Archéologie et montagne basque. Préhistoire et protohistoire au Pays Basque. Fouilles archéologiques. Dolmens, menhirs, tumulus et de cromlechs. Inventaire du Pays Basque
I - Nouveaux vestiges protohistoriques inédits en Pays Basque de France.
Introduction
En début 1971, nous commencions dans le Bulletin du Musée Basque (BMB), une série de publications intitulées : « Nouveaux vestiges mégalithiques en Pays Basque ». Nous l’avions interrompu en fin 1975.
. Nous avions, en effet, été amené à pratiquer des fouilles de sauvetage d’urgence, avec l’accord de la Direction des Antiquités Historiques d’Aquitaine, sur certains de ces monuments menacés de dégradation ou de disparition. La publication des résultats de ces fouilles au cours des années suivantes, nous à empêché de continuer celle de nos prospections, qui se poursuivaient cependant par ailleurs.
Nous présentons donc ici les résultats des trente années suivantes de recherche des monuments protohistoriques dans les trois provinces du Pays Basque : Labourd, Basse Navarre et Soule ; on ne s’étonnera donc pas du nombre important de
monuments inédits cités. Ils sont classés par ordre alphabétique, selon les provinces et les communes.
I - Nous avons préféré le titre de « Nouveaux vestiges protohistoriques inédits » à celui de : « vestiges mégalithiques » dans la mesure ou le « mégalithisme » de ces vestiges est tout à fait relatif…
Nous tenons encore à préciser que tous ces monuments, bien qu’ inédits, avaient cependant été pris en compte dans les études statistiques dont nous avons antérieurement fait état dans d’autres travaux.
Nous avons éliminé de l’étude tout ce qui, par définition, sortait du cadre des « monuments », à savoir les grottes et les camps protohistoriques, ces derniers ayant fait l’objet, en particulier, des remarquables travaux du général F. Gaudeul.
Comme pour les vestiges déjà publiés, beaucoup de ceux ici décrits, et en particulier les dolmens, ont subi de multiples détériorations dont les moindres ne sont pas les fouilles clandestines, parfois fort anciennes, effectuées pour rechercher des « trésors » qui n’ont bien évidemment jamais existé dans ces tombes de modestes pasteurs de montagne de la protohistoire. Nous ne ferons qu’évoquer, au chapitre des dégradations et même des destructions complètes, les multiples « aménagements » du territoire, sous toutes leurs formes, faits sans concertation préalables avec les autorités compétentes (DRAC. etc.)…
Les dimensions souvent très faibles de beaucoup de ces monuments sont elles aussi à mettre en rapport avec le contexte pastoral que nous venons d’évoquer ; comme dans le passé, nous avons encore préféré citer un monument « douteux » plutôt que de l’omettre, l’expérience de nos fouilles nous ayant prouvé que la modestie d’un monument n’excluait pas son authenticité.
En ce qui concerne les monuments érigés au voisinage d’une frontière, lorsqu’ils en sont peu éloignés, nous avons pensé que leur intérêt résidait aussi dans leur répartition géographique, le long d’une voie de passage, dans un col ou sur une ligne de crête. Nous n’avons donc pas tenu compte, à quelques mètres près, des caprices d’une frontière dont le tracé est de toute façon bien postérieur à la date de construction de ces monuments, ne voulant pas exclure de la description une partie d’un tout.
Enfin, il y a fort longtemps que nous ne sommes allé sur certains des lieux décrits, et nous avons parfois eu, depuis, la désagréable surprise de constater que certains monuments avaient été totalement rasés, comme nous le signalons dans le texte. Il est fort probable que d’autres, ailleurs, ont subi le même sort ; cela donne d’autant plus de valeur à cette publication qui demeure l’unique témoignage de leur existence.
III - Nous avons complété ce travail par un inventaire complet de tous les monuments connus à ce jour - en y incluant, ceux de l’additif 2009 - classés par communes dans les trois provinces.
IV - Enfin une bibliographie, relativement succincte.
Docteur Jacques Blot .
Saint-Jean-de-Luz.
Février 2009. .
Une dernière remarque : bien que le terme de « baratz » soit le plus correct, en Pays Basque, pour désigner les cercles de pierres de nos montagnes, nous avons repris le terme de « cromlech » utilisé par nos devanciers, afin de préserver, dans ce travail, une certaine continuité dans la dénomination des monuments.
.NB : Les localisations des monuments ont été réalisées avec le logiciel « Carto-Explorer » et sont exprimées en coordonnées Lambert II étendu NTF, identiques à celles des cartes IGN Série Bleue au 1/25 000.
D’autres localisations, plus récentes, l’ont été avec le logiciel « Rando-Explorer, » et sont exprimées en degrés décimaux