle de 4,60m de diamètre délimité par 4 pierres bien visibles dans le secteur sud ; il existe aussi une pierre centrale.

Histoire : découvert en mai 1972.

 

Tumulus-cromlech Iparla 7.

Bidarray.

Situation.

Même carte.

298,253 – 1811,626.

Alt. 812m.

Monument isolé, situé  sur un vaste plateau à 500m environ  au sud sud-ouest des monuments  précédents, à quelques mètres à l’ouest de la piste pastorale reprise par le GR 10.

Description : Tumulus de 8m de diamètre et 0,50m de haut. Six dalles bien visibles, particulièrement  au nord et au sud marquent la périphérie du monument. Au centre, une dépression allongée a grand axe est-ouest, réniforme, reste probablement  la trace d’une fouille ancienne.

Histoire : monument découvert en septembre 1973.

 

Tumulus-cromlech Iparla 8.

Bidarray.

Situation :

Même carte.

297,978 – 1811,806.

Alt. 650m.

Il est situé sur un replat à environ 150m à l’est nord-est  et au dessus de la bergerie Belzaouzk et sur la gauche de la piste qui monte du petit col qui sépare cette bergerie de Bourouzunekoborda.

Description : Tumulus de terre, circulaire, à sommet aplati en galette, mesurant 9,50m de diamètre et 0,60m de haut. Sa périphérie est marquée par 6 pierres : 4 en secteur sud-ouest et 2 en secteur nord-est.

Histoire : monument découvert en octobre 1974.

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Published by Dr Jacques Blot - dans Inventaire
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:10

 

Esterençuby.

 

Tumulus Errozaté 6.

Esterençubi.

Situation.

Carte 1346 est.   Saint-Jean-Pied-de-Port.

313,920 – 1788,673.

Alt 1300m.

Il est situé à 80m environ au sud sud-ouest du groupe de cromlechs déjà décrits ( Blot J.,1972 c , p.,78 ), et qui ont fait l’objet d’une campagne de fouille de sauvetage en 1976 (Blot  J. 1977).

Description : Volumineux tumulus pierreux de 2,50 à 3m de haut, constitué de d’un amas de blocs rocheux posé sur une assise rocheuse naturelle. Surmontant l’ensemble, a été disposé au sommet un bloc plus important que les autres, mesurant 2,20m de large et 1,30m de haut. Ce monument est longé à son flanc ouest par une antique piste pastorale. Sa signification nous échappe (de même que son époque approximative de construction ), monument funéraire ? commémoratif ? borne repère ?

Histoire : monument découvert en mars 1974.

 

Tumulus Erreta

Esterençubi.

Situation :

Même carte.

313,423 – 1791,145.

Alt. 730m.

Il est tout à fait en bordure et à droite de la route qui monte d’Esterençubi à Errozaté, sur un petit  replat herbeux.

Description : Petit tumulus bien visible, en forme de galette aplatie mesurant 5m de diamètre et 0,25m de haut, en grande partie constitué de pierres : il y aurait même peut-être une double couronne de pierres.

Histoire : Monument découvert en juin 1971.

 

 

Hosta.

 

Dolmen  d’Othamunho.

Hosta.

Situation.

Carte 1446 ouest.  Ordiarp.

323,197 – 1801,860.

Alt. 710m.

Description : Il n’y a pas de tumulus visible. La chambre funéraire, orientée sud- ouest  nord- est, qui mesure 1,80m de long et 0,50m de large, apparaît délimitée seulement par ses 4 dalles :

Au sud-est, une grande dalle de 1,75m de long et 0,33m de haut ; au nord-ouest, deux dalles plus petites et au nord-est une seule dalle de 0,55m de long. Il n’y a pas de couvercle visible.

Histoire : dolmen découvert en septembre 1970.

 

Cromlech Belchou 1.

Hosta.

Situation :

Même carte.

323,910 – 1798,910.

Alt. 828m.

On le trouve en bordure  sud-sud-est de la grande cuvette d’un haut plateau situé sud sud-est au pied du mont Belchou.

Description : Cercle de 4,60m de diamètre formé de 14 blocs de grès blanc, de la taille d’un à 2 ou même 3 pavés. Cinq pierres apparaissent  au centre du cercle.

Histoire : monument découvert en août 1978.

 

Tumulus Belchou 2.

Hosta.

Situation : Il est à 80m au nord-ouest du n°1.

Description : Tumulus mixte de terre et de blocs de grès blanc très abondant. ; la périphérie est très nettement délimitée, sans qu’on puisse parler cependant de péristalithe.

A 10m du nord-est de la bordure de la cuvette, on remarque à une quarantaine de mètres au nord-est du n°2, une série de 12 tertres d’habitat, allongés selon un axe nord-ouest sud-est, avec parfois  à leur sommet des pierres disposées en rectangle ou en ovale.

Histoire : monument découvert en août 1978.

 

Tumulus Belchou 3.

Hosta.

Situation : à 150m au nord nord-ouest du n°2.

Description : Il se présente sous la forme d’une jolie galette de pierres blanches, légèrement tumulaire.

Histoire : monument découvert en août 1978.

 

Tumulus Belchou 4.

Hosta.

Situation : sur un replat à flanc de montagne, à 30m au nord nord-ouest du n°3.

Descrtiption : belle petite galette, légèrement surélevée, de pierres blanches, mesurant 3m de diamètre.

Histoire : monument découvert en août 1978

 

Tumulus Belchou 5.

Hosta.

Situation : à 100m au nord nord-est du n°4, à gauche de la piste qui monte de la plaine du Belchou, et quasi tangente à elle.

Description :  Belle galette de 5m de diamètre et constituée  de blocs de grès de la taille d’un pavé.

Histoire : monument découvert en août 1978.

Tumulus Belchou 6.

Hosta.

Situation : A 40m au nord nord-ouest du n°5, au dessus de lui sur la pente herbeuse, à gauche de la piste qui monte de la plaine.

Description : Tumulus pierreux en forme de galette, de 4m de diamètre et de quelques centimètres de hauteur.

Histoire : monument découvert en août 1978.

 

Cromlech Belchou 7.

Hosta.

Situation :  Il est situé à 100m à l’est  nord-est du n°1, en bordure du relèvement de la cuvette, comme  les 2 autres éléments qui vont suivre.

Description : Cercle de pierres de 5m de diamètre, délimité par 22 pierres ; il est érigé sur un sol très légèrement incliné vers le nord nord-ouest.

Histoire : découvert en août 1978.

 

Cromlech Belchou 8.

Hosta.

Situation :  A 100m au nord-est du n7, à 830m d’altitude.

Description :  Petit cercle de 3,60m de diamètre, délimité par une quinzaine de pierres au ras du sol ; il présente un aspect très légèrement tumulaire.

Histoire : découvert en août 1978. Un neuvième monument, situé à 150m plus à l’est nord-est sera décrit plus loin, à  la commune de Saint-Just-Ibarre.

 

 

Lecumberry.

 

Tumulus Artxilondo 4.

Lecumberry.

Situation.

Carte 1346 est.  Saint-Jean-Pied-de-Port.

316,765 –1787,368.

Alt. 908m.

Nous avons déjà décrit  (Blot J.,1972 c, p.72.), dans cette région située à l’ouest du mont Okabé, 3 cromlechs 1, 2, 3.

Par rapport aux cabanes d’Atxilondo, le tumulus 4  est situé à 4m de l’angle nord nord-est du cayolar situé à droite de la route qui se rend  aux cabanes précitées, au  premier virage une fois franchi le pont sur Iraunabako-erreka.

Description : Tumulus de 4,50m de diamètre et 0,30m de haut ; 4 pierres sont visible à sa périphérie sans que l’on puisse parler d’un tumulus-cromlech..

Histoire : Monument découvert en juillet 1974.

 

Tumulus Artxilondo 5.

Lecumberry.

Situation. : Il est situé à 8m à l’ouest nord-ouest du précédent.

Description : Tumulus terreux  d’un diamètre de 4m et 0,40m de haut ; une vingtaine de pierres apparaissent en désordre à sa surface. Il se pourrait qu’il y ait un péristalithe,  mais en grande partie recouvert de terre et de végétation.

Histoire : Monument découvert en juillet 1974.

 

Dolmen  Artxilondo :

Lecumberry.

Situation :

Carte 1346 est.  Saint-Jean-Pied-de-Port.

316,368 – 1787,365.

Alt. 880m.

Il est érigé sur un petit promontoire à 80m au sud-ouest de la jonction d’Iraunabako-erreka avecToscato-erreka ; il est donc sur la rive gauche du rio Artxilondo qu’il domine directement, et à 600m à l’ouest sud-ouest des cabanes d’Artxilondo.

Description : Important tumulus de galets de quartzite roulés, mesurant 11m de diamètre et 1,40m de haut. Au centre, la chambre funéraire est orientée nord-ouest sud-est et mesure 3m de long, 1,20 de large, et 0,90 de profondeur ; elle est bien délimitée au nord-est par  une grande dalle de grès poudingue de 2,80m de long, 0, 90 de haut et  0,30m d’épaisseur. Sur le versant est du tumulus, immédiatement à côté de la chambre gît la dalle de couverture : belle dalle de grès poudingue, grossièrement rectangulaire mesurant 2,86m de long, 1,80m de large et 0,30m d’épaisseur. Ses 4 bords portent des traces d’épannelage.

Histoire : dolmen découvert en octobre 1976.  Il a fait l’objet d’un sondage diagnostic en 2000 par Blot J. et Ebrard D.( Ebrard D. 2000.)

 

Cromlech Apatessaro 1 ter.

Lecumberry.

Situation.

Même carte.

317,320 – 1768,733.

Alt.1135m.

Nous avons déjà publié la plus grande partie de cette nécropole en 1972 (Blot J. 1972 c, p. 74), et 1986 (Blot J, 1986, p. 89). On compte ainsi les cromlechs 1, 1bis, 2, 6, et 7 ; les tumulus 3, 4, 5, et 8.

Nous avons effectué des fouilles de sauvetage sur les cromlechs 1 et 1bis,  (Blot J, 1986, p. 92), et sur les tumulus n°  4, (Blot J.,1988, p. 1), n° 5 ( Blot J., 1988 b ,p 177), et  sur le n° 6 (Blot J., 1994, p. 47).

On peut voir le cromlech 1 ter à 3m à l’ouest  du n° 1bis.

Description : Six petites pierres, au ras du sol, délimitent un cercle de 4m de diamètre.

Histoire : monument découvert en juin 1983.

 

Tumulus Apatessaro 8.

Lecumberry

Situation

Même carte.

317,618 – 1788,996.

Alt.1175m.

Il est (difficilement) visible en bordure de la piste qui monte à Okabé, mais à quelques mètres au sud ; isolé dans un ensemble pierreux, il se détache cependant sur un petit replat gazonné, à 3m au sud-est d’un gros amas de blocs de poudingue.

Description :  Tumulus pierreux de faible hauteur (0,15m) et légèrement ovale (3,50mx3m), constitué de blocs pierreux de modeste volume ( de un demi à un pavé).

Histoire : monument découvert en juin 1983.

 

Tumulus Bassabero 1.

Lecumberry.

Situation.

Carte 1346 est.    Saint-Jean-Pied-de-Port.

317,690 – 1787,970.

Alt. 1217m.

Il est érigé au point culminant de la montée qui domine Artxilondo au nord, éminence située entre Apatessaroko-erreka et Toscato-erreka.

Description : Tumulus pierreux de 3m de diamètre et 0,40m de haut, formé de blocs de pierre amoncelés de la taille d’un pavé ( A 150m au nord-est dans un petit ensellement, un léger relief pourrait évoquer un tumulus herbeux de 6m de diamètre 0,40m de haut.).

Histoire : monument découvert en octobre 1980.

 

Cromlech Bassabero 2.

Lecumberri.

Situation.

Même carte.

317,278 – 1787,195.

Alt. 1040m..

Cromlech  situé au flanc de cette éminence incluse entre les 2 ruisseaux Apatessaroko-erreka et Toscato-erreka. Il est construit sur un terrain en légère pente qui domine à 20m à gauche le chemin qui mène à Neguecharre, ceci environ 500m après qu’il ait franchi le petit ravin d’Apatessaro.

Description : Cercle de 4m de diamètre, délimité par 15 pierres bien visibles (0,10 à 0,20m de haut). Au centre est visible, au ras du sol, une pierre de grès local.

Histoire : monument découvert en 1979.

 

Tumulus de Bassahemela.

Lecumberry.

Situation.

Même carte.

315,603 – 1797,378.

Alt.540m.

Il est situé sur un petit replat à  environ  40m  au sud sud-est du point culminant  ainsi dénommé.

Description : Tumulus mixte de 4m de diamètre et 0,60m de haut ; de très nombreuses pierres sont visibles.

Histoire : monument découvert en mai 1972.

 

Cromlech Irauko-lepoa 2.

Lecumberry.

Situation

Même carte.

317,228 – 1789,730.

Alt. 1008.

Il est à 100m au nord nord-ouest du cromlech n°1 et à 35m à l’ouest nord-ouest de la piste qui part de la route asphaltée et descend dans la vallée d’Iraunabako-erreka. Le cromlech n° 1 a été publié ( Blot J., 1972  p. 68.) (Coordonnées : 317,305 – 1789,708. Alt. 1008m.) ; il a été rasé par un bulldozer en 1973.

Description :   Cercle de 5,50m de diamètre délimité par 9 blocs de poudingue qui s’élèvent de  0,20 à 0,30m au dessus du sol, certains atteignent même 0,70 de long en secteur ouest.

Histoire : monument découvert en septembre 1972.

 

Cromlech  Iraunabako-erreka 1.

Lecumberry.

Situation :

Même carte.

317,017 – 1789,503. Alt. 966m.

Il est situé à 250m au sud sud-ouest du col d’Irau, à une confluence de ruisseaux.

Description : Cercle de 6,30m de diamètre ; on compte environ 65 pierres réparties, semble-t-il en 2 ou 3 cercles concentriques, plus ou moins bien individualisés suivant les endroits. Près du centre, 2 légères dépressions évoquent la possibilité de fouilles anciennes.

Histoire : monument vu en septembre 1968 ; il  nous avait été signalé par P. Boucher.

 

Tumulus Iraunabako-erreka 2.

Lecumberry.

Situation : à 15m au nord du cromlech Iraunababako-erreka 1.

Description :  Tumulus mixte, de terre et de pierres, légèrement ovale, à grand axe est-ouest. (5m x 2,50) et atteignant 0,30m de haut.

Histoire : découvert en septembre 1968.

 

Tumulus Iraunabako-erreka 3.

Lecumberry.

Situation : Il est à 150m au  sud sud-ouest du n°1 et sur la rive droite d’ Iraunabako-erreka.

Description :  Tumulus mixte de 0,50m de haut, légèrement ovale à grand axe nord-est sud-ouest, (5,20m x 4,40m) et   à sommet légèrement aplani au centre duquel  on remarque une dépression évoquant une fouille ancienne. Il est constitué de blocs de la taille d’un pavé.

Histoire : découvert en 1968.

 

Tumulus  Iraunabako-erreka  4.

Lecumberry.

Situation : il est à 80m au sud-ouest du n°3, toujours dans le même vallon, mais cette fois sur la rive gauche du ruisseau.

Description : tumulus mixte, de pierres et de terre, circulaire, arrondi en dôme, mesurant 4,50m de diamètre et 0,50m de haut.

Histoire : Découvert en septembre 1968. Nous avons pratiqué une  fouille de sauvetage en 1988. (Blot J., 1992, p. 167.).La datation obtenue  ( 2560 -  2057 BC.) nous indique qu’il sagit du plus ancien monument à incinération connu en Pays Basque.

 

Cromlech  Iraunabako-erreka  n°  5.

Lecumberry.

Situation :

Même carte.

316,577 – 1788,435.

Alt.938m.

Il est sur la rive droite du ruisseau, à 4m de la berge et à une centaine de mètres environ au nord du défilé rocheux, au niveau de l’extrémité  est de la  crête Exaaté-Bizkarra.

Description : cercle de 5m de diamètre, délimité par 11 petits blocs de grès  poudingue. dépassant la surface du sol d’environ 0,10 à 0, 30m ; au nord, on note une dalle couchée vers l’extérieur, mesurant 1m x 0,60m.

Histoire : découvert en septembre 1968.

 

La nécropole d’Okabé.

La région d’Okabé a fait essentiellement l’objet de 2 publications de P. Gombault (Gombault  P. 1914, p. 65. et 1935, p., 391.), décrivant les cromlechs  de 1 à 17 ; puis nous même (Blot J.,1972 c, p.58) publions les monuments de 18 à 26. En 1978, nous pratiquons une fouille de sauvetage sur le cromlech n° 6 (Blot J., 1978, p. 1). Datation obtenue : 767-216  BC.

Les 6 monument décrits ci-après complètent cet  inventaire. (voir plan n° 6 ).

 

 Tumulus  Okabé 27.

Lecumberry.

Situation :

Même carte.

318,509 – 1788,560.

Alt. 1340m.

Le  tumulus 27 est situé à 40m à l’est sud-est du n° 11 (se reporter au plan ci-joint ).

Description :  Petit amas bien circonscrit d’un diamètre de 2m et 0,30m de haut, formé d’environ une dizaine  de pierres blanchâtres, de la taille d’un gros pavé.

Histoire : découvert en octobre 1978.

 

Tumulus-cromlech  Okabé 28.

Lecumberry.

Situation : il est  tangent au nord nord-ouest du n°24.

Description : Tumulus terreux  de 4,20m de diamètre et 0,30m de haut, délimité par 6 pierres ; une pierre est visible au centre.

Histoire : découvert en octobre 1978.

 

Tumulus  Okabé 29.

Lecumberry.

Situation : il est à 4m au nord du n°24.

Description : Petit tumulus terreux de 2,20 de diamètre et 0,20 de haut ; 2 pierres sont visibles à sa périphérie en secteur nord-ouest.

Histoire : découvert en octobre 1978.

 

Cromlech   Okabé 30.

Lecumberry.

Situation : Il est à 12m au nord-ouest du n° 1.

Description : 7 pierres nettement visibles sont disposées en arc de cercle  qui représente en réalité la moitié nord d’un cercle de 5m de diamètre.

Histoire : découvert en octobre 1978.

 

Cromlech  Okabé 31.

Lecumberry

Situation : On le trouve sur un petit replat à 100m au sud sud-est du n°1.

Description : Cercle de 3,50m de diamètre délimité par 7 pierres, au ras du sol, mais bien visibles. Edifié sur un terrain en légère pente vers le nord-est.

Histoire : découvert en octobre 1978.

 

Tumulus Okabé 32.

Lecumberry.

Situation : Il es à 10m au nord-ouest du n°31.

Description : Petit amas pierreux circulaire, de 2m de diamètre et 0,30de haut, en partie dissimulé sous la bruyère naine.

Histoire : monument découvert en mai 1979.

 

                                             

Mendive.

 

Cromlech  Béhorlégi 1.

Mendive.

Situation :

Carte 1346 est.   Saint-Jean-Pied-de-Port.

320,670 – 1794,815.

Alt. 870m.

Un ensemble de 3 cromlechs et 1 tumulus est situé sur un replat à gauche de la route qui monte de Mendive  au flanc sud du pic de Béhorlégi. Ce site domine un autre replat, en contre-bas et au sud, dénommé Sare-Sare.

Description : Le cromlech n°1  mesure 6m de diamètre, est délimité par 12 pierres de grès blanc, bien visibles ; il est érigé sur un sol en légère pente vers le sud-ouest et tangent à l’est au n°2.

Histoire : monument découvert en avril 1973.

 

Cromlech Béhorlégi 2.

Mendive.

Situation : Tangent au  sud-est du cromlech n°1.

Description : Cercle de 7,50m de diamètre, délimité par 10 pierres en grès blanc de 0,30 à 0,40m de haut.

Histoire : découvert en avril 1973.

 

Tumulus Béhorlégi 3.

Mendive.

Situation : A environ 80m à l’est du cromlech n°1, aux deux tiers de la montée qui débute sur le replat où se trouvent les cromlechs 1 et 2.

Description : Tumulus mixte de terre et de pierres, érigé sur un sol en légère pente vers le nord-ouest ; il mesure 3,70m de diamètre et 0, 40 de haut.

Histoire : monument découvert en avril 1973.

 

Cromlech Béhorlégi 4.

Mendive.

Situation : A environ 130m au sud-est du n°2, il est situé sur la piste pastorale qui a un parcours légèrement ascendant quand on vient du n°2.

Description : Cercle de 6m de diamètre, délimité par 22 pierres bien visibles, atteignant 0,30 à 0,40m de haut. On distingue très nettement 4 pierres centrales.

Histoire : Découvert en avril 1973.

 

Cromlech de Calichaga.

Mendive.

Situation.

Carte 1346 est.  Saint-Jean-Pied-de-Port

317,478 – 1797,026.

Alt. 489m.

Ce monument est situé sur un pâturage à 90m au nord-ouest  du virage de la route qui va de Mendive à Ahuski, par Armiague, au momentoù elle passe du  flanc nord au flanc sud de la ligne de croupes baptisée « Calichaga eta Pegaretta ».

Description : Cercle de 7m de diamètre, délimité par 14 pierres au ras du sol, mais nettement visibles. Le monument a été détérioré par la pose d’une barrière barbelée  qui le coupe selon un axe est-ouest  dans son secteur nord.

Histoire : monument découvert en avril 1973.

 

Tumulus Gahalarbe 2.

Mendive.

Situation :

Même carte.

320,499 – 1792,026.

Alt.947m.

Nous avons publié ( Blot  J. 1972 c, p.50), le cromlech n° 1,  qui a été ultérieurement détruit  par l’aménagement de la piste pastorale ; ses coordonnées étaient : 320,473 – 1791,767, altitude : 970m.

Ce tumulus n° 2 est situé à environ 100m au nord nord-est du n°1, sur la même crête, érigé sur terrain plat.

Description : Tumulus ovale à grand axe nord-sud, (axe de la crête), mesurant 10m pour ce dernier, et 7,30m pour le plus petit, et une hauteur de 0,90m. Il s’agit d’un tumulus pierreux, fait de blocs de schiste de la taille d’un petit pavé ; il es longé par la piste pastorale à son flanc ouest.

Histoire : monument découvert en avril 1972.

 

Tumulus Ilhareko-lepoa 1.

Mendive.

Situation :

Carte 1446 ouest. Ordiarp.

322,785 – 1793,974.

Alt.926m.

Ces 2 monuments sont érigés au sommet  d’une petite colline qui domine, au sud-ouest, le col de ce nom, dénomination qui  avait d’ailleurs attiré notre attention (le col des morts), mais malgré plusieurs visites en ces lieux, nous n’avions rien remarqué. Ce n’est que par une belle soirée d’automne, avec l’éclairage à jour frisant du soleil couchant, que nous sont  apparus les deux tumulus . Nous pensons que, compte tenu de la difficulté à les voir pour un œil non averti, la dénomination du lieu remonte à l’époque de la construction de ces monuments funéraires.

Le n°1 est à l’extrémité sud-est de cette colline.

Description : Tumulus aplati en galette de 8m de diamètre et 0,40m de haut ; 4 pierres apparaissent dans le secteur est du monument.

Histoire : monument découvert en octobre 1971.

 

Tumulus Ilhareko-lepoa 2

Mendive.

Situation : à 15m au nord-ouest du n°1.

Description : petit tumulus de 5m de diamètre, aplati en galette lui aussi, de 0,40m de haut. Quelques pierres apparaissent dans le quart nord-ouest, et au centre.

 Peut-être y aurait-il encore  un troisième tumulus à 5m au sud de ce tumulus n°2,  de 4m de diamètre et 0,50m de haut,  sans que l’on puisse l’affirmer.

Histoire : monument découvert en octobre 1971.

Tumulus Irati-Soro Nord .3.

Mendive.

Situation :

Carte 1446 ouest.  Ordiarp.

322,358 – 1789,108.

Alt.1027m.

Deux cromlechs très voisins ont été décrits ( Barandiaran JM. de. 1952, p. 158), mais ont semble-t-il été détruit depuis par le passage de la route.

Ce tumulus est tout proche de la confluence des ruisseaux  Ataramatze et Irati, et à droite de la route qui monte aux chalets d’Irati.

Description. Tumulus pierreux de 11m de diamètre et 1,50 de haut environ ; son centre présente une excavation de 5m de diamètre et 1m de profondeur, trace d’une ancienne fouille.Le versant nord-est du tumulus domine le ruisseau, le versant sud-ouest le chemin pastoral.

Histoire : monument découvert en juillet 1971.

 

Tumulus Saint-Sauveur-d’Irati.

Situation :

Carte 1346 est.  Saint-Jean-Pied-de-Port.

319,858 – 1792,291.

Alt. 900m.

Ce tumulus, actuellement surmonté de la croix d’un calvaire, est situé à quelques mètres au nord nord-est de la chapelle  Saint-Sauveur.

Description :  on note , sous le calvaire une butte plus ou moins informe qui est le reliquat d’un tumulus « préhistorique » signalé par le Cdt Rocq ( « Etude sur le peuplement du Pays Basque  et les persistances archaïques dans la civilisation et la langue basque » - Bulletin des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne, 1935, p.371. ).D’après lui, lors de la réfection de la chapelle, de nombreux ossements furent trouvés dans ce tumulus ;  le curé voulut donner une sépulture chrétienne à ces « païens », et la croix fut installée. On ignore tout de l’époque de cette sépulture, mais nous avons préféré la signaler ici, avec les réserves qui s’imposent.

Histoire : monument signalé par le Cdt Rocq en 1935.

 

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:00

Osses.

 

Tumulus  Elguet 1.

Osses.

Situation :

Carte 1345 ouest.     Cambo-les-Bains.

304,207 – 1813,757.

Alt. 664m.

Il est situé au versant sud-ouest du mont Baygoura,  à environ 1000m à vol d’oiseau au sud du sommet du pic Haltzamendi,  et à 250m à l’est de la ligne de crête.

Description : modeste tumulus herbeux de 5m de diamètre et 0, 50m de haut ; la piste pastorale passe en son milieu.

Histoire : monument découvert en janvier 1974.

 

Tumulus Elguet 2.

Osses.

Situation : il est pratiquement tangent au sud-est du précédent.

Description : Tumulus de terre de 5m de diamètre et 0,40m de haut.

Histoire : monument découvert en janvier 1974.

 

Tumulus Horza 3.

Osses.

Situation :

Coordonnées.

Même carte.

303,733 – 1813,270.

Alt. 550m.

Sur une vaste croupe, il existe au versant méridional du Baygoura, ( Barandiaran JM.de. 1962, p.16),  un ensemble de cromlechs, que nous avons ensuite complété (Blot J., 1972, p. 28.).

Le tumulus n° 3  est tangent, à l’est, au tumulus Horza 2.

Description : Petit tumulus mixte de 2,50m de  diamètre, et 0,30m de haut, constitué de terre et de  plaquettes schisteuses délitées comme le n°2.

Histoire : découvert en septembre 1980.

 

Cromlech Horza 5.

Osses.

Situation : il est tangent au sud du précédent.

Description : cromlech légèrement tumulaire, de 4m de diamètre , délimité par 7 pierres au ras du sol ; 4 autres sont visibles au centre.

Histoire :  découvert en septembre 1980.

 

Tumulus d’Ibidia.

Osses.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-les-Bains.

306,055 – 1814,845.

Alt. 527m.

Du mont Baigoura se détache, au niveau  du pic Laina, une piste pastorale, suivant une ligne de crête perpendiculaire à l’axe principal, et qui se dirige vers le sud-est. Le tumulus  est au milieu d’un petit col, à la cote 527m, à 10m à l’ouest d’une bergerie démolie.

Description : Tumulus pierreux de 5m de diamètre et 0,50m de haut ; monument douteux ?

Histoire :  découvert en mars 1973.

 

Tumulus-cromlech  Laina 1.

Osses.

Situation :

Même carte.

304,803 – 1815,930.

Alt.  850m.

Il est visible juste après un important amas rocheux, sur un replat quand on descend du sommet du Baïgoura vers le nord. Il est sur la ligne de crête, tout au bord du versant est, abrupt.

Description : Tumulus ovale ( diamètres : 6,50m x 4,50m), et de 0,90m de haut, marqué par 13 blocs périphériques  de quartzite local, avec, au centre, un petit amas pierreux.

Histoire : découvert en février 1974.

 

 

 

Tumulus Laina 2.

Osses.

Situation :  Il est situé à 100m  au sud du précédent, et un peu plus en altitude, à  869m, à l’extrémité est du sommet plat de Laina.

Description : Tumulus mixte où prédominent les petits blocs  et les plaquettes de schiste,  mobiles, souvent délités ; le sommet est aplati avec légère dépression centrale. Il mesure 5m de diamètre et 0,80m de haut.

Histoire : découvert en février 1974

 

Cromlech Laina 3.

Osses.

Situation : même carte. On le trouve à 400m au sud sud-ouest du précédent.

Alt. 780m.

Il est  à l’amorce d’un petit replat, au flanc sud  sud-ouest du pic Laina.

Description : Cercle de 5m de diamètre, délimité par 11 pierres ; de nombreuses petites autres sont visibles à l’intérieur qui est légèrement surélevé.

Histoire : découvert en février 1974.

 

Ostabat.

 

Tumulus de Lindungneko lepoa.

Ostabat.

Situation.

Carte 1345 est.  Iholdy.

320,450 – 1811,370.

Alt. 350m.

Nous avons publié (Blot J.,1975, p. 109), toute une série de monuments  couronnant les croupes du Lantabat. Nous y ajoutons ce dernier, situé entre les tertres d’Ipharlaze et ceux de Lindugnekolepoa.

Il est situé à 100m à l’est du col de ce nom qu’il domine,  sur un léger  replat tangent à la bordure relevée d’un petit fossé  délimitant lui-même un pâturage enclos de barbelés.

Description : Tumulus terreux de 14m de diamètre et 0,50m de haut.

Histoire : monument découvert en août 1971.

 

                                        Saint-Etienne-de- Baïgorri.

 

Dolmen Baïhuntza 1.

Saint-Etienne-de-Baigorri.

Situation :

Carte 1345 ouest.  Cambo-les-Bains.

301,676 – 1808,135.

Alt. 420m.

Il est, dans le mont Larla, à environ 900m à vol d’oiseau   au sud-est du sommet d’Urchilo (cote 566) à l’extrémité sud-est de cette longue crête aux pâturages d’assez médiocre qualité. Le dolmen  est construit à 40m au sud-est d’une murette de pierres sèches, sur un terrain en légère pente vers l’est.

Description : Tumulus pierreux formé de blocs de la dimension d’un ou deux pavés, mesurant 8m de diamètre et 1m de haut. La chambre funéraire, ouverte à l’est, est orientée ouest nord-ouest, est sud-est. Elle est délimitée par 3 grandes dalles de grès rose,  profondément enfoncées dans le sol.

La dalle ouest, dalle  de chevet, de forme grossièrement triangulaire mesure 0,72 m à sa base, 0,38 au sommet, et 0,40m d’épaisseur. Elle présente des traces d’épannelage.

La dalle sud, la plus grande, mesure 2,20m de long, 1,15m de haut et 0,30m d’épaisseur.

La dalle nord mesure 1m de long, 1,40m de haut, et 0, 30m d’épaisseur.

On note dans le secteur sud-est une dalle isolée, inclinée vers l’extérieur, mesurant 1m de long, 0,80m de haut et 0,30m d’épaisseur ; il est difficile de dire si elle fait partie de la chambre funéraire ou non.

Histoire : dolmen découvert en février 1982.

 

Dolmen Baïhuntza 2.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation : On le trouve à 80m au sud du précédent, en contre bas, sur l’axe de la crête rocheuse, là où elle présente un petit col.

Alt. 400m.

Description. : Tumulus pierreux de 8m de diamètre et 0,50m de haut.

La chambre funéraire est orientée sud-ouest nord-est et mesure 2m de long et 1m de large.

Elle est délimitée : au sud-ouest  par 2 dalles identiques accolées l’une à l’autre, formant ainsi la paroi du chevet de 0,74m de large , 0,70m de haut et 0,30m d’épaisseur. Au sud-est une dalle de 1m de long, et 0,74m de haut est complétée par une seconde de 0,70m de long et 0,60m de haut. Au nord-est on trouve une dalle de 0,60 de long et autant de haut ; enfin au nord-ouest il n’existe qu’une très petite dalle appuyée au chevet, mesurant 0,70m de long et 0,40 de haut. Il semble qu’à 0,80m plus au nord-est, un bloc parallélépipédique de 1,30m de long et 0,40m d’épaisseur  ait pu faire partie de cette paroi nord-ouest, et qu’il ait été déplacé ultérieurement. Il n’y a pas de table visible.

Histoire : dolmen découvert en février 1982.

 

Dolmen Baïhuntza 3.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation :  Il est à 60m au nord-ouest du n° 1 et inclus dans l’extrémité ouest de la murette en pierres sèches déjà citée, au moment où elle naît de la paroi rocheuse. A cet endroit la murette paraît « chevaucher » un tumulus pierreux qui lui aurait donc été pré-existant.

Description :  Tumulus pierreux de 7m de diamètre environ. Une dalle centrale, horizontale, de forme rectangulaire, pourrait être la table ( ou couvercle )  de ce dolmen qui pourrait être vierge. Cette dalle, à grand axe orienté nord-sud,  mesure 1,70m de long, 1,20m de large, et 0,25m d’épaisseur ; tous ses côtés ont été épanellés. En outre la murette pourrait avoir réutilisé  quelques pierres du tumulus qui paraît un peu dégarni dans sa partie est.

Histoire : dolmen découvert en février 1982.

 

Cromlech Elhorriko-kaskoa.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation :

Carte 1346 ouest. Saint-Etienne-de-Baïgorri.

296,063 – 1801,833. Alt. 910m.

Il est situé sur un petit replat  à l’extrémité  sud-est de la crête de ce nom qui domine, au nord-est, le col d’Elhorietta.

Description : Cercle de 3m de diamètre délimité par 7 pierres bien visibles, dont certaines atteignent 0,70m de haut ; on en compte 3 au nord, 1 à l’est, 1 à l’ouest, 2 au sud-ouest.

Histoire : monument découvert en mai 1974.

 

Les monuments du col d’Elhorietta.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation :

Même carte.

295,295 – 1802,011.

Alt. 840m

.Il existe toute une nécropole, presque aussi riche que celle d’Okabé, au col d’Elorietta situé dans la longue ligne de croupes qui délimite ,à l’ouest, la Vallée des Aldudes. Huit monuments ont déjà été décrits ( Barandiaran  JM de.,1949 b., p. 71) ; nous apportons ici un complément à cet inventaire, tout en faisant remarquer que la ligne frontière, passant par le col, certains monuments se trouvent en territoire du Baztan. Nous les décrivons cependant pour l’unité de cette nécropole qui ignorait les frontières à cette époque.

L’ensemble des monuments se trouve entre les BF. 101 et 102 ; nous partirons de la borne 101 (voir plan n° 7 ). Rappelons que JM de Barandiaran décrivait : 

un cromlech  n° 1, de 4m de diamètre et 13 pierres,

un cromlech  n° 2 , de 4m de diamètre et 20 pierres,

un cromlech  n° 3, de m de diamètre, 11pierres, légèrement tumulaire,

 un cromlech n° 4, de 2m de diamètre et 12 pierres,

un cromlech n° 5, de 6 m de diamètre et 23 pierres,

un cromlech  n° 6, de 5m de diamètre et 6 pierres, 

un cromlech n° 7,  de 3m de diamètre et 12 pierres ;

enfin un tumulus (n° 8), de terre et de pierres, de 6 m de diamètre, profondément excavé (dolmen complètement détruit ?).

 

Le tumulus n° 9 se trouve à 1m au sud de la borne frontière 101.

Description : Petit tumulus  de 5m de diamètre et 0,30m de haut, à la surface duquel apparaissent une quinzaine de petites dalles sans ordre apparent ; il a été excavé et remanié dans son secteur sud-est.

Histoire : monument découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 10.

Baztan.

Situation :  il est tangent au nord-est du  n°3.

Description :  Cercle de 2m de diamètre , délimité par 9 petites pierres, dont 2 ou 3 serait communes au cromlech n° 3.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 11.

Baztan.

Situation : tangent à l’ouest au n° 3.

Description : une dizaine de pierres délimite un petit cercle de 2m de diamètre, dont 2 à 3 seraient communes au n°3. Peut-être même y aurait-il un cromlech 11 bis à l’ouest du n°11 et tangent au n°4.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 12

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation : à 5m au sud-ouest du n° 4.

Description : cercle de 4m de diamètre délimité par 5 pierres.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 13.

Baztan.

Situation : à 20m au nord-nord-est du n° 7 et à 22m au sud-est du n°8.

Description : Cercle de 2,50m de diamètre, délimité par une quinzaine de pierres , bien visibles, blocs de grès arrondis du volume d’un gros pavé.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 14.

Baztan.

Situation : tangent au nord nord-ouest du n° 13.

Description : Petit cercle de 1,50m de diamètre, délimité par une douzaine de pierres du type galet arrondi ; 2 sont visibles au centre du cercle.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 15.

Baztan.

Situation : à 2m à l’ouest sud-ouest du n° 8.

Description : cercle de 3m délimité par une dizaine de pierres au ras du sol.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Cromlech Elhorrieta 16.

Baztan

Situation : à 2m à l’ouest sud-ouest du n° 15.

Description : cercle de 5m de diamètre délimité par une douzaine de pierres.

Histoire : découvert en mai 1974.

 

Les tumulus de Galarzé.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation :

Carte 1345 ouest. Cambo-les-Bains.

298,875 – 298,875.

Alt.530m.

Un ensemble d’une quinzaine de tumulus pierreux se trouve dans une fougeraie enclose d’une murette de pierres, sur un terrain en légère pente, à l’est du pic Iparla, en contre bas et au nord-ouest du col de Galarzé.

Description : ces 15 tumulus sont identiques et  espacés les uns des autres de 2 à 6m. Chacun d’eux  se présente sous la forme d’une couronne de pierres, de 2m à 2,70m de diamètre, à l’intérieur de laquelle on trouve un remplissage de blocailles de dimensions plus modestes, le tout atteignant 0,40 de haut. Nous ignorons totalement la signification de ces constructions.

Histoire Cet ensemble de  tumulus nous a été indiqué le 29 mars 1993  par Mr Peyo Currutcharry que nous tenons à remercier ici.

 

A titre indicatif, et avant de quitter cette longue ligne de crêtes rocheuses que suit la ligne frontière à l’ouest, nous signalons le dolmen d’Astate, situé au col de ce nom, mais en territoire du Baztan, à environ 2500m à vol d’oiseau au nord-est du col d’Ispégui.

 

 

Tumulus de Leispars.

Saint-Etienne-de-Baïgorry.

Situation .

Carte 1346 ouest. Saint-Etienne-de-Baïgorri.

300,894 – 1804,970.

Alt. 140m.

Il se trouve a gauche de la route, au sortir de Leispars quand on se dirige vers Saint-Etienne-de-Baïgorry. Il est visible juste de l’autre côté de la murette qui le sépare de la route.

Description :  Important tumulus de 30m de diamètre et de  près de 1,50m de haut, recouvert de gazon ; la murette a amputé environ le cinquième ouest du monument. Les propriétaires de la maison Sallaberia, de l’autre côté de la route, se rappellent avoir vu, au début du XXème siècle, de belles dalles entourer ce tumulus. Des labours les ont ensuite supprimé et ont aussi contribué à aplanir sensiblement le monument ; il ne semblerait pas que la partie centrale ait été touchée…

Histoire : monument découvert en  août 1972.

 

Cromlech Urdiakoharria  3.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation.

Carte 1346 ouest. Saint-Etienne-de-Baïgorri.

301,246 – 1798,872.

Alt. 960m.

Nous avons publié ( Blot J., 1972 b , p. 206), un cromlech (n° 1) et un tumulus (n° 2), sur cette longue croupe orientée est-ouest, dominée au sud-ouest par le sommet Adarza, et au nord-est par le Munhoa.

Description : Ce n° 3 est à 17m au nord-est du n° 1.

Description : Vingt pierres plantées très régulièrement  en arc de cercle paraissent bien représenter les vestiges d’un cromlech de 20m de diamètre environ.

Histoire : découvert en juillet 1972.

 

Cromlech Urdiakoharria  4.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation :Il est situé à 130m à l’ouest sud-ouest du n° 1.

Description :  Cercle de 3m de diamètre délimité par 6 pierres. ; au centre, une dalle de forme grossièrement triangulaire, couchée sur le sol, pourrait être le couvercle de la ciste.

Histoire :  découvert en juillet 1972.

 

Cromlech  Urdiakoharria  5.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

Situation :  à 14m au nord-ouest du n° 3.

Description :  Cercle de 4,40m de diamètre délimité par 11 pierres, dont une particulièrement importante, de 1m de long, dans le secteur est sud-est. Au centre, 2 dalles verticales de 0,40m de long, allongées selon un axe est-ouest et distantes l’une de l’autre pourraient faire partie de la ciste centrale.

Histoire : Découvert en juillet 1972.

 

Cromlech  Urdiako Lepoa.

Saint-Etienne-de-Baïgorri.

 Situation :

Carte 1346 ouest

301,142 – 1798,525.

Alt. 960m.

Il est situé dans le col situé au sud et en contre-bas des  monuments d’Urdiakoharria, juste à la fin de la descente.

Description :  cercle de 4m de diamètre, délimité par 6 pierres dont  l’une  atteint 0,40m de long et l’autre 0,60m. Au centre, une dalle allongée dans le sens nord-ouest sud-est pourrait faire partie de la ciste.

Histoire : découvert en juillet 1972.

 

Saint-Just-Ibarre.

 

Cromlech Belchou 9.

Saint-Just-Ibarre.

Situation: A 150m à l’est nord-est du cromlech n° 8, décrit ci dessus dans la commune d‘Hosta, sur un terrain légèrement en pente vers le nord, toujours en bordure du relèvement de la cuvette.

Description : Petit cercle de 4m de diamètre délimité par une vingtaine de pierres au ras du sol.

Histoire : découvert en août 1978.

A 100m à l’est nord-est de ce monument  et à 10m à l’est d’une profonde doline peut-être pourrait-on décrire un  dixième monument, un cercle de pierres, quasi tangent à la piste, de 4,10m de diamètre  et formé par 7 pierres ; il  nous paraît toutefois douteux.

 

 

Saint-Martin-d’Arrossa.

 

Dolmen  Dondénia 4.

Saint-Martin-d’Arrossa.

Situation :

Carte 1345 ouest.  Cambo-les-Bains.

301,365 –1812,890.

Alt. 380m.

Nous avons décrit un ensemble de 3 dolmens (Blot J., 1972, p. 32), situé au sud-est de la ferme Pagondoa.

Ce n° 4 est situé à 13m au nord-ouest du n° 2 et à 30m au nord-est du n° 3.

Description : Tumulus pierreux de 9m de diamètre et 0,30m de haut. La chambre funéraire semble pouvoir être matérialisée par une dalle mesurant 1,40m de long et 0,50m de large, orientée vers le nord-est  et apparaissant à plat ( légèrement inclinée vers le sud-est ), au sommet du tumulus. Quelques petits fragments de dalles  émergent du sol de part et d’autre de la table et pourraient faire partie des montants latéraux ; une dalle couchée dans le  quart sud-est du tumulus, et mesurant1m de long et 0,80 de large pourrait, elle aussi, en faire partie.

Histoire : dolmen découvert en mars 1974.

 

Tumulus Dondénia 5.

Saint-Martin-d’Arrossa.

Situation : Il est situé à 13m à l’ouest nord-ouest du dolmen n° 3 et à 40m au sud-ouest du dolmen n° 4.

Description : Tumulus mixte de pierres et de terre, mesurant 8m de diamètre et 0,30m de haut. Il est traversé par la piste pastorale et quelques fragments de dalles brisées au ras du sol apparaissent au centre du monument : vestige d’une chambre funéraire ? est-ce un dolmen ?.

Histoire : Monument découvert en mars 1971. Rappelons aussi le dolmen de Mikelare, à 500m au nord nord-est de Dondénia,-( Blot J.,  1972, p., 30).

 

Tumulus d’Ondaya.

Saint-Martin-d’Arrossa.

Situation 

Même carte.

302,418 – 1811,511.

Alt.310m.

Il est situé à quelques mètres à droite de la route qui monte de Saint-Martin-d’Arossa  vers Dondénia, au niveau d’un petit col situé au premier replat  après la montée.

Description :  Tumulus pierreux de 10m de diamètre et 0,60m de haut ; à son sommet une dalle couchée pourrait être le couvercle d’une ciste centrale sous-jacente dont les sommets des dalles ouest sont visibles.

Histoire : Monument découvert en avril 1972.

 

 

Urepel.

 

Dolmen d’Hauzay.

Urepel.

Situation :

Carte 1346 ouest.  Saint-Etienne-de-Baïgorri.

297,389 – 1789,750.

Alt.990m.

Il est situé sur cette longue ligne de croupes  orientée nord-sud, qui s’étend du mont Otsaxar au nord, au Lindus au sud. Il est à environ 150m au sud du col d’Hauzay, et en bordure de la piste pastorale antique dominant la route récemment tracée, toute proche.

Description : Tumulus pierreux d’un diamètre de 5,30m environ, et 0,40m de haut. Il semblerait que l’on puisse y distinguer un péristalithe, difficile cependant à affirmer dans le contexte pierreux de ce tumulus. La chambre funéraire, orientée sud sud-est mesure 1,40m de long, 0, 90m de large et 0,60m de profondeur De cette chambre, il ne reste que 2 dalles plantées  dont  une, à l’ouest mesure  1,40m de long et 0,60m de haut ; à l’est gît la grande dalle de couverture, mesurant 1,40m de long et 0,90m de large.

Histoire : dolmen découvert en août 1972

 

Dolmen d’Hortz-Zorrotz.

Urepel.

Situation.

Même carte.

297,509 – 1789,158.

Alt.1010m.

Il est situé en bordure de la piste pastorale qui vient du cirque rocheux d’Hortz-Zorrotz, et des  monuments  que celui-ci recèle à 150m au nord ( voir cromlechs et tumulus décrits à la commune de Banca ).

Description : Tumulus pierreux de 11m de diamètre et 0,50m de haut, recouvert de mousse. La chambre funéraire, orientée sud sud-est, mesure 1,44m de long, 0,90m de large et 0,30m

de profondeur ;  elle est délimitée par 2 dalles perpendiculaires espacées de 0,50m., ayant toutes deux  les mêmes mensurations : 0,90m de long, 0,30m de haut et 0,30m d’épaisseur.

Histoire :dolmen découvert en août 1972.

 

Tumulus Caminarte 1.

Urepel.

Situation :

Même carte.

297,046 – 1792,196.

Alt.930m.

Toujours situé, comme les monuments précédents, en forêt d’Hayra,  il est à 17m au sud de la route qui va au col de Teillary, à 500m au nord-ouest de ce dernier, et en bordure du chemin de crête qui vient du sud.

Description : Un amoncellement de blocs de grès et de schiste détermine un tumulus de 5m de diamètre et 0,40m de haut : au centre une légère dépression à grand axe nord-sud (fouille ancienne ?).

Histoire : monument découvert en août 1978.

 

Tumulus Caminarte 2.

Urepel.

Situation : à 1,50m au sud-est du n° 1.

Description : Tumulus de 6m de diamètre, plus plat que le précédent, sa hauteur est difficile à évaluer : 0,20 à 0,30m de haut. On distingue bien un petit massif pierreux central, et il y aurait probablement un péristalithe, mais mal individualisé en l’état actuel.

Histoire : découvert en août 1978.

 

Tumulus Mizpira 2.

Urepel.

Situation :

Même carte.

295,885 – 1794,798.

Alt 840m.

Ces monuments sont situés sur la ligne de croupe, bien plus au nord que les précédents. Nous avions décrit  (Blot J.,1972 b , p.190), un premier  tumulus dans la commune de Banca ; deux autres tumulus, tangents, sont  situés à 180m environ au sud sud-est  du précédent, à 848m d’altitude, dans un petit col au carrefour de plusieurs pistes pastorales.

Description : petit tumulus mixte de terre et de petites pierres, aplati en galette, de 6m de diamètre et 0,50m de haut.

 

Tumulus Mizpira 3.

Urepel.

Situation : il est tangent au sud du précédent.

Description : identique au n°2.

Histoire : ces deux monuments ont été découverts en  août 1972. Ils ont été rasés depuis par le passage d’une route.

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  • : Archéologie et montagne basque. Préhistoire et protohistoire au Pays Basque. Fouilles archéologiques. Dolmens, menhirs, tumulus et de cromlechs. Inventaire du Pays Basque
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